Des steaks hachés seraient à l’origine de l’hospitalisation de quatre enfants à Bordeaux la semaine dernière. Et en ce 25 juin, trois d’entre eux demeuraient alités à l’hôpital Pellegrin de Bordeaux. Les autorités sanitaires ont indiqué qu’au vu des résultats des recherches bactériologiques l’un des enfants au moins est infecté par la bactérie pathogène Escherichia coli (E.coli) de type O157. En remontant la piste, il a été établi que tous avaient consommé des steaks hachés frais produits à la Société des viandes élaborées (Saviel) d’Estillace, dans le Lot-et-Garonne. France 3 Aquitaine, reprenant une information de l’Agence régionale de santé (ARS), a de son côté révélé que l’une des victimes, une petite fille de huit ans, est en réanimation pédiatrique, dans un « état sévère, mais stable ». Les deux autres enfants, un garçon de 14 ans et une fillette de deux ans, sont pris en charge dans un service de néphro-pédiatrie, et leur état s’améliore.
Par mesure de précaution, une alerte sanitaire a été lancée. Ces enfants avaient consommé des steaks hachés dans deux magasins différents, en Gironde et dans les Pyrénées-Atlantiques. Ce qui a amené les enseignes Intermarché et Netto, qui ont vendu cette viande dans 16 départements du sud-ouest, à retirer les lots suspects de leurs rayons dès le 23 juin.
Portant une date limite de consommation fixée au 15 juin, ces barquettes ont été vendues sous les marques Jean Rozé, Netto et Top Budget. Les personnes qui ont congelé ces steaks depuis sont invités à les rapporter à leur point de vente. Le communiqué fourni par les magasins, et supervisé par l’ARS, précise que les bactéries peuvent entraîner des diarrhées parfois sanglantes, des douleurs abdominales et des vomissements, assortis ou non d’une fièvre. Ces symptômes, qui peuvent dans certains cas être suivis de complications rénales sévères, notamment chez les enfants, se déclarent généralement dans la semaine qui suit la consommation de produits contaminés. La cuisson à cœur (qui fait disparaître la couleur rosé) permet habituellement de prévenir les conséquences de cette contamination. Pour rappel, la bactérie E.coli avait entraîné une vague de décès en Europe et en Amérique du nord l’an dernier.