Mon logo CareVox
CareVox par RSS
CareVox sur Facebook
CareVox sur Twitter
Faire la grasse matinée, c’est génétique
Faire la grasse matinée, c'est génétique
note des lecteurs
date et réactions
8 février 2012
Auteur de l'article
PLK de Noetique, 38 articles (Blogueuse)

PLK de Noetique

Blogueuse
note moyenne des lecteurs
nombre d'articles
38
nombre de commentaires
0
nombre de votes
62

Faire la grasse matinée, c’est génétique

Faire la grasse matinée, c'est génétique

La différence entre Margareth Thatcher et Einstein ? La durée de leur repos. Léonard de Vinci dormait seulement 1,5 - 2 heures par 24h en prenant une sieste de 15 à 20 minutes pour toutes les quatre heures lorsqu’il travaillait sur ses grandes oeuvres. Thomas Jefferson dormait deux à trois heures par nuit. Churchill, Margareth Thatcher, Clinton était/sont ragaillardis avec 5 heures de sommeil... et Victor Hugo était aussi frais comme un gardon dès potron minet ! A contrario, Albert Einstein dormait 10 heures... Ce qui nous empêche de conclure que le génie dort peu. Ouf ! Einstein a souvent soutenu que c’est grâce à son sommeil qu’il pouvait inventer, innover...

 

 local/cache-vignettes/L324xH455/morphee1jpg-0faf-0e75e.jpg Faire la grasse matinée est un plaisir pour beaucoup. Elle est souvent synonyme de paresse... pour ceux qui n'aiment pas ou qui ne peuvent pas. Une équipe internationale de chercheurs dirigée par le professeur Till Roenneberg et le docteur Karla Allebrandt, chronobiologistes de LMU, lavent de tout soupçon de fainéantise les amateurs de grasse matinée. Une variante du gène ABCC9 fait de nous un hibou - qui aiment les bras de Morphée - ou une alouette - tôt au lit, tôt levé. 1 personne sur 5 possède les deux copies de cette variante du gène ABCC9 et sont plus susceptibles de dormir très peu. Les autres dorment...

Mais, ce gène ABCC9 a déja été impliqué dans le risque de maladies cardio-vasculaires et de diabète. « Les personnes qui dorment moins de six heures par jour sont prédisposées à un risque accru de diabète, d'hypercholestérolémie, de troubles cardio-vasculaires. Une courte durée de sommeil induit des perturbations hormonales et métaboliques qui favorisent de telles pathologies. De nombreuses cohortes ont prouvé que les petits dormeurs avaient plus de risques cardio-vasculaires. », explique Le Professeur Damien Léger, chef du centre Sommeil et vigilance de l’hôpital de l’Hôtel-Dieu un des auteurs d'une étude sur le ABCC9. 

Re-ouf ! Mon bon sommeil, mon goût pour la lambinerie matinale me laisse à penser que je suis porteuse des gènes du bon dormeur... C'est encore plus plaisant de grasse matiner...

SOURCES

  • Photographies: Margareth Thatcher - Morphée et Iris, Pierre-Narcisse Guérin (Huile sur toile, 1811)

    Sources: The ABCC9 of Sleep: A Genetic Factor Regulates How Long We Sleep 

    K V Allebrandt, N Amin, B Müller-Myhsok, T Esko, M Teder-Laving, R V D M Azevedo, C Hayward, J van Mill, N Vogelzangs, E W Green, S A Melville, P Lichtner, H-E Wichmann, B A Oostra, A C J W Janssens, H Campbell, J F Wilson, A A Hicks, P P Pramstaller, Z Dogas, I Rudan, M Merrow, B Penninx, C P Kyriacou, A Metspalu, C M van Duijn, T Meitinger and T Roenneberg - INSERM

Les internautes qui ont lu cet article ont aussi consulté
Mots-clés :
Sommeil