Mon logo CareVox
CareVox par RSS
CareVox sur Facebook
CareVox sur Twitter
Fumer tue la France
Fumer tue la France
note des lecteurs
date et réactions
17 janvier 2014
Auteur de l'article
fabriceDufour, 1 article (Rédacteur)

fabriceDufour

Rédacteur
note moyenne des lecteurs
nombre d'articles
1
nombre de commentaires
1
nombre de votes
2

Fumer tue la France

Fumer tue la France

La nouvelle hausse du tabac fait grincer des dents et pour cause !

Le fumeur doit débourser sept euros pour acheter son paquet de cigarettes préféré, les buralistes se meurent mais c’est pour la bonne cause nous laisse-t-on croire.

Fumer devient un privilège de riche.

 
Un fumeur consommant un parquet par jour doit débourser 7x31217€ par mois soit 2555€ par an.
Pour justifier ces hausses successives, on nous fait avaler la couleuvre de la santé publique.
Si tel était le cas il n'y aurait rien à redire. Plus les prix montent, moins il y a de fumeurs et par conséquent moins de malades du tabac. A en croire ce raisonnement cela profite à tout le monde.
Il n'en est rien.
 

 

Une cigarette sur cinq provient du marché parallèle.

Il y a juste moins de personnes qui achètent des cigarettes dans les bureaux de tabac français. Les grands gagnants sont la contrebande et les bureaux de tabac transfrontaliers comme le rappelait Jean-Jacques MIRASSOU Sénateur de la Haute-Garonne1 :
Il est à craindre un renforcement du marché parallèle de la cigarette ainsi que des répercussions sur l'activité des acteurs économiques de proximité que sont les buralistes des zones transfrontalières.
Selon le cabinet d'audit et de contrôle financier KPMG, ce marché parallèle ne cesse de s'accroître. Il représente à ce jour près de 21 % du marché et ce phénomène, outre le fait qu'il diminue les rentrées fiscales de l'État, crée une concurrence déloyale affaiblissant, par la même occasion, le réseau des buralistes dans les départements frontaliers.
 
Rappelons que le tabac coûte plus à l'Etat (et donc aux contribuables) qu'il ne rapporte.
13 milliards d'euros de recettes pour 47 milliards d'euros de dépenses.2
Même en prenant en compte les taxes (13 milliards d’euros), qui en tant que telles ne créent aucune richesse mais sont de simples prélèvements, ainsi que les retraites non versées du fait de la mort prématurée des personnes (environ 5 milliards), le coût net du tabagisme en 2005 représentait en France plus de 47 milliards d’euros, soit 3 % du PIB [1]. En somme, le tabac coûte l’équivalent d’un impôt indirect annuel de 772 euros à chaque concitoyen.
 
Si à cette balance grandement déficitaire on ajoute le coup de pouce de l'Etat aux buralistes, sous la pression des lobbies, de 120 millions d'euros1(d'après le ministre des finances) la note est salée.
Dans ce contexte, plutôt que de mettre en place une vraie politique de fond, on s'acharne encore à diaboliser la cigarette électronique, qui semble être un bon moyen pour se défaire de l'emprise du tabac3, et d'en faire un coupable désigné à l'origine de tous les maux.
 
La France préfère lancer une enquête sociologique plutôt que de faire une étude sanitaire sur ce produit. Ne s'agit-il pas là d'un socle de réflexion pour une future taxation ?
A terme restera-t-il assez de place sur notre jambe de bois pour y mettre encore des pansements ?
 
Le tabac en Europe. (Source : Union Européenne)
Les internautes qui ont lu cet article ont aussi consulté