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La dépression affecterait l’odorat
La dépression affecterait l'odorat
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15 novembre 2012 | 4 commentaires
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Patrick Rollo, 495 articles (Rédacteur)

Patrick Rollo

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La dépression affecterait l’odorat

La dépression affecterait l'odorat

Selon une étude menée par l’Université François-Rabelais de Tours, les personnes en dépression sévère développeraient des problèmes d’odorat. Plus exactement, ces dernières seraient incapables de différencier les bonnes odeurs des mauvaises. L’altération de l’odorat serait-elle en passe de devenir l’un des marqueurs de cette maladie ? Pour les chercheurs il pourrait s’agir d’une avancée non négligeable, dans la mesure où les connaissances sur la dépression, qui touche 10 à 15% de la population française, sont encore minces.

C’est une découverte inattendue qui a été faite par les scientifiques de l’Université François-Rabelais de Tours. Elle concerne les personnes atteintes de dépression sévère. Selon Catherine Belzung, coauteur de cette étude, si ces dernières « ont des difficultés à expérimenter les plaisirs » (ça, on s’en doutait), « leur zone du cerveau impliquée dans la sensation agréable provoquée par des odeurs présente des dysfonctionnements ». Plus exactement, les grands dépressifs auraient des problèmes d’odorat qui les empêcheraient de sentir des odeurs agréables telles que la vanille ou la cannelle.
 
Cette découverte pourrait d’ailleurs permettre aux médecins de diagnostiquer une rechute chez un patient. L’étude a pu être effectuée grâce au concours de deux groupes d’individus : 18 personnes (hommes et femmes) toutes atteintes par une dépression sévère, et 54 personnes en parfaites santé. Les "cobayes" ont fait l’objet de différents tests d’odorat. Parmi les huit senteurs proposées figuraient des odeurs plaisantes, désagréables ou mélangées, et il fut demandé aux personnes se prêtant à l’expérience de les classer. C’est là que fut établi le constat : Les dépressifs eurent de grandes difficultés à distinguer une bonne odeur d’une mauvaise (reléguant la vanille, l’amande et la cannelle parmi les mauvaises odeurs), alors que les bien portants ont obtenu des résultats bien meilleurs.
 
Même après la prise d’antidépresseurs, les troubles olfactifs ont persisté chez les patients traités pour dépression. Les chercheurs vont dès à présent se pencher sur la question de savoir si le trouble de l’odorat est spécifique de la dépression ou s’il est également présent chez les patients atteints d’autres affections psychiatriques et neurologiques.
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Commentaires
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par desabuse (IP:xxx.xx8.80.183) le 16 novembre 2012 a 19H10
desabuse (Visiteur)

Marrante, cette découverte. Et pour les employés des hôpitaux psychiatriques, l’avantage est qu’ils peuvent lâcher leurs flatulences sans retenue.

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par clostra (IP:xxx.xx4.248.2) le 16 novembre 2012 a 20H03
clostra (Visiteur)

Peut-on retourner la question en disant que les troubles de l’olfaction provoquent la dépression ? puisque ces troubles persistent sous traitement antidépresseur.

Tous les dépressifs ont-ils ce genre de trouble ? et d’autres associés à la perception de l’environnement ?

question

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par desabuse (IP:xxx.xx8.80.183) le 16 novembre 2012 a 22H39
desabuse (Visiteur)

Très juste vu qu’avec des troubles de l’olfaction, on ne se sent pas bien.

1 vote
par clostra (IP:xxx.xx4.158.43) le 17 novembre 2012 a 10H57
clostra (Visiteur)

Voilà bien le "ça" qui s’invite au festin des odeurs ! qu’on se le dise et trouve une autre formulation du mal-être...la "dépression des sens" ?

Tiens ça me fait penser à quelque chose d’invraisemblable (alors que j’allais proposer "avis de tempête" : c’est ce que dit mon baromètre lorsqu’il est en dépression extrême) et que ça me paraissait très bête, car la dépression serait plutôt "le calme plat, trop plat, sans saveur" : l’aiguille de mon indicateur de tendance barométrique est restée "tel quel" (ie je ne l’ai pas bougé) depuis ce fameux jour où mon baromètre est descendu si bas, avec la mention "vents violents" et que regardant mon environnement, j’ai constaté le calme plat, pas un vent, pas un souffle...

La "chose" est partie sans aucune modification des conditions météorologiques pouvant faire penser que mon immeuble avait été au centre du cyclone...

ça alors ça !