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Gamma knife®, un nouvel appareil spectaculaire à la Pitié-Salpêtrière (AP-HP)
Gamma knife®, un nouvel appareil spectaculaire à la Pitié-Salpêtrière (AP-HP)
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13 mai 2011
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Gamma knife®, un nouvel appareil spectaculaire à la Pitié-Salpêtrière (AP-HP)

Gamma knife®, un nouvel appareil spectaculaire à la Pitié-Salpêtrière (AP-HP)

Le 25 octobre 2010, l’Unité de Radiochirurgie Gamma Knife®, 1er centre dédié à la radiochirurgie stéréotaxique par Gamma Knife® en Ile-de-France accueillait son premier patient au sein du Groupe Hospitalier Universitaire La Pitié Salpêtrière - Charles Foix (AP-HP). A l’occasion de l’inauguration de l’Unité de Radiochirurgie Gamma Knife® le 3 mai dernier, focus sur le parcours patient.

L’Unité de Radiochirurgie Gamma Knife® a ouvert ses portes à l’automne dernier. Equipé d’un Gamma Knife®, équipement unique en Ile-de-France, cette structure créée conjointement par l’AP-HP et la Fondation Ophtalmologique Adolphe de Rothschild, participe à l’amélioration de la qualité de la prise en charge des patients avec une offre de soins nouvelle.

A l’occasion de cette inauguration, Mireille Faugère, Directrice générale de l’AP-HP, a salué l’histoire de ce projet commencé il y a 20 ans et l’engagement des équipes impliquées. En outre, elle a souligné l’avancée majeure que constitue cette structure pour la prise en charge des patients comme pour l’enseignement et la recherche dans ce domaine à l’AP-HP, CHU d’Ile-de-France, favorisée par l’acquisition de cet appareil spectaculaire.

Une prise en charge des patients améliorée

Le Gamma knife® est un équipement qui permet de traiter des lésions ou des régions du cerveau à l’aide de rayons Gamma, comme le ferait un bistouri (d’où l’appellation de Couteau Gamma) mais sans devoir ouvrir le crâne. Composé de 192 faisceaux provenant de sources de cobalt 60, répartis sur 8 secteurs, l’appareil permet d’administrer, avec une extrême précision, une forte dose de radiation en une seule séance, sur la (les) lésion(s) à traiter, tout en réduisant au maximum la dose absorbée par les structures voisines.

La veille de l’intervention, le patient est admis en hospitalisation de neurochirurgie. Il descend le jour J au bloc opératoire où le casque de stéréotaxie est posé. Il est ensuite dirigé en neuroradiologie pour un scanner et un IRM, puis rejoint l’unité de radiochirurgie où il est accueilli par l’infirmière de service.

Le neurochirurgien effectue le contourage, soit la définition de la cible à traiter ainsi que les zones à protéger autour de la cible, puis détermine la planification de la dose de rayons à délivrer, en collaboration avec le physicien. Une fois le patient installé dans la machine par le manipulateur radio, le traitement débute. L’irradiation dure entre 20 minutes et 2 heures, suivant la pathologie concernée*. Pendant la séance, le patient peut communiquer par l’intermédiaire d’un micro situé dans le corps du système et écouter de la musique s’il le souhaite. Le patient retourne ensuite dans sa chambre où une surveillance est mise en place : prise des constantes, traitement antalgique, corticoïdes…

Dès le lendemain matin, et après avis du neurochirurgien, le patient peut sortir. Le séjour a duré moins de 48heures. Il est alors suivi au long cours, à la fois par l’unité de radiochirurgie et par son médecin traitant, l’effet du traitement de radiochirurgie n’étant jamais immédiat.

La très grande précision du traitement (en minimisant les doses toxiques, on minimise les risques) et la courte durée d’hospitalisation offrent une alternative très peu invasive induisant une diminution des risques de complications, habituellement associées tant à la chirurgie qu’à l’anesthésie prolongée. Le bénéfice pour le patient, pour qui les effets secondaires sont diminués d’autant, est évident.

(*)La technique est proposée dans de nombreuses pathologies neurochirurgicales telles les tumeurs bénignes de la base du crâne, les métastases cérébrales, les malformations artérioveineuses cérébrales, certaines tumeurs cérébrales primitives, sans oublier quelques certaines indications de neurochirurgie fonctionnelle et des troubles oculaires, essentiellement le mélanome uvéal.

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Hôpital