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Hyperactivité vésicale : non continuation du traitement
Hyperactivité vésicale : non continuation du traitement
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8 novembre 2010
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Françoise, 14 articles (Kinésithérapeute)

Françoise

Kinésithérapeute
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Hyperactivité vésicale : non continuation du traitement

Hyperactivité vésicale : non continuation du traitement

POUR QUELLES RAISONS LE TRAITEMENT MÉDICAL POUR HYPERACTIVITÉ VÉSICALE PEUT-IL ÊTRE ABANDONNÉ ?

1. Le traitement médical

Pour pouvoir apprendre à inhiber ou à différer la contraction vésicale, il faut d'abord pouvoir la contenir. Lorsque chaque envie s'accompagne d'une fuite incontrôlable, il est certes bien difficile de résister à la tentation de se précipiter aux toilettes.

C'est pourquoi, afin de prendre en charge l'hyperactivité vésicale, il est conseillé avant toute tentative de traitement médical, de commencer par une démarche comportementale.
Mais, il peut arriver que la thérapie comportementale ne soit pas suffisante.
Aussi votre médecin sera amené à vous prescrire un traitement médical de type anticholinergique qui permettra de réduire l'amplitude des contractions et donc de pouvoir plus facilement gérer l'envie pressante.

La sensibilté et la tolérance à ce traitement médical sont très variables d'un sujet à l'autre et la posologie doit être adaptée à chaque cas.

2. Mais bien souvent, les patients abandonnent leur traitement pour diverses raisons.

25 °/° des patients abandonnent leur traitement médical selon une étude parue en Mai 2010 dans la Revue d'urologie BJUI.
L'étude de 5.392 patients a révélé qu'un quart d'entre eux avaient abandonné leur traitement, 9 sur 10 rapportant qu'il ne fonctionnait pas comme prévu ou qu'ils ne pouvaient pas le supporter.

Un peu moins de la moitié (46%) a déclaré que le médicament ne fonctionnait pas comme prévu, 23% ont continué sans médicaments et 21% ont signalé des effets secondaires.
Un quart des patients ont relaté qu'ils avaient opté pour un autre médicament.

Il a été constaté que les patients qui avaient abandonné leurs médicaments étaient beaucoup plus susceptibles d'être incommodés par des symptômes d'hyperactivité vésicale que ceux qui avaient persisté et plus susceptibles d'être confrontés à l'hyperactivité vésicale ou à l'incontinence.

Les principales conclusions de l'étude :


- Les patients qui avaient interrompu leur traitement ont signalé avoir été plus incommodés par leur hyperactivité vésicale : 10% ont été "un peu plus" gêné d'avoir à se lever pour d'uriner la nuit, 13% avec l'urgence mictionnelle, 9% avec l'incontinence et 11% avec fréquence plus élevée de leur hyperactivité.

- Il n'y avait avait aucune différence statistiquement significative dans le sexe, l'âge ou la race, le revenu du ménage...

Un deuxième document dans le numéro de mai 2010 met l'accent sur les résultats d'un à six mois de suivi sur les patients qui prenaient encore leurs médicaments au moment de l'étude ci-dessus, sur la base d'un taux de réponse de 84%.

Il a été montré que sur les 66% patients qui avaient pris le traitement, 18% avaient abandonné leurs médicaments et 17% avaient changé de médicaments dans les six mois qui suivirent.

Les chercheurs ont constaté qu'un certain nombre de facteurs avaient contribué à l'arrêt de leur traitement, entre autres :

- Être un fumeur (jusqu'à 80%)
- Avoir une hypertrophie de la prostate (74%) ou une infection de la vessie (jusqu'à 54%).
- Estimer que les médicaments pour l'hyperactivité de la vessie avaient provoqué des effets secondaires plus ou moins graves (jusqu'à 111%) ou ne sachant pas si le traitement avait été efficace ou non (jusqu'à 76%).
- Être "un peu plus" importuné par une envie soudaine d'uriner avec ou sans avertissement (jusqu'à 54%).
(Sources : bjui.org)

=> D'où la nécessité d'écouter la plainte du patient, de bien l'orienter dans le choix du traitement et de l'informer sur la survenue éventuelle d'effets secondaires.

Françoise
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