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Guérir du traumatisme : Quand nos maux proviennent de traumatismes
Guérir du traumatisme : Quand nos maux proviennent de traumatismes
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11 septembre 2012 | 1 commentaires
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Marie-Andrée Lacroix, 2 articles (Naturopathe en formation et thérapeute en énergie)

Marie-Andrée Lacroix

Naturopathe en formation et thérapeute en énergie
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Guérir du traumatisme : Quand nos maux proviennent de traumatismes

Guérir du traumatisme : Quand nos maux proviennent de traumatismes

Avez-vous déjà pensé que vos problèmes de santé, vos maux, malaises et maladies pouvaient naître de traumatismes passés ? Et si guérir du traumatisme pouvait grandement améliorer votre qualité de vie ? Vous seriez surpris de voir à quel point les gens souffrent de traumatismes sans en être conscients. À la lumière de la toute nouvelle conférence de Cyrinne Ben Mamou PhD, je vous amène au cœur du traumatisme et de sa guérison.

Cyrinne Ben Mamou PhD, est docteure en neurosciences, thérapeute et conférencière. Après 12 années de recherches universitaires en biologie et en neurosciences, elle met ses connaissances au service du bien-être et de la croissance individuelle à travers des séances d’accompagnement somato-émotionnel, des conférences et des articles. Sa toute nouvelle conférence « Guérir du traumatisme : des neurosciences à la thérapie somatique » est d’une pertinence et d’une intelligence remarquable.

Qu'est-ce qu'un traumatisme ?


Le traumatisme est une condition chronique de stress qui se prolonge au-delà de l’événement (trauma) qui a causé celui-ci. Il est facile de comprendre le concept lors d’un accident grave. La victime est en état de choc, elle vient de vivre un traumatisme. Par contre, avez-vous déjà pensé qu’un traumatisme pouvait avoir encore un impact majeur sur votre vie sans que vous en soyez conscient ? Et comment cela est-il possible ?

Un mécanisme naturel de survie


Le traumatisme est le résultat d’un mécanisme naturel de survie qui a mal tourné ou qui est resté inachevé. C’est ici que Cyrinne nous explique les rôles des différentes régions du cerveau humain et de leur implication au niveau des traumatismes.
 

Le cerveau reptilien (archaïque) s’occupe des fonctions de base, de façon autonome et inconsciente. C’est lui qui gère le mécanisme de survie animal. Lorsque vous êtes dans une situation de danger où vous ne pouvez pas agir OU fuir OU combattre, vous FIGEZ. L’énergie mobilisée par le réflexe de survie doit être déchargée, sinon le cerveau reptilien reste en état d’activation et vous amène dans un état de stress chronique.

Les animaux sauvages vivent des traumas mais pas des traumatismes, car ils évacuent l’énergie bloquée naturellement par des spasmes, des tremblements, des mouvements spontanés qui ramènent leur système au neutre. Les êtres humains vont souvent inhiber par la volonté l’évacuation de cette tension nerveuse. Cet tension est en fait due à une réponse de survie inachevée. Tant et aussi longtemps que vous n’avez pas efficacement agi ou fuis ou combattu la situation en question, ou évacué la charge somatique, l’état de stress restera actif dans votre système nerveux.

Le système nerveux ne peut soutenir cet état d’hyperactivation à long terme. Pour évacuer cet excès d’énergie, il va créer une série de symptômes qui constituent des brèches dans l’équilibre physiologique du corps. Comprenez ici que le traumatisme ne va pas s’éliminer juste par le passage du temps. Le cerveau archaïque peut donc nourrir cet état de stress pendant des années jusqu’à ce qu’il soit résolu.

Un état physiologique avant tout


Vivre un traumatisme génère un impact physiologique en même temps qu’un impact psychologique. La personne ressent clairement des manifestations physiques ainsi qu’une gamme d’émotions et de pensées. Un traumatisme crée automatiquement un impact dans les fascias du corps (l’enveloppe de tissus conjonctif qui englobe tous les muscles, les os, les organes et le système nerveux). Ces impacts et ces brèches peuvent se sentir au toucher. D’ailleurs, Pr Dr Danis Bois est le créateur de la fasciathérapie, une méthode qui consiste a dénouer les blocages aux niveaux des fascias et à relancer les processus d’autorégulation physiologique.

Les symptômes


Les personnes souffrant de traumatismes (conscients ou inconscients) souffrent d’un ou de plusieurs symptômes physiques et psychologiques.
 

  • Hyper activation, grande agitation 
  • Dissociation, déni, amnésie 
  • Sentiment d’impuissance 
  • Hypervigilance (sentiment permanent de danger) 
  • Vision intrusive (flash-back
  • Hypersensibilité à la lumière et au bruit 
  • Abus de substances, dépendances 
  • Émotivité excessive, réaction de sursauts 
  • Cauchemar et terreur nocturne 
  • Humeur instable 
  • Sommeil difficile 
  • Attaque de panique, anxiété, phobies 
  • Comportement d’évitement, repliement sur soi 
  • Attrait pour le danger, prise de risques 
  • Activité sexuelle diminuée, nulle ou excessive 
  • Incapacité à aimer ou à se lier aux autres 
  • Pleurs fréquents 
  • Incapacité à s’engager 
  • Faible vitalité, fatigue chronique 
  • Problème immunitaire et endocrinien 
  • Dépression 
  • Maladies psychosomatiques telles que le syndrome du colon irritable, problème de digestion 
  • Peur de mourir 
  • Sensation d’avoir l’esprit vide 
  • Détachement, isolation 
  • Etc. 


Intéressant n’est-ce pas ? Vous reconnaissez-vous ? Énormément de gens souffrent de ces symptômes, mais, ils ne savent pas quel événement traumatique est à l’origine de leurs maux.

Les causes


Les causes les plus connues de traumatismes sont les accidents physiques, les abus, l’abandon, la violence sous toutes ses formes et les coups. Mais, il existe aussi des causes aussi importantes : les traumas intra-utérins, les traumas de naissance, la perte d’un proche, la maladie, les fortes fièvres, et même les empoisonnements. Il y a aussi ceux qui sont témoins de violence, victimes de catastrophes naturelles et de guerre. Il peut même y avoir certains traitements médicaux et dentaires, chirurgies, anesthésies, immobilisations forcées ou prolongées, qui provoquent des traumatismes.

Les causes sont très vastes et chaque personne agit et réagit à sa façon. De plus, les scientifiques ont découvert récemment que les traumatismes peuvent se transmettre de façon épigénétique (mémoire cellulaire transmise d’une génération à l’autre). Ils ont découvert que la mère joue un grand rôle : elle peut transmettre inconsciemment des schémas de réactivité au stress à son enfant. Il est intéressant de noter que les traumatismes chez les enfants ont de grands impacts puisque ceux-ci sont en mode « d’ouverture » et de « croissance ». Ils gobent tout au premier niveau et l’information va directement à l’inconscient (cerveau archaïque).

Guérir du traumatisme


Il est étonnant de réaliser à quel point il est simple de guérir d’un traumatisme. Génial ! vous direz. Les scientifiques ont découvert que lorsque la mémoire du traumatisme est réactivée, celui-ci devient malléable et modifiable. On peut donc terminer de notre plein gré l’histoire inachevée qui a causé le blocage. Ceci permet d’atténuer, voire d’éliminer les symptômes ! Pour bien comprendre, reprenons les étapes de la création d’un traumatisme :
 

Événement
Déclenchement d’un mécanisme de survie
(cerveau archaïque)
Création d’une énergie au niveau du système nerveux
(pour agir, fuir ou combattre)
Incapacité d’agir, de fuir ou de combattre
Accumulation d’une tension nerveuse
(énergie non consumée)
Association avec une émotion + brèche dans les tissus conjonctifs
Divers symptômes physiologiques et psychologiques 


Remarquez comment tout s’emboîte parfaitement. L’événement déclenche dans le cerveau archaïque, un mécanisme de survie qui déclenche ensuite une augmentation d’hormone afin d’accroître le taux énergétique de la personne pour se défendre. À ce moment le cerveau limbique n’a pas encore associé d’émotion à l’événement. La personne se voit incapable d’agir, de fuir ou de combattre, ce qui empêche le surplus d’énergie d’être consumé. Le trauma physique (coup, blessure, intervention chirurgicale, etc.) ou émotionnel crée un impact qui s’imprime dans le tissu conjonctif d’une partie du corps (en lien avec l’événement) À ce moment, le cerveau limbique a eu le temps d’associer une émotion à l’événement. Ensuite, le surplus d’énergie non consumé cause une tension au niveau du système nerveux qui tente de l’évacuer à travers l’activation de symptômes physiologiques. La personne est maintenant en état de traumatisme. Ensuite, le cerveau archaïque cherche par tous les moyens d’évacuer l’énergie réprimée sous forme de symptômes.

Reprenons les étapes autrement :
 

Événement
Déclenchement d’un mécanisme de survie
Création d’une énergie au niveau du système nerveux
(pour agir, fuir ou combattre)
AGIR, FUIR OU COMBATTRE
ENERGIE CONSUMEE/ AUCUN TRAUMATISME/ AUCUN SYMPTOME 


Seule l’action permet à l’énergie de se libérer et empêche la naissance d’un traumatisme. Retenez cela. Si vous vous donnez le droit d’agir de manière adéquate, vous ne vivrez pas d’états chroniques de stress prolongé ni aucun des symptômes qui l’accompagnent. Étant donné que le cerveau archaïque n’a pas conscience du temps, nous pouvons en tout temps, réactiver une mémoire traumatique et la guérir. Réactiver une mémoire permet de la rendre vulnérable pour la modifier et ensuite la faire disparaître. Sachez qu’il n’est jamais trop tard pour se libérer de nos traumatismes. Le processus qui est resté suspendu dans le temps peut s’achever lorsqu’on le permet.
 

Technique de guérison du traumatisme


Cette partie sort du cadre de la conférence de Cyrinne, mais je tenais absolument à vous les présenter afin que vous puissiez bien comprendre le processus de guérison. Voici en résumé les étapes de guérison du traumatisme : 
 

Réactivation naturelle d’une mémoire 
↓ 
Ressentir l’émotion associée à cette mémoire
 ↓ 
Dissocier l’émotion de l’événement
 ↓ 
Libérer l’émotion
 ↓ 
Prise de conscience (Intégration de nouvelles données)
 ↓ 
Période d’adaptation et de régénération


J'aimerais aussi vous partager d'autres notions de bases :

  • Lorsqu’on fait des libérations émotionnelles, les croyances se modifient sans effort. Inutile de vouloir déprogrammer nos croyances. Elles seront déprogrammées d’elles-mêmes après la libération.
  • La libération émotionnelle prend quelques minutes. La prise de conscience qui en résulte peut prendre de quelques minutes à quelques heures. La période d’adaptation peut prendre de quelques heures à quelques jours.
  • Il n’est pas recommandé de forcer des mémoires à sortir. Seules les mémoires qui sont « mûres » seront réactivées. Cela signifie que la personne est prête à libérer ces mémoires.
  • Les symptômes sont des moyens d’évacuer le trop-plein d’énergie (blocage).
  • Le toucher thérapeutique est très important. Quand le corps se met en mouvement, la psyché se met en mouvement aussi.


Dans le cadre de cette thérapie, on traite la personne et non les symptômes !

Notez qu’il n’est pas obligatoire de savoir la source du problème en détail. Le simple fait de ressentir une émotion et de la libérer, le travail se fait tout seul. La guérison passe toujours par un ressenti !

Conclusion


Tout comme moi, Cyrinne Ben Mamou se spécialise dans ce genre de thérapie. Vous pouvez visiter son site internet ou la contacter si vous désirez avoir plus d’informations.

Je vous invite également à assister à sa conférence :

Vendredi le 14 septembre de 19h à 22h à Montréal 
Guérir du traumatisme : des neurosciences à la thérapie somatique
Hôtel Lord Berri, 1199 rue Berri, Montréal (métro Berri-UQAM)
21,75$ + taxes ; étudiants : 13,05$ + taxes
Sans obligation de réservation.

Dimanche le 21 octobre 2012 de 9 h à 10 h 30 à Longueuil 
Dans le cadre des conférences internationales de la Fondation Québécoise Univers Santé
Guérir du traumatisme : des neurosciences à la thérapie somatique
Hôtel Sandman, 999, de Sérigny, Longueuil (Qc) situé face à la station de Métro Longueuil
www.cyrinne.com
www.jean-jacques-crevecoeur.com
cyrinne@cyrinne.com

Merci de suivre Penser Santé. Voir tous les articles sur www.pensersante.ca

Marie-Andrée Lacroix
Accompagnatrice en guérison & éveil de Soi
Naturopathe en formation
Voir tous les articles sur www.pensersante.ca
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Mots-clés :
Traumatisme
Commentaires
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par tania78370 (IP:xxx.xx8.191.138) le 15 septembre 2012 a 01H38
tania78370 (Visiteur)

Merci pour cet article très enrichissant, ’aime l’idée que véhicule la dernière phrase :" traiter la personne non les symptômes" beaucoup de médecins généralistes ne traite que les symptômes liés au trauma pourtant je suis convaincue que cela reste insuffisant voir même inutile tant que le patient ne sait pas ni comment faire face à son traumatisme les symptômes qui en émanent ne pourrnt se dissoudre !