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L’HEGP (AP-HP) veut appliquer la « check-list » à la lettre
L'HEGP (AP-HP) veut appliquer la « check-list » à la lettre
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30 novembre 2011
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Le Webzine de l'AP-HP, 323 articles (AP-HP)

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L’HEGP (AP-HP) veut appliquer la « check-list » à la lettre

L'HEGP (AP-HP) veut appliquer la « check-list » à la lettre

La semaine de la sécurité des patients est l’occasion, pour l’Hôpital européen Georges-Pompidou (AP-HP), de sensibiliser les professionnels et les patients à la bonne utilisation de la « check-list » au bloc opératoire. Des posters et des fascicules vont rappeler que sa bonne application permet de diminuer de 30 % le nombre de complications.

 

 

La « check-list » est un programme développé pour améliorer la qualité et la sécurité de la prise en charge des patients lors d’une intervention chirurgicale. Elle permet de vérifier des critères essentiels comme l’identité du patient, ses éventuels antécédents, le côté à opérer, la le matériel requis… Depuis janvier 2010, la Haute Autorité de santé (HAS) l’a inscrite dans le cadre de la certification des établissements de santé comme une pratique exigible prioritaire. La check-list fait partie des procédures que les professionnels de santé doivent suivre dans les blocs opératoires. Tout le monde le sait et tout le monde le fait. Mais lorsqu’on évalue cette pratique, on s’aperçoit qu’elle n’est appliquée dans les règles de l’art que dans 20 à 30 % des cas. Dans les règles de l’art, c’est-à-dire en respectant les trois phases de son utilisation : avant l’anesthésie, avant l’incision et à la fin de l’intervention. Le tout à haute voix, collectivement, en réponse aux questions précises du coordonnateur de la check-list (le plus souvent l’IBODE (Infirmier de bloc opératoire diplômé d’État). Pour le dire autrement, la check-list est trop souvent traitée administrativement, en cochant des cases. On sait pourtant — de nombreuses études le montrent — que son utilisation correcte permet de faire baisser le nombre d’erreurs ou de complications de 30 %.

Ce constat a conduit la direction de l’HEGP à mettre cette check-list au cœur de la semaine de la sécurité des patients, du 21 au 26 novembre. Avec un double enjeu : sensibiliser les professionnels et les malades. Dès le 21 novembre, un stand installé de 12 à 14 heures dans la rue hospitalière permet aux patients et aux soignants de s’informer sur le sujet au moyen, notamment, de supports d’information.

Côté professionnels, un poster expliquant le bien-fondé de la check-list a été apposé dans les vestiaires et les salles de repos des blocs, avec ce slogan : « Avec la check-list, on fait tous bloc ! » Un fascicule, conçu par la Haute Autorité de santé, plus détaillé, est distribué systématiquement au personnel. Enfin, à compter du 23 novembre, les IBODE appliqueront la nouvelle consigne « pas de check-list, pas de bistouri ». Ils refuseront de donner le bistouri au chirurgien si la check-list n’a pas été respectée dans les règles de l’art.

Les patients, eux, seront informés des conditions de sécurité dans lesquelles ils vont être opérés, et apprendront qu’ils sont des acteurs à part entière de l’intervention – ils devront par exemple, par deux fois, décliner leur identité. Un poster s’adressant directement aux usagers sera donc affiché dans les salles d’attente, et un fascicule de la HAS, spécialement rédigé à leur intention, leur sera remis par le chirurgien lors de la consultation, au moment où celui-ci doit les informer des risques que comporte une opération. Bien sûr, cette sensibilisation ne s’achèvera pas le vendredi soir : les posters resteront affichés et les fascicules continueront d’être distribués aux soignants comme aux patients.

Voir aussi la vidéo :

 

Check-list et parcours patient au bloc opératoire - illustration à l’hôpital Louis Mourier (AP-HP)

Dans le cadre de la semaine de la sécurité des patients, l’AP-HP a souhaité mettre l’accent, avec transparence, sur le fonctionnement de ses blocs et les actions qu’elle mène au quotidien pour assurer qualité de prise en charge et sécurité des patients.
>>> Voir le dossier de presse réalisé à l’occasion du point presse tenu le 24 novembre 2011 à la Pitié Salpêtrière – Fenêtres sur les blocs opératoires de l’AP-HP. Plus de qualité, de sécurité et de transparence au service des patients : la démarche d’excellence initiée à l’AP-HP.
Philippe Coupechoux
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