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Froid : Alerte à la pollution atmosphérique
Froid : Alerte à la pollution atmosphérique
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10 février 2012 | 2 commentaires
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La rédaction CareVox, 598 articles (Comité de rédaction)

La rédaction CareVox

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Froid : Alerte à la pollution atmosphérique

Froid : Alerte à la pollution atmosphérique

Des températures pouvant descendre drastiquement et varier sensiblement entre le jour et la nuit, un temps anticyclonique assorti d’un vent léger, une utilisation massive du chauffage : Ce cocktail explosif engendre une émission de particules en suspension PM10 qui dégradent fortement la qualité de l’air.

Air Com, association régionale de surveillance atmosphérique, indique qu’une dégradation importante de la qualité de l’air est constatée depuis le 6 février dans l’Orne et le Calvados, où une procédure d’alerte rouge a été lancée. Plus au sud, l’indice est également mauvais pour Albi, Tarbes, Toulouse et « assez préoccupant » pour Castres. Le seuil d’alerte aux particules fines a également été dépassé le 9 février en Alsace, et le 10 février à Angers dans le Maine-et-Loire et à La Roche-sur-Yon en Vendée.

Fixé à 80 microgrammes par mètre cube d’air sur 24 heures, le seuil d’alerte aux particules fines a ainsi été dépassé en de nombreux points de l’hexagone. Et une amélioration n’est pas en vue : l’Observatoire de l’Air fait état, pour la journée du 10 février au moins, « de conditions anticycloniques très froides qui se maintiendront, limitant la dispersion des polluants ». Cette pollution peut provoquer des irritations oculaires, nasales et respiratoires. Mais globalement, il n’est pas question d’un réel danger pour la santé publique. Donc pas de panique.

Et les experts de l’association Airaq, branche Aquitaine du Réseau National ATMO de surveillance et d’Information sur l’Air, apportent quelques conseils de bon sens pour freiner la pollution : « Chacun d’entre nous peut, à son niveau, adopter des gestes simples pour limiter cette pollution nuisibles aux allergiques, asthmatiques et fragiles. Il suffit de se chauffer au bois, d’éviter de prendre sa voiture et d’opter pour les transports en commun ou le vélo ».

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Pollution Air Froid
Commentaires
6 votes
par Pa pa (IP:xxx.xx4.187.130) le 17 avril 2012 a 17H22
Pa pa (Visiteur)

La fin de cet article est stupide : pour « les experts de l’association Airaq… Il suffit de se chauffer au bois… ». Quand on parle de la pollution de l’air, on pense aux usines et aux véhicules à moteur. Pourtant, la principale source de pollution de l’air est le chauffage des habitations, et parmi les combustibles, le bois crée 97% de cette pollution pour produire moins de 2% de la chaleur. Comparativement, le gaz naturel ne crée aucune pollution. Le chauffage au bois, est une pratique ancienne, qui porte une image naturelle et propre, ce qui se justifie pour le bilan de CO2, mais pas pour les particules, les composés organiques volatils (COV)… Ce combustible est le plus souvent gaspillé dans des appareils au rendement médiocre. Chaque année, les particules contribuent à la mort prématurée de 380.000 Européens et à la perte de neuf mois d’espérance de vie. Comparativement, dans le même champ d’analyse statistique, 35.000 personnes ont trouvé la mort dans les accidents de circulation, et 500 000 personnes sont mortes de maladies liées à la consommation de tabac. Comparé à l’ensemble des sources annuelles de particules : les émissions du bois énergie sont de 27% pour les particules inhalables PM10, de 40% pour les particules alvéolaires PM2,5 et de 55% pour les particules alvéolaires les plus fines (PM1,0) Les travaux et études de l’INERIS29 et du CITEPA30 ont permis de montrer que sa contribution à l’ensemble des émissions nationales était importante pour certains polluants. Elle était estimée pour l’année 2005 à 77% pour les hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP), 60% pour le benzène, 39% pour les particules fines (PM 2,5), 30% pour le dioxyde de carbone et 21% pour les composés organiques volatils (COV) non méthaniques. En outre, le bois-énergie émet 31% de l’ensemble des sources annuelles de monoxyde de carbone (CO)… « Les particules émises par le secteur domestique proviennent très majoritairement des équipements de combustion du bois. La combustion du bois représente près de 40 % des émissions nationales de particules PM2,5 (Source CITEPA6, 2008) avec une part majeure du secteur domestique qui représente 34% des émissions de PM2,5 ». Les réflexions menées dans le cadre du Grenelle de l’environnement ont abouti à un plan particules. Pendant les pics de pollution, il conviendrait d’interdire le chauffage au bois. La biomasse doit être valorisée efficacement et proprement dans des réseaux de chaleur munis de filtres ou par méthanisation.

6 votes
par Hélène Roche Dallay (IP:xxx.xx2.60.44) le 19 avril 2012 a 18H13
Hélène Roche Dallay (Visiteur)

Bonsoir, Responsable communication d’AIRAQ- Surveillance de la Qualité de l’Air en Aquitaine, je vous confirme que la fin de cet article n’est pas exacte et que la retranscription réalisée ci-dessous n’est pas correcte. Sachez, qu’utilisé dans de mauvaises conditions, le bois peut émettre plus de polluants que d’autres combustibles et notamment des polluants ayant un impact sur la santé : des particules fines, du monoxyde de carbone, des composés organiques volatils (COV) et des hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP). Cependant, la combustion du bois n’entraîne pas une augmentation du taux global de CO2 dans l’atmosphère : le dioxyde de carbone libéré dans l’air lors de sa combustion correspond à celui qu’il a absorbé durant la croissance de l’arbre. Son impact est donc neutre sur l’effet de serre, contrairement aux énergies fossiles, comme le fioul ou le gaz, dont la combustion provoque une augmentation nette de la quantité de CO2 dans l’atmosphère. Le chauffage au bois bien utilisé présente le double avantage de concilier durablement la création d’emplois et la protection de l’environnement. D’une part, près de 60 000 personnes vivent déjà en France de cette filière et d’autre part, la substitution des énergies fossiles par le bois contribue directement à la lutte contre le réchauffement climatique. Le développement du bois-énergie doit cependant être conjoint à l’amélioration de la qualité de l’air. En complément, dans le cadre du second Plan Régional Santé Environnement Aquitaine arrêté par le Préfet de Région le 29 novembre 2010 (www.prse-aquitaine.fr), AIRAQ, la DREAL et l’ADEME Aquitaine ont lancé une vidéo sur le chauffage domestique au bois : « Chauffage domestique au bois et qualité de l’air : enjeux et solutions » afin de sensibiliser le grand public sur l’impact de la combustion du bois en milieu domestique : un objectif du Plan régional santé environnement. Cette vidéo d’une dizaine de minutes présente tous les conseils pour bien s’équiper, utiliser et entretenir son appareil de chauffage au bois afin d’éviter les effets défavorables de ce mode de chauffage sur la qualité de l’air tout en faisant des économies. www.santeboisenergie.com