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L’hygiène intime de la douceur
L'hygiène intime de la douceur
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5 août 2013
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Bien-être et santé, 172 articles (Magazine Santé)

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L’hygiène intime de la douceur

L'hygiène intime de la douceur

La flore vaginale est la meilleure protection contre les agressions extérieures. Des toilettes intimes excessives la déséquilibrent et favorisent paradoxalement les infections.

En dépit de l’abondance des sources d’information, le sujet est encore un peu tabou et les femmes connaissent mal leurs organes génitaux externes, autrement dit la vulve et les éléments qui la composent.

Les grandes lèvres, qui protègent le vagin contre les agressions microbiennes et contribuent à maintenir son humidité.

Les petites lèvres qui enserrent en avant le clitoris.

Le méat urinaire par où s’écoule l’urine.

L’entrée du vagin, couloir élastique de 8 à 12 cm de long, partiellement fermé par l’hymen, reliant la vulve à l’utérus.

Les parois du vagin sont souples, élastiques et humides, et ce sont ces propriétés qui lui permettent de s’élargir et de s’allonger lors des rapports sexuels ou de se dilater au moment de l’accouchement. Au fond, un coussinet arrondi fermé : le col de l’utérus. Les tampons qui sont introduits dans le vagin ne risquent donc pas de se perdre à l’intérieur, mais ils peuvent être à l’origine d’une infection. Comme toutes les cavités naturelles et les muqueuses, bouche, nez, intestin… le vagin n’est pas un milieu stérile mais pullule de bactéries, germes et levures. C’est ce que l’on appelle la flore microbienne vaginale. Ces micro-organismes inoffensifs constituent un véritable écosystème qui protège le vagin contre les germes agressifs responsables d’infections.

Protéger ou restaurer la flore vaginale

Préserver les défenses naturelles

Certaines bactéries appelées lactobacilles fabriquent de l’acide lactique qui y maintient une acidité (pH) normale empêchant la prolifération des germes microbiens les plus fréquents. D’autres bacilles produisent un puissant antiseptique qui détruit les germes toxiques. D’autres encore se collent à la muqueuse vaginale, formant un biofilm lisse qui empêche certains microbes de s’y attacher et de l’attaquer. Pour préserver ces capacités de défense du vagin, pas d’hygiène excessive. Le mieux est l’ennemi du bien ! Cela dit, la flore vaginale n’est pas exactement la même chez toutes les femmes, chez certaines la flore est très efficace pour protéger leur vagin alors que chez d’autres elle produit peu d’acidité ou peu d’antiseptiques, ou encore un biofilm de mauvaise qualité. Ces femmes sont donc plus exposées aux infections vaginales.

Éviter les causes de déséquilibre

Même une flore d’excellente qualité peut être agressée et ne pas suffire à repousser les envahisseurs, bactéries ou champignons tels que Candida albicans, qui prolifèrent et entraînent infections ou mycoses. Les causes de déséquilibre de la flore vaginale et d’altération du film hydrolipidique protecteur sont multiples.

Hygiène intime insuffisante ou excessive, savons et autres produits agressifs.

Perturbation hormonale due à une pilule inappropriée, à une grossesse ou bien après un accouchement, à la ménopause.

Certains médicaments, surtout les antibiotiques qui éliminent de très nombreux micro-organismes, y compris ceux de la flore vaginale, et les corticoïdes qui diminuent temporairement les défenses immunitaires ; et certaines maladies, cancer, sida…

Le port de vêtements synthétiques qui provoquent une macération, ou serrés frottant sur les muqueuses.

Soulager et hydrater

Une vaginite peut aussi être due à des microbes transmis par voie sexuelle ou, chez les femmes ménopausées, à une atrophie et une inflammation des muqueuses sans infection. Ou bien n’être qu’une réaction d’intolérance à des produits chimiques, gel douche, savon, lubrifiant. Dans tous les cas, les symptômes sont pénibles : brûlures, irritations, démangeaisons, douleurs pendant les rapports, écoulement abondant et blanchâtre, grisâtre ou jaunâtre… La solution courante : produits de soins adaptés à appliquer lors de la toilette intime pour soulager les irritations dues à une mycose, en accompagnement du traitement, ou pour hydrater et protéger en cas de sécheresse intime, ou pour rééquilibrer la flore. Une nouveauté pour restaurer l’équilibre naturel de la flore et, en traitement de fond, prévenir les mycoses récidivantes : un probiotique en capsules vaginales à base de Lactobacillus plantarum qui possède une très bonne capacité d’adhésion à la paroi vaginale.

Sophie Albanel

 


Conseils de pharmacien

- Pas de douche vaginale avec canule ou poire, même après un rapport sexuel. Injecter de l’eau à l’intérieur du vagin fait remonter les microbes présents à la surface de la peau et déséquilibre l’acidité vaginale.

- Limitez la toilette intime à la surface de la vulve et de la zone interfessière. Avec la main, surtout pas de gant de toilette, véritable nid à microbes, pas plus de deux par jour, même en cas de mycose.

- Pas de savon ni de gel douche trop décapants, mais un produit lavant doux au pH neutre, autour de 5, sans savon ni parfum, conçu pour l’hygiène intime. Rincez bien et séchez avec une serviette propre.

- Après un passage aux toilettes, essuyez-vous d’avant en arrière pour éviter que les germes n’entrent en contact avec la zone urogénitale.

- Changez de sous-vêtements, en textile naturel, chaque jour. Préférez la culotte ou le slip au string qui frotte et irrite la vulve. Évitez de porter toute la journée un jean ou un pantalon moulant.

- Ne gardez pas un maillot de bain mouillé longtemps, trop d’humidité favorise le développement des bactéries.

- Pendant les règles, changez tampons ou serviettes hygiéniques plusieurs fois par jour. Pas de protège-slip au quotidien qui assèche la vulve, puis l’intérieur du vagin. 


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Cet article est extrait en exclusivité du magazine Bien-être & Santé - Tous droits réservés
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Femmes Hygiène Vagin