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Journée nationale « anorexie, boulimie » : les cliniques psychiatriques mobilisées
Journée nationale « anorexie, boulimie » : les cliniques psychiatriques mobilisées
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19 juin 2012 | 1 commentaires
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Cliniques et Hôpitaux Privés, 21 articles (Rédacteur)

Cliniques et Hôpitaux Privés

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Journée nationale « anorexie, boulimie » : les cliniques psychiatriques mobilisées

Journée nationale « anorexie, boulimie » : les cliniques psychiatriques mobilisées

L’anorexie mentale concernerait 1% des adolescentes. Mal soignée, elle peut être responsable de nombreux désordres physiques et psychologiques. L’Union Nationale des Cliniques Psychiatriques (UNCPSY) plaide pour une prise en charge globale de cette une maladie pour laquelle l’entourage est partie prenante. Pour les psychiatres affiliés, « offrir aux patient(e)s des soins adaptés, qui incluent thérapie psychiatrique, ateliers sur les comportements alimentaires, et travail de fond avec l’entourage, permet de traiter la maladie à ses racines et limite les risques de rechute ».

« Les proches doivent comprendre que leur mode relationnel avec le patient peut être pathogène »

Si les symptômes de l’anorexie mentale sont d’abord physiques, les causes en sont principalement mentales. L’hospitalisation en clinique psychiatrique offre aux patient-e-s une prise en charge globale en trois étapes : le développement de l’activité physique, la réintégration de certains aliments, et le travail de fond avec l’entourage. À la clinique du Littoral (62), le docteur Frédéric Lefebvre, psychiatre, rencontre au moins une fois toutes les 3 semaines les proches de ses patient(e)s pour des séances particulières : « Si l’entourage n’est pas responsable de la maladie, il doit comprendre que son mode relationnel avec le patient peut être pathogène ».

Le docteur Édouard Carrier, psychiatre et président de la clinique Saint-Vincent-de-Paul (69, Lyon), organise des groupes de soutien psychologique parentaux : « Les parents sont d’abord vus en entretien par un psychiatre qui ne s’occupe que d’eux et ne connaît pas la patiente. Il leur propose ensuite d’intégrer un groupe homogène de 10 à 12 personnes, réunis toutes les deux semaines. Il s’agit d’un espace de libre échange où chacun peut partager son angoisse et libérer sa culpabilité, avec l’aide d’un professionnel  ».

L’implication du patient dans son traitement passe par un contrat signé

Les prises en charge en clinique psychiatrique prennent en compte tous les paramètres, physiques et psychologiques, pour assurer un traitement efficace. Le patient – la patiente, dans 90% des cas – signe un contrat de soins avec son référent au sein de l’établissement, qui assure un suivi personnalisé tout au long du traitement, en moyenne 3 mois. Ce contrat, discuté et signé avant l’hospitalisation, met noir sur blanc selon le profil du patient un objectif de poids à atteindre à un terme déterminé.

À la clinique Saint-Vincent-de-Paul, un psychiatre de l’équipe du docteur Carrier reçoit chaque patient en amont de la prise en charge pour un entretien motivationnel afin de « s’assurer de sa motivation. Le traitement de l’anorexie ne peut pas se faire uniquement pour “faire plaisir aux autres“, il faut une implication totale de la patiente ».

À la clinique du Littoral, « sur toute la durée de la prise en charge, chaque patient(e) est suivi par un psychiatre et un psychologue fixes, dits “référents“. En coordination avec l’équipe pluridisciplinaire – infirmiers, ergothérapeute, professeur de sport... – ils accompagnent le patient(e) vers la réussite de son contrat. Pour que le traitement soit efficace et afin d’éviter les rechutes une fois le séjour en clinique arrivé à son terme, il est essentiel que les patients intègrent et s’approprient les progrès réalisés » explique le docteur Frédéric Lefebvre.

D’origine psychique, les troubles de conduites alimentaires ont en commun, sous-jacent aux perturbations alimentaires, des désordres dans la perception de l’image du corps. Si l’anorexie signifie une perte ou diminution de l’appétit, l’anorexie mentale correspond au refus de s’alimenter, lié à un état mental particulier souvent dû aux mutations du corps de l’adolescent, perçues comme troublantes.

L’anorexie mentale se développe dans un contexte particulier, propre à un certain niveau de développement économique. Cette exclusivité tend cependant à s’estomper : on l’observe aussi dans les pays en voie de développement économique, essentiellement dans les classes favorisées ou occidentalisées. Quasi inexistante dans les pays où le corps est caché, cette affection est en augmentation dans les pays où le corps est « affiché » et où la « minceur » fait figure d’idéal.

L’âge de survenue connaît deux pics : l’un plutôt au début de l’adolescence, contemporain de la puberté (12-14 ans), l’autre plus tardif (18-20 ans). Les formes prépubertaires (9-11 ans), voire avant, semblent en augmentation.

Plus d’informations sur le site Internet de l’UNCPSY : http://www.uncpsy.fr/prise-en-charge/pathologies/troubles-conduites-alimentaires-ladolescent

Un financement inadapté des structures de prise en charge

La prise en charge d’un patient atteint d’anorexie mentale nécessite en moyenne 90 jours d’hospitalisation. Les cliniques psychiatriques ne facturent aucun dépassement d’honoraire pour les soins médicaux dispensés et seul reste éventuellement à la charge de l’assuré ou de sa mutuelle le supplément pour une chambre particulière. Mais, souligne le docteur Frédéric Lefebvre, « les mutuelles restent frileuses à l’égard de la psychiatrie et s’engagent rarement au-delà de 30 jours, soit un tiers du temps d’hospitalisation nécessaire ! L’Assurance-maladie n’est pas à la hauteur non plus face à l’enjeu sanitaire que représente l’anorexie mentale au niveau national. Comme pratiquement pour toutes les pathologies soignées par les cliniques privées, cette pathologie est insuffisamment rémunérée au regard de l'engagement de notre établissement, de l'implication de son personnel et de l'expertise de ses médecins. D’autant que malgré plusieurs annonces officielles, le secteur attend toujours l’instauration d’une tarification à l’activité en psychiatrie qui rendrait pertinente l’adaptation des prix à la lourdeur des soins ».

- Les Cliniques et Hôpitaux Privés -

POST-SCRIPTUM

  • À propos de l’UNCPSY

    Espace dynamique d’échange et de réflexion sur la prise en charge de la santé mentale et son devenir, l’UNCPSY, syndicat affilié à la Fédération de l’Hospitalisation Privée, concourt à la performance continue et homogène des 162 cliniques psychiatriques de France. Au cœur des enjeux de santé, ce syndicat professionnel œuvre également à représenter les cliniques psychiatriques privées et à garantir leurs missions de santé publique dans le système global de la psychiatrie.

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Mots-clés :
Hôpital Boulimie Anorexie
Commentaires
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(IP:xxx.xx1.70.211) le 19 juin 2012 a 11H53
 (Visiteur)

Comme d’habitude, aucun mot sur l’enfance des patients, comment ils ont été traités, sur le fait que ces dérèglements résultent d’un abus dans la petite enfance, et par contre toujours des demandes pour avoir plus d’argent, comme si les patients étaient une tirelire pour les médecins avide de pouvoir et non de compétences : http://www.alice-miller.com/article...