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HYPERACTIVITÉ VÉSICALE : OSEZ EN PARLER !
HYPERACTIVITÉ VÉSICALE : OSEZ EN PARLER !
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4 novembre 2014
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Bien-être et santé, 172 articles (Magazine Santé)

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HYPERACTIVITÉ VÉSICALE : OSEZ EN PARLER !

HYPERACTIVITÉ VÉSICALE : OSEZ EN PARLER !

Difficile et gênant de parler d’envies pressantes et fréquentes d’aller aux toilettes et de fuites urinaires… Mais il faut oser car il existe des solutions efficaces. Pas de fatalisme  !

Il y a problèmes urinaires et problèmes urinaires. L’hyperactivité vésicale (ou instabilité vésicale), qui touche 1 femme sur 6 et 1 homme sur 8, se manifeste par des besoins urgents d’uriner au point de devoir cesser toute activité pour se précipiter aux toilettes.

Urgenturies et fuites
Ces besoins pressants appelés urgenturies (contraction de «  urgence  » et «  uriner  ») sont ressentis alors que la vessie n’est pas complètement remplie, ce qui oblige à aller plus souvent «  au petit coin  » (plus de 8 fois par jour) et parfois la nuit. Si vous n’avez pas le temps d’aller aux toilettes, c’est la fuite urinaire garantie.
Ne pas confondre avec une incontinence urinaire d’effort. Comme le nom l’indique, dans ce cas les fuites sont provoquées par un effort physique, le port d’une charge lourde par exemple, mais aussi un simple accès de toux, un fou-rire ou un éternuement.

Médicaments et rééducation
Les facteurs favorisant ces symptômes si gênants au quotidien sont le plus souvent  :
le vieillissement  : sphincter, muscles du périnée et de la vessie sont moins souples, donc moins efficaces  ;
la grossesse  : le bébé pèse sur le périnée et la vessie  ; résultat  : au moins un tiers des femmes enceintes en souffre  ;
le surpoids et l’obésité  ;
les mauvaises habitudes  : trop boire d’un coup, trop de café, de coca ou d’alcool  ;
la constipation qui oblige à «  pousser  » et augmente ainsi la pression sur le périnée  ;
certains sports qui obligent à sauter et provoquent des à-coups qui fragilisent le périnée  : jogging, tennis…
Des exercices adaptés permettent de réapprendre à la vessie à fonctionner correctement  : contracter quelques secondes le périnée puis relâcher, même chose avec les muscles du vagin (mais pas les abdominaux en même temps).
Des médicaments, essentiellement des anticholinergiques antispasmodiques sont efficaces. À condition de bien respecter la posologie ! Il faut quelques semaines avant d’en ressentir les effets.

Sophie Albanel

CONSEILS DE PHARMACIEN
*Certains médicaments comme les diurétiques d’action rapide, les sédatifs, les neuroleptiques et les antiparkinsoniens favorisent l’incontinence urinaire.
*Buvez moins de café ou de thé car ils irritent les parois de la vessie et peuvent provoquer des contractions inappropriées. L’alcool aussi. Buvez régulièrement tout au long de la journée mais évitez de boire beaucoup après 18 heures.
* Ne forcez pas sur le périnée en urinant  ; évitez de vous retenir trop souvent ou de vous forcer à aller aux toilettes par précaution.

Cet article est extrait en exclusivité du magazine Bien-être & Santé - Tous droits réservés

SOURCES

  • www.bienetre-et-sante.fr
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