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Journée mondiale de la lèpre : le défi est toujours d’actualité
Journée mondiale de la lèpre : le défi est toujours d'actualité
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28 janvier 2013 | 2 commentaires
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Patrick Rollo, 495 articles (Rédacteur)

Patrick Rollo

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Journée mondiale de la lèpre : le défi est toujours d’actualité

Journée mondiale de la lèpre : le défi est toujours d'actualité

A l’occasion de la 60ème journée mondiale des lépreux, qui vient de se clôturer, de nombreuses associations ont rappelé que le lépreux est un malade guérissable, et qu’il est important de lui venir en aide. Si la lèpre a été éradiquée de 119 pays, ce sont tout de même 250 000 nouveaux cas qui sont dépistés chaque année. Comme le souligne l’Ordre de Malte, « Toutes les deux à trois minutes, la lèpre frappe une personne dans le monde ». Et dans son combat contre la maladie, la Fondation Raoul Follereau redouble d’efforts pour collecter des fonds.

La lèpre, également appelée "maladie de Hansen" est une maladie infectieuse chronique due la bactérie Mycobactérium leprae (qui est proche de l’agent responsable de la tuberculose identifiée par le Norvégien Gerhard Armauer Hansen en 1873). Connue depuis l’antiquité et peu contagieuse, la lèpre affecte les nerfs périphériques, la peau et les muqueuses tout en engendrant des infirmités importantes. Selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), la lèpre a été dépistée sur 219 075 nouveaux individus dans l’année. Ce chiffre englobe 125 513 cas de multibacillaires, 12 225 personnes développant une incapacité de niveau 2 et 20 200 enfants. Les régions les plus touchées sont les territoires les plus pauvres de l’Asie du sud-est, de l’Afrique ou encore de l’Amérique.

Mais fini le temps était incurable, et où ses victimes étaient exclues systématiquement dans des léproseries suite à une prophylaxie. La maladie est désormais mieux connue (bien que sa transmission revêt encore un certain mystère). Le microbiologiste britannique Stewart Cole, spécialiste de la lèpre, le concède : « Il y a eu de nombreux progrès dans le traitement et la maîtrise de l’épidémie. 16 millions de malades ont été traités par polychimiothérapie (PCT) et guéris ». Le traitement en question, qui contient trois antibiotiques, est proposé par l’OMS dans les pays pauvres. Venant à bout du bacille, le traitement permet au malade de guérir en l’espace de six à douze mois, en fonction de la gravité.

Le Docteur Christian Johnson, médecin conseil de la Fondation Raoul Follereau, mise sur pied en 1968 pour lutter contre la lèpre, met toutefois en garde : « La bataille est loin d’être gagnée. En cas de relâchement des efforts entrepris, la maladie peut émerger à nouveau dans les 20 prochaines années ». Et c’est bien pourquoi la Fondation Raoul Follereau, aux côtés de l’Ordre de Malte, s’investit dans la Journée mondiale des lépreux (JML). Venant de s’achever, les manifestations ont eu lieu cette année les 25, 26 et 27 janvier. A cette occasion, près de 25 000 bénévoles ont collecté des dons dans le but d’aider au dépistage et à la réinsertion des lépreux. Et une annonce est venue éclaircir le tableau. Selon le médecin béninois Roch Christian Johnson, « une équipe américaine de Seattle travaille actuellement à un projet de vaccin et va demander l’autorisation pour un tout premier essai de phase 1 ».

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Commentaires
4 votes
par carmina (IP:xxx.xx8.98.245) le 29 janvier 2013 a 13H08
carmina (Visiteur)

Le vatican a t il besoin de sous ?....

"Détournement de l’argent récolté par l’association Raoul Follereau vers le Vatican L’association Raoul Follereau, qui organise des collectes lors de "La journée des lépreux" pour lutter contre la lèpre dans les pays du tiers monde, a montré sa conception très spécifique de la charité. En application de l’adage qui dit qu’on ne prête qu’aux riches, c’est en toute logique que la fondation va plus loin en donnant chaque année une somme de 100000 francs (15245 euros) au pape personnellement. Très professionnellement, Le Canard Enchaîné, qui a révélé l’affaire, a alors demandé quelques éclaircissements au Vatican. C’est avec humour que le journal désespère de recevoir une réponse dans son édition du 9 janvier 2002 : "En raison de nos délais de publication, nous l’avions prié de nous répondre avant le lundi 7 janvier 12 heures. Mais à l’angelus de midi le Vatican restait toujours sans voix".

Source : Le Canard Enchaîné 2 janvier 2002

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par ndong (IP:xxx.xx4.60.184) le 31 janvier 2013 a 18H14
ndong (Visiteur)

Désolè ! ce n’est pas l’afrique seulement : c’est triste !