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L’AP-HP présent au colloque sur l’implication des usagers dans les hôpitaux
L'AP-HP présent au colloque sur l'implication des usagers dans les hôpitaux
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22 mars 2012
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Le Webzine de l'AP-HP, 323 articles (AP-HP)

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L’AP-HP présent au colloque sur l’implication des usagers dans les hôpitaux

L'AP-HP présent au colloque sur l'implication des usagers dans les hôpitaux

A l’occasion du dixième anniversaire de la loi du 4 mars 2002 sur les droits des malades, a eu lieu vendredi 9 mars à la Cité des sciences et de l’industrie de Paris le deuxième colloque national sur la participation des usagers dans les établissements de santé, trois ans après un colloque initial dont les résultats, en 2009, avaient laissé entrevoir de nombreux axes d’amélioration.

Afin de lancer le débat sur la place des usagers à l’hôpital, les résultats d’une enquête réalisée ces derniers mois auprès des principaux acteurs (professionnels de la relation avec les usagers dans les établissements, représentants des usagers et usagers eux-mêmes) dans 672 établissements ont été présentés.

Ce travail est le fruit des efforts conjugués des fédérations hospitalières (FHF, Fehap, FHP-MCO, Unicancer), de la Mutualité Française, de la Croix-Rouge Française, de l’Assistance Publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) ou encore de l’Association nationale des associations en milieu de santé (Anams), avec l’aide des Collectifs Interassociatifs sur la santé (CISS) régionaux.

S’il apparait que les représentants des usagers sont mieux intégrés au sein des établissements de santé, ils restent mal identifiés (seulement 23% des usagers connaissent leur existence et 14% savent quel est leur rôle et comment les contacter) et insuffisamment nombreux au sein des commissions des relations avec les usagers et de la qualité de la prise en charge (CRUQPC) où ils siègent.

Ces résultats mettent en lumière la nécessité, pour les établissements, de s’engager dans la voie d’une communication plus active sur le rôle de cette instance.Le fonctionnement de ces instances pourrait d’ailleurs être optimisé de manière, a minima, à se conformer à la règlementation : elles ne se réunissent pas assez souvent, et les représentants des usagers ne disposent pas toujours d’un accès direct aux réclamations, sans compter qu’ils manquent de moyens pour exercer leur mandat. En revanche, il faut souligner que la plupart des établissements (87%) se sont dotés d’une équipe dédiée à la relation avec les usagers qui assure un dialogue régulier avec leurs représentants. Ainsi, 80% des représentants des usagers déclarent participer à des groupes de travail internes et 68% des établissements déclarent avoir associé leurs représentants des usagers aux groupes d’auto-évaluation de la certification V2010. La majorité des établissements estiment que l’apport des représentants des usagers contribue à impulser une politique qualité dynamique et innovante.

L’étude s’est également intéressée à la mise en place de lieux d’accueil dédiés aux patients et/ou aux associations : depuis l’enquête initiale de 2009, le nombre de ces dispositifs a presque doublé (180 sur 2.500 établissements, contre 96 en 2009). A noter qu’ils ont surtout été recensés dans les hôpitaux publics, en particulier les CHU.

Diverses expériences innovantes ont été présentées à cette occasion, notamment les actions de la Maison d’Information en Santé de l’hôpital Bicêtre (AP-HP), structure d’accueil et d’information des patients atteints par le cancer ou le VIH-sida, en complémentarité et en lien étroit avec les prises en charge médicale et soignante. Largement ouvert vers la ville et les partenaires associatifs, ce dispositif propose une écoute et des orientations pour les patients désireux d’évoquer les diverses problématiques posées par la maladie dans leur vie quotidienne.

Enfin, une table-ronde consacrée à la thématique du patient acteur de sa santé a permis un intéressant temps d’échange sur l’apport de l’éducation thérapeutique, à partir d’un documentaire décrivant des expériences contrastées en matière de diététique dans des services de diabétologie. Le Pr Agnès Hartemann et deux diététiciennes de son service, à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière (AP-HP), ont pu témoigner de l’apport d’initiatives participatives et déculpabilisantes comme les ateliers collectifs d’éducation nutritionnelle.

La richesse des expériences présentées et des échanges ouvre déjà des pistes de réflexion pour un nouvel événement auquel l’Assistance Publique-Hôpitaux de Paris prendra toute sa part. Les actes du colloque seront prochainement publiés.

Anne-Claude Le Voyer
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