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L’INPES lance une campagne contre l’alcoolisme au quotidien
L'INPES lance une campagne contre l'alcoolisme au quotidien
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10 mars 2011
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INPES, 32 articles (Rédacteur)

INPES

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L’INPES lance une campagne contre l’alcoolisme au quotidien

L'INPES lance une campagne contre l'alcoolisme au quotidien

« Boire un peu trop tous les jours, c’est mettre sa vie en danger » : L’Inpes lance une nouvelle campagne de communication pour sensibiliser les buveurs réguliers à leur consommation d’alcool. Diffusée du 13 mars au 6 avril 2011 sur les chaînes hertziennes et de la TNT, elle a pour objectif de faire prendre conscience qu’un usage quotidien excessif d’alcool n’est pas anodin.
En effet, au-delà des phénomènes de dépendance et d’ivresse, une consommation inscrite dans les habitudes de vie peut être excessive et avoir des conséquences sur la santé à long terme. Le spot télé est complété par des bannières web qui invitent à l’auto-évaluation de sa consommation grâce à un outil développé sur le site alcoolinfoservice.fr. Il oriente aussi le public vers la ligne Écoute alcool (0 811 91 30 30).

Les Français continuent à penser que les principaux risques liés à l’alcool restent provoqués par les accidents de la route ou les violences engendrées par une trop forte alcoolisation :

  • « 85% des Français estiment que les accidents de la route et les violences sont les principaux risquent liés à l’alcool » ;
  • « 58% des Français considèrent qu’on meure d’avantage d’un accident de la toute lié à l’alcool que d’une consommation de plus de quatre verres par jour » ;
  • « moins de 13 % des Français disent craindre les maladies liés à l’alcool ».

(Données issues du Baromètre santé 2005).

Pourquoi s’adresser au buveur régulier excessif ?

En réalité, les problèmes de santé liés à l’alcool ne touchent pas que les personnes dépendantes ; ils concernent aussi celles qui maîtrisent leur consommation. Selon les différents Baromètres santé de l’Inpes, la tendance inscrite depuis 2000 montre que plus les hommes consomment régulièrement de l’alcool, plus ils ont tendance à en minimiser les conséquences et à écarter le risque pour eux-mêmes, en définissant la consommation à risque pour la santé à un niveau supérieur à leur propre consommation. Ce public des buveurs réguliers excessifs ne se sent pas concerné. Il est donc difficile à sensibiliser car non seulement il a une moins bonne connaissance des repères de consommation, mais aussi une tendance à minimiser sa consommation et à sous-estimer les dangers de l’alcool sur le long terme. Or une personne qui consomme de l’alcool de façon régulière et excessive (à partir de 21 verres par semaine pour les hommes et de 14 pour les femmes) augmente ses risques de développer de nombreuses maladies : cancers, maladie du foie (cirrhose), problèmes cardiovasculaires et digestifs, ainsi que des troubles psychiques comme la dépression et l’anxiété.
En France, cette consommation régulière ou quotidienne d’alcool (c’est-à-dire hors ivresses ou consommation ponctuelle importante) est presque inexistante avant 40 ans (3,4 % des 15-39 ans). Elle concerne en revanche 16,6 % des 40-75 ans, plus d’un quart des hommes (25,1 %) et moins d’une femme sur dix (8,7 %). Même si cette tendance est à la baisse, du fait d’une génération de buveurs quotidiens plus âgée, la consommation régulière apparaît encore fortement liée au sexe et augmente avec l’âge, en particulier après 40 ans.

La journée ordinaire d’un quadra

Afin de s’adresser plus spécifiquement à ce consommateur excessif d’alcool « qui s’ignore », le film télévisé de 30 secondes de la nouvelle campagne de l’Inpes met en scène la journée banale d’un homme d’une quarantaine d’années. On suit ce personnage sympathique, au déjeuner avec des collègues, au café avec des amis après le travail et enfin le soir, rentrant à son domicile retrouver femme et enfants. Sa consommation d’alcool, inscrite dans son quotidien (vin au restaurant pour le déjeuner, bière au bar en fin d’après midi et alcool fort le soir à son domicile), paraît faussement anodine... Le spot souligne que même si nous n’en avons pas conscience, le cumul de ces consommations régulières d’alcool peut avoir des effets sur notre santé à long terme. Ceci est illustré dans le film par le « tic-tac » d’un compte à rebours qui devient de plus en plus fort à chaque verre bu. Le spot se conclut par le message « Boire un peu trop tous les jours, c’est mettre sa vie en danger ».

Les dispositifs d’aide proposés

Après avoir alerté sur les risques, le spot renvoie vers deux dispositifs d’information, d’aide et d’orientation : Alcoolinfoservice.fr et Écoute alcool.
La campagne web (sur des blogs, les sites Facebook, Le Monde, Le Figaro, MSN, etc.) diffusera du 13 mars au 14 avril des bannières avec les messages « Combien avez-vous bu de verres aujourd’hui ? » ; « Savez-vous si votre consommation d’alcool présente un risque pour votre santé ? » ; « Évaluez votre consommation en quelques clics sur www.alcoolinfoservice.fr&amp....

Pour en savoir plus

  • Alcoolinfoservice.fr, le site internet de référence sur l’alcool et la santé lancé en avril 2010. Il propose une information exhaustive sur l’alcool et ses effets, des conseils adaptés en fonction de son mode de vie, un quizz « vrai-faux » et l’alcoomètre. Pour faciliter la navigation, une entrée par profil de consommation (quotidienne, festive, femme enceinte, consommation problématique, etc.) est prévue.
    • L’alcoomètre est un outil interactif scientifiquement validé d’auto-évaluation de la consommation d’alcool, pratique pour tous ceux qui désirent faire le point. Il reprend une version adaptée du test AUDIT. Ce dernier permet à chacun de déterminer si sa consommation peut avoir des effets néfastes sur la santé. Si les résultats concluent à une consommation excessive, les risques sont exposés au moyen d’exemples concrets (irritabilité, problèmes sociaux, troubles digestifs, perte de mémoire, etc.). Ils indiquent les moments pendant lesquels la consommation d’alcool est trop importante (le week-end, au cours de soirées arrosées, etc.). Enfin, l’analyse propose des recommandations personnalisées correspondant aux pratiques et aux risques identifiée (éviter de boire plus de 4 verres standards en une seule occasion ou s’abstenir de boire au moins un jour par semaine, etc.).
    • Un suivi sur mesure pour réduire sa consommation
      Pour accompagner les personnes souhaitant diminuer leur consommation, Alcool Info Service propose un programme interactif et facile d’utilisation en 3 étapes :
      1. un bilan sur ses motivations et ses craintes liées à la décision de moins boire ;
      2. une analyse de ses habitudes de consommation ;
      3. la fixation d’un objectif réaliste de réduction de sa consommation.
      Afin d’inscrire la démarche de l’utilisateur dans la durée, ce dernier peut activer une fonction de rappel l’invitant à se reconnecter régulièrement au site pour faire le point.
    • Pour les personnes alcoolodépendantes et leur entourage
      L’onglet « Se faire aider » présente les professionnels, les structures, les associations et les groupes d’entraides spécialisés en addictologie ou alcoologie ainsi que des liens permettant d’y accéder.
    • La rubrique pour « Tout savoir sur l’alcool »
      Afin de s’adapter au besoin d’information de chacun, des animations et un quizz donnent accès en quelques clics à une information synthétique et à quelques repères clés sur l’alcool et la santé ; où à l’inverse permettent de télécharger des fiches d’information complètes et détaillées.
  • La ligne Écoute alcool (0 811 91 30 30)
    Confidentiel et anonyme, ce service a pour objectif d’informer, de soutenir, de conseiller les personnes en difficulté avec l’alcool ainsi que leurs proches. Des écoutants formés aident les appelants à développer leur autonomie, éclairent leurs choix, favorisent leur réflexion, orientent vers des professionnels, adresses des structures spécialisées en alcoologie (prévention, soins, etc.) par département ou par région. Ils répondent aux appels du public 7 jours sur 7, de 8 h00 à 2h00 du matin (coût d’un appel local depuis un fixe).
  • Outils pour professionnels de santé
    Comment aborder la question de l’alcool avec un patient ? Comment repérer les consommateurs excessifs ? Quels conseils donner aux personnes (patients, entourage) ? Pour aider les professionnels de santé dans cette démarche, l’Inpes mets à leur disposition deux outils.
    • Intervention auprès des consommateurs excessifs d’alcool - Repères pour votre pratique.
      Ce document répond de manière synthétique aux principales questions que les professionnels de santé peuvent se poser dans leur pratique au quotidien.
    • Alcool. Ouvrons le dialogue
      Ce kit permet de mener une démarche éducative complète. Il comprend une affiche pour la salle d’attente, un guide pour le médecin et deux livrets à remettre au patient (le premier pour faire le point et le second pour construire un projet de diminution de sa consommation).
INPES
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Mots-clés :
Risques Alcool