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Fin de vie : une loi votée en juin 2013 ?
Fin de vie : une loi votée en juin 2013 ?
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18 décembre 2012
Auteur de l'article
Henri de Miebenthal, 476 articles (Kinésithérapeute)

Henri de Miebenthal

Kinésithérapeute
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Fin de vie : une loi votée en juin 2013 ?

Fin de vie : une loi votée en juin 2013 ?

Un rapport sur la fin de vie a été remis en ce 18 décembre par le professeur Didier Sicard et le Comité consultatif national d’éthique (CCNE) à François Hollande. L’Elysée n’a pas tardé à apporter sa réaction : « un projet de loi sera présenté au Parlement en juin prochain ». Le débat sur la fin de vie n’en devient que plus passionnel, et les partisans de l’euthanasie active craignent de ne pas être suivis.

Nous sommes le 18 décembre. A peine le rapport sur la fin de vie de Didier Sicard atterri sur le bureau de François Hollande, que l’Elysée s’empressait de diffuser un communiqué : « Le président de la République a pris acte du fait que malgré les apports indéniables de la loi Leonetti, la législation en vigueur ne permet pas de répondre à l’ensemble des préoccupations légitimes exprimées par les personnes atteintes de maladie grave et incurable ». En conséquence, « le chef de l’Etat va saisir comme la loi le prévoit le Comité consultatif national d’éthique (CCNE) afin que celui-ci puisse se prononcer sur les trois pistes d’évolution de la législation ouverte par le rapport ».
 
Il s’agira en premier lieu de définir « comment et dans quelles conditions recueillir et appliquer des directives anticipées souhaitées par une personne en pleine santé ou à l’annonce d’une maladie grave, concernant la fin de sa vie ». Est-ce un pas franchi en direction de l’euthanasie active, comme le souhaitaient ses défenseurs ? Pas nécessairement. Car le document remis par Thierry Sicard, qui s’oppose à l’euthanasie active, préconise deux pistes. Premièrement l’hypothèse d’un geste médical « accélérant la survenue de la mort », par exemple à l’aide d’un sédatif, et deuxièmement la piste du suicide assisté, et l’idée d’une potion mortelle absorbée par le patient lui-même.

Un projet de loi sera ainsi proposé au Parlement en juin 2013. Avant cette date, cependant, des mesures seront proposées par les ministres de la Santé et de l’Enseignement supérieur visant à compléter la formation des médecins dans le domaine des soins palliatifs. Marie Humbert, figure emblématique du combat pour la légalisation de l’euthanasie active, a fait part de sa réaction attristée au micro d’Europe 1 : « Honnêtement, j’attendais beaucoup du nouveau gouvernement. Toutes mes illusions sont encore parties, et je me dis qu’il va encore falloir que j’attende cinq ans ».

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Mots-clés :
Euthanasie Fin de vie