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Infarctus : au-delà de 60 ans, les femmes plus vulnérables que les hommes…
Infarctus : au-delà de 60 ans, les femmes plus vulnérables que les hommes…
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13 janvier
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Camille

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Infarctus : au-delà de 60 ans, les femmes plus vulnérables que les hommes…

Infarctus : au-delà de 60 ans, les femmes plus vulnérables que les hommes…

Depuis dix ans, le nombre d’infarctus du myocarde a diminué chez les hommes. Dans le même temps, il a augmenté chez les femmes. Et il continue même à progresser…

Pendant longtemps, les femmes ont été protégées des maladies cardiovasculaires grâce à leurs hormones naturelles, les œstrogènes. Ces maladies apparaissaient chez elles en moyenne 10 ans plus tard que chez l’homme. Mais l’évolution des modes de vie est en train de modifier les choses en profondeur. On observe chez les femmes un fort développement des facteurs de risques : tabac, consommation d’alcool, manque d’exercice physique, alimentation déséquilibrée, surpoids, stress grandissant, précarité… Ils réduisent l’effet protecteur des œstrogènes naturels.

> Le tabac : depuis les années 70, les jeunes filles fument plus tôt et plus fréquemment. C’est d’autant plus préoccupant que le risque associé au tabac est plus important chez la femme que chez l’homme et ne dépend pas de l’âge : une consommation de 3 à 4 cigarettes par jour multiplie par 3 le risque d’accident cardiovasculaire ! Avant 50 ans, plus d’un infarctus sur 2 chez la femme est lié au tabac. Son arrêt total permet de réduire ce « sur-risque » d’un tiers à 2 ans et totalement à 5 ans.

> D’un point de vue anatomique, les artères des femmes sont plus fines et se bouchent plus facilement. Elles sont aussi plus sujettes aux contractions brutales (spasmes), ce qui peut perturber le débit du sang dans les artères coronaires qui nourrissent le cœur.

> Ne pas avoir d’activité physique, double le risque cardiovasculaire. Près de 40 % de la population française a une activité physique insuffisante, avec une proportion plutôt plus élevée chez les femmes. Au-delà de 60 ans, l’exercice physique est encore plus indispensable...

> L’élévation du LDL cholestérol (le mauvais) est plus fréquente chez les femmes de plus de 65 ans. Et un taux trop bas de HDL cholestérol (le bon) est un facteur de risque de maladie plus puissant chez elles.

> Le surpoids et l’obésité multiplient fortement le risque cardiovasculaire. Chez les femmes, la prise de poids est plus fréquente lors de la grossesse et de la ménopause.

> Le diabète chez les femmes, augmente le risque de mortalité cardiovasculaire de 3 à 7 fois, contre 2 à 3 fois chez l’homme, notamment parce qu’il réduit l’effet protecteur des œstrogènes naturels.

> Les facteurs psychologiques (anxiété, stress, dépression) génèrent un risque plus important de maladies cardiovasculaires chez les femmes, à cause d’un impact plus défavorable sur leur système nerveux autonome et sur la prise de poids. Ces facteurs sont insuffisamment pris en compte.

> Après 60 ans, l’hypertension artérielle est donc plus fréquente et plus sévère pour les femmes comparativement aux hommes. L’hypertension artérielle est le premier facteur de risque cardiovasculaire : elle multiplie fortement le risque d’AVC et d’infarctus du myocarde.

> Enfin, les femmes ne reconnaissent pas les signes annonciateurs de l’infarctus. Elles ne sont pas conscientes qu’il n’est pas réservé aux hommes… A force de leur avoir répété que les œstrogènes protégeaient leur système cardiovasculaire, elles sont moins attentives aux facteurs de risque sur lesquels elles pourraient elles-mêmes agir. Les femmes ont tendance à sous estimer les risques cardiovasculaires. Notamment, parce que certains signes peuvent passer inaperçus, car différents de ceux des hommes. Quand une femme ne se sent pas bien et présente un symptôme d’infarctus, son entourage met en moyenne une heure de plus que pour un homme avant d’appeler le numéro d’urgence. Une fois arrivée aux urgences, il y a encore en moyenne une heure de retard avant une prise en charge par un cardiologue. La maladie cardiovasculaire reste dans beaucoup d’esprits une affaire d’hommes et non de femmes.

SOURCES

  • apmnews
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