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Incontinence urinaire : une femme sur dix !
Incontinence urinaire : une femme sur dix !
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28 avril 2011
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Bien-être et santé, 172 articles (Magazine Santé)

Bien-être et santé

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Incontinence urinaire : une femme sur dix !

Incontinence urinaire : une femme sur dix !

Trois millions de femmes seraient victimes de cette maladie en France, avec des conséquences non négligeables en terme de qualité de vie.

L’incontinence urinaire se définit par une perte involontaire des urines, situation vécue comme invalidante et honteuse : 30 % seulement des patientes concernées consultent spécifiquement pour ce symptôme. Pourtant, les solutions existent…

Un symptôme, quatre formes
On décrit quatre types d’incontinence. Ce sont les trois premiers qui prédominent chez la femme.
· À l'effort, lors d’un effort physique, mais aussi en toussant, en riant ou en éternuant.
· Par impériosité : la fuite est précédée d’un besoin urgent et irrépressible d’uriner. Elle est secondaire à diverses maladies (infection urinaire, polype, calcul, inflammation vaginale, affections neurologiques).
· Mixte, par association des deux premiers.
· L’incontinence par regorgement est plus rare : la mauvaise évacuation de la vessie (secondaire par exemple à un fécalome) engendre un « trop-plein » constant, d’où les fuites.

Multiples facteurs favorisants
Sont reconnus comme facteurs favorisants : l’âge, la ménopause, les grossesses antérieures, les accouchements traumatiques (forceps, ventouses), la chirurgie gynécologique ou abdominale, l’obésité, l’activité physique intense, les infections urinaires à répétition, la constipation, le diabète, la toux chronique quelle qu’en soit la cause, les maladies neurologiques, les troubles cognitifs, certains médicaments (diurétiques, antidépresseurs, antipsychotiques, analgésiques morphiniques, antiparkinsoniens, psychotropes).
Sont également en cause les erreurs hygiéno-diététiques et de mode de vie, apports hydriques excessifs ou mal répartis dans la journée, abus d’alcool ou de café, tabagisme, port de charges trop lourdes, pratique de sports avec sauts.

Traitements spécifiques
Si les circonstances favorisant une incontinence sont nombreuses, certaines sont réversibles (médicaments, erreurs hygiéno-diététiques) ou peuvent bénéficier d’un traitement (infections urinaires, diabète, ménopause). L’incontinence urinaire d’effort est guérie, dans 90 % des cas, par la kinésithérapie (rééducation périnéale, électrostimulation) et des techniques chirurgicales spécifiques. L’incontinence par impériosité est surtout traitée par des médicaments et, en cas d’échec, par neuromodulation sacrée (dispositif qui délivre en continu des impulsions électriques indolores de façon à restaurer le contrôle de la miction), injections de toxine botulinique et en dernier par la chirurgie. Les solutions existent. N’ayez pas honte, osez briser les tabous, consultez !

Dr Daniel Le Courtois

 

Numéro Avril 2011

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Cet article est extrait en exclusivité du magazine Bien-être & Santé - Tous droits réservés

POST-SCRIPTUM

  • Bon à savoir
    Des recommandations pour le médecin généraliste

    C’est parce qu’elle est sous-diagnostiquée et sous-traitée, mais aussi parce que les patientes n’osent pas en parler que des recommandations ont été récemment émises* pour aider le médecin généraliste à dépister l’incontinence urinaire chez les femmes, même non-demandeuses, notamment lorsqu’elles consultent pour les motifs suivants : examen pré ou postnatal, demande de contraception, suivi de ménopause, troubles sexuels, toux chronique, diabète, constipation ou trouble de la fonction ano-rectale (perte de matières fécales, impossibilité de retenir les gaz), certificat de non-contre-indication à la pratique du sport, enfin atteinte neurologique.
    * HAS 2004

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