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Grèce : Les ravages de la "sisa", drogue de la pauvreté
Grèce : Les ravages de la "sisa", drogue de la pauvreté
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3 juin 2013
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Patrick Rollo, 495 articles (Rédacteur)

Patrick Rollo

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Grèce : Les ravages de la "sisa", drogue de la pauvreté

Grèce : Les ravages de la "sisa", drogue de la pauvreté

Dans le contexte de l’impact désastreux des mesures drastiques de restriction budgétaires, notamment dans le domaine de la santé, les problèmes sanitaires explosent en Grèce : homicides, troubles mentaux et infections au VIH sont en forte hausse. Mais ce n’est pas tout. Une nouvelle drogue bon marché et inédite en Europe incarne à elle seule les malheurs grecs : La sisa (prononcer “chicha”). D’une texture comparable à la méthadone, traitement de substitution à l’héroïne, elle est vendue 2 euros la dose dans les rues d’Athènes.

Un reportage dans les rues d’Athènes, diffusé par le site britannique Vice.com, et dont s’est fait l’écho Le Monde et Rue89, laisse de glace. Un sans abri s’est confié : « Il y a trois manières de prendre la sisa. Avec une pipe, une seringue ou en la sniffant. Mais laissez-moi vous dire que si vous en prenez, vous n’avez plus longtemps à vivre. C’est une drogue qui détruit les organes vitaux ». Procurant aux consommateurs un flash violent de quelques minutes et une accélération du rythme cardiaque, ses effets, passés les insomnies, les crises obsessionnelles et les pulsions de violence, seraient près de dix fois plus nocifs que l’héroïne par intraveineuse. 

Le quotidien The Guardian a sèchement résumé la situation : Les six années de récession brutale ont ravagé la Grèce, et l’essor de la sisa est allé de pair avec l’augmentation des dépressions, des suicides, de la consommation d’alcool et de la prostitution. Apparue à la faveur de la crise dans la capitale grecque, la sisa est encore mal connue des autorités et des organismes de santé. Tanos Panapoulos, correspondant local de l’Observatoire européens des drogues, confie que « nul ne connaît son origine ». De nombreux pays et ressortissants sont soupçonnés. La sisa serait principalement composée de liquide de batterie et de détergent, un mélange particulièrement toxique. 

Voir le reportage de Vice.com en anglais :

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