Accueil du site
> Santé & Maladies > Risques
Mon logo CareVox
CareVox par RSS
CareVox sur Facebook
CareVox sur Twitter
Grande inquiétude quant à l’avenir des patients hémodialysés chroniques
Grande inquiétude quant à l'avenir des patients hémodialysés chroniques
catégorie
note des lecteurs
date et réactions
26 juin 2014
Auteur de l'article
Ligue Rein & Santé, 16 articles (Association)

Ligue Rein & Santé

Association
note moyenne des lecteurs
nombre d'articles
16
nombre de commentaires
0
nombre de votes
0

Grande inquiétude quant à l’avenir des patients hémodialysés chroniques

Grande inquiétude quant à l'avenir des patients hémodialysés chroniques
En ce qui concerne les patients hémodialysés chroniques :
Les malades chroniques doivent faire face à la rigueur que leur impose l’assurance maladie d’une part et les autorités de santé d’autre part. Depuis ce début d’année 2014 au niveau des maladies rénales chroniques nous avons enregistré de nouvelles contraintes ministérielles :
 
 - Concernant le fer administré moins facilement dans les UAD depuis la directive,
    La sortie de l’EPO de la liste en sus pour l’incorporer au tarif de dialyse pose des problèmes notamment pour la dialyse péritonéale et le tarif se révèle très faible lorsque les patients sont très âgés et sont exposés aux complications infectieuses, chirurgicales et traumatiques,
 
Du côté expertise médicale et de l’HAS et/ou de l’ARS, on constate des demandes croissantes de résultats provenant de la DGOS à partir de ses indicateurs :
- Sur la greffe
- Sur le donneur vivant
- Sur l’ETP....
 
De même l’HAS concernant l’amélioration de la qualité des soins, on a des taux a atteindre pour :
- Les infections nosocomiales
- L’hémoglobine
- Les cathéters
- Les échecs de création de FAV…
 
Lorsque l’on analyse cela au regard des différentes populations en dialyse et avec les différentes méthodes utilisées, on se demande pourquoi les patients concernés ne peuvent pas discuter ces critères de qualité de prise en charge qui ne prennent pas en compte : l’âge et l’état de santé des patients, surtout lorsque ces données serviront à faire un classement des centres de dialyse et qu'ils risquent de mal s'orienter.
 
Bien naturellement les associations de patients sont si peu représentées (ou juste pour avis consensuel) que c’est le corps médical qui décide. Son expertise ne saurait être contesté.
 
Dans toutes les réunions où sont conviées les associations de patients, les associations représentent un pourcentage que l'on peut dire "infinitésimale" par rapport aux corps médicaux.
 
Bientôt on recherchera la conformité des patients par rapport à la cible définie par ces experts.
On pourrait imaginer que peut-être la qualité et la sécurité des soins ne devraient pas pour autant altérer la qualité de vie des personnes qui passe un minimum de 12h par semaine en dialyse, mais ce qui ressort se résume à des quotas chiffrés. De ce fait il vaut mieux être transplanté, malheureusement la moitié des patients en IRCT ne le peuvent pas.
 
On parle depuis si longtemps "d’indicateurs de satisfaction des usagers", demandés par l’ARS (cela suite à la demande des associations de patients), mais il faudra attendre comme pour la prévention. Cela est bien réservé certainement…. mais pour plus tard.
 
Et voilà que cerise sur le gâteau pour cette même qualité des soins on veut simplifier le projet d’arrêté de simplification de l’appareil normatif qui s’impose aux établissements de santé pratiquant l’épuration extra rénale (projet d’arrêté modifiant l’arrêté du 25 avril 2005). Soit conserver de vieux matériel pour dialyser encore plus longtemps et rentabiliser l’outil.
 
Le nombre d’heures d’utilisation de la machine et son obsolescence seront très bien appréciés pour départager les hémodialysés de 2014. Et l’on nous parle de sécurité des soins des patients.
Sans compter l’inégalité flagrante de traitement entre ceux qui bénéficieront des nouvelles technologies (hémodiafiltration et matériel de pointe) par rapport aux anciens générateurs conservés.
 
Ajoutons à cela les lois sur la transparence des liens entre professionnels et industries de santé, qui impactent en premier les associations de patients, qui elles voient diminuer les subventions privées accordées alors que les subventions publiques ne les concernent même pas. Belle démonstration de démocratie sanitaire et belles perspectives pour la loi de santé publique. 
 
Il nous semble que quelque chose ne fonctionne plus très bien et que cette incohérence doit être dénoncée, auprès des malades chroniques concernés. Mais pour le moins nous préférons vous en avertir.
Mais le pire arrive et nous inquiète assurément :
 
Le Figaro du 26.06.14
"Dans une démarche inédite, la Caisse nationale d'assurance-maladie (Cnam) propose donc à la ministre de la Santé, Marisol Touraine, de cibler des économies par pathologies, ce qui permettrait de dégager quelques centaines de millions d'euros de gains d'efficience. Le défi est de taille : dans le cadre du plan d'économies de Manuel Valls de 50 milliards d'euros d'ici à 2017, 10 milliards doivent être trouvés dans la santé, dont 3,5 milliards dès l'année prochaine. Un effort sans précédent.
Parmi les autres préconisations, si les médecins les plus généreux en médicaments raccourcissaient leurs ordonnances, la Sécu estime qu'elle économiserait 400 millions d'euros. Elle propose d'autre part de favoriser la dialyse à domicile dans le traitement de l'insuffisance rénale chronique. Traiter un patient à domicile (par dialyse péritonéale) coûte 13 300 euros de moins par an que s'il est pris en charge en établissement (avec hémodialyse). Et les comparaisons internationales montrent qu'il est possible de soigner davantage les insuffisants rénaux chez eux. Cela répond en outre à la demande des patients de bénéficier « de plus d'autonomie », souligne la Cnam....."
 
Et oui il est fortement question de nous recommander fortement la dialyse à domicile aux mains d'une grande société privé de service à domicile, n'ayant jamais jusqu'ici pratiqué la dialyse.
Les internautes qui ont lu cet article ont aussi consulté
Mêmes thématiques
Mots-clés :