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"J’ai la gale ou quoi ?" : Quand les urgences ont l’air d’un guichet de métro
"J'ai la gale ou quoi?" : Quand les urgences ont l'air d'un guichet de métro
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29 juin 2011
Auteur de l'article
Docteur David Vincent, 74 articles (Médecin généraliste)

Docteur David Vincent

Médecin généraliste
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"J’ai la gale ou quoi ?" : Quand les urgences ont l’air d’un guichet de métro

"J'ai la gale ou quoi?" : Quand les urgences ont l'air d'un guichet de métro

Une de mes quinquagénaires s’est réveillée un matin avec des vertiges et des nausées importantes. Elle a appelé le SAMU qui l’a transportée à l’hôpital où il a été diagnostiqué une crise de vertiges aigüe. La patiente m’a relaté son passage aux urgences : "ils ne m’ont même pas touchée docteur, peut-être étais-je atteinte d’une maladie contagieuse !"
Puis elle a consulté un ORL comme conseillé. Celle-ci a préconisé un scanner cérébral.

Je l'ai reçue et ai retrouvé sur le scanner une tâche pouvant correspondre à un AVC ( accident vasculaire cérébral) et en l'examinant j'ai retrouvé une pupille peu réactive gauche et une diminution de sensation dans l'hémicrâne droit (hémiparésie). Bref : direction un autre hôpital.
Là, un neurologue lui a fait un examen de pied en cap "ce n'est pas un nouvel AVC madame, sans doute autrefois y a-t-il eu quelque chose...".
 
Ce n'était qu'un vertige, mais que de stress pour cette patiente qui ne s'est pas sentie du tout managée par le premier hôpital ! Et un AVC en prime manqué, mais quand ?
Ce n'est pas la première fois que l'on me raconte qu'aux urgences on ne fait plus d'examen clinique complet. Un de mes patients ambulancier a tenté une explication car lui aussi a remarqué ce fait : "manque d'effectif", un autre patient pompier m'a raconté le malaise qu'il avait quand il se trouvait au chevet d'un patient puis télephonait pour le transfert : le médecin au bout du fil ne prenait pas en compte son premier bilan, sauf : urgence ou domicile.
 
Il faudrait tout simplement je crois, retrouver l'amour de son travail, la joie de faire le bon diagnostic pour adapter le traitement le plus adéquat ; c'est tout un art et j'ai l'impression que toute une vie ne suffira pas pour faire le tour de la médecine.
Docteur Vincent
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