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Etudes scientifiques sur la cigarette électronique
Etudes scientifiques sur la cigarette électronique
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5 février 2013 | 4 commentaires
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Sylvain Filatriau, 7 articles (Rédacteur)

Sylvain Filatriau

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Etudes scientifiques sur la cigarette électronique

Etudes scientifiques sur la cigarette électronique

La cigarette électronique se développe de plus en plus en France et la presse s’en fait l’écho. Malheureusement, les articles publiés sont souvent assez superficiels et reprennent régulièrement des croyances infondées sans jamais s’appuyer sur des sources sérieuses et vérifiables. Pourtant de nombreuses études scientifiques menées récemment suggèrent que la cigarette électronique serait une alternative au tabac extrêmement intéressante d’un point de vue sanitaire. Devant les enjeux de santé publique sous-jacents, les auteurs invitent leurs confrères à multiplier les études pour enfin faire toute la lumière sur ce nouveau produit.

Rappel du fonctionnement de la cigarette électronique

La cigarette électronique est composée d'un contenant (appelé cartomiseurclearomiseur...) qui permet de recevoir un liquide (appelé Eliquide) qui est chauffé par une batterie et est vaporisé. La vapeur produite ressemble visuellement à la fumée d'une cigarette normale. Mais ce n'est pas tout, le fumeur retrouve des sensations similaires à celles d'une cigarette classique. C'est pourquoi ceux qui ont échoué dans leur sevrage tabagique à cause du geste se tournent naturellement vers la cigarette électronique.

A noter que les premières cigarettes électroniques n'étaient pas rechargeables et étaient assez peu convaincantes. Mais de gros progrès ont été faits et maintenant les meilleures cigarettes électroniques ont toutes une batterie rechargeables et offre la possibilité de recharger soit même le contenant plutôt que d'acheter des cartouches pré-remplies plus onéreuses et très souvent remplis avec le même liquide provenant de Chine. Certaines cigarettes électroniques de dernière génération ressemblent encore à une cigarette classique pour ceux qui ressentent le besoin de conserver un objet familier et plutôt léger. Mais pour des questions d'autonomie, des cigarettes électroniques qui ne ressemblent pas à des cigarettes normales ont vu le jour comme la maintenant célèbre cigarette électronique Ego Stardust.

Choisir sa cigarette électronique est une étape cruciale pour le fumeur car un mauvais choix peut le décourager dans sa démarche.

De même choisir sont liquide pour cigarette électronique doit être choisi avec soin que ce soit du Eliquide avec ou sans nicotine. A noter que le fumeur recherche une sensation de contraction de la gorge que produit la nicotine. Or la nicotine n'est pas un constituant anodin puisque souvent pointé du doigt dans la dépendance du fumeur et par ailleurs il n'est pas recommandé pour les personnes souffrant de troubles cardiovasculaires ou pour les femmes enceintes. Ainsi la plupart des fumeurs qui passent à la cigarette électronique diminuent progressivement le taux de nicotine pour essayer d'atteindre le zéro nicotine. Pour y arriver certains utilisent également un Eliquide appelé Flash qui essaie de reproduire au mieux la sensation de la nicotine dans la gorge mais constitué uniquement d'arômes alimentaires.

Des études scientifiques positives souvent ignorées

Difficile d'être exhaustif vu le nombre d'études scientifiques qui sortent chaque jour dans des revues plus ou moins sérieuses. Certaines sortent du lot de part la rigueur de leur protocole :

Une analyse des conséquences aiguës sur les paramètres cardiaques de l'utilisation de la cigarette versus l'utilisation de la cigarette électronique a été menée par un groupe de cardiologues du centre de cardiologie d'Athènes. Les résultats présentés en août 2012 lors du Congrès de la société de cardiologie à Munich sont très convaincants et ont eu beaucoup d'échos dans la presse à l'étranger mais curieusement peu en France. Sur un échantillon de jeunes fumeurs sans pathologie particulière, il a été montré que fumer une cigarette modifiait considérablement les paramètres cardiaques alors que rien n'était constaté après une utilisation pendant 7 min de la cigarette électronique. Les auteurs concluent que ces résultats sont encourageants et qu'il est urgent de mettre en œuvre davantage d'analyses car la cigarette électronique pourrait s'avérer une méthode de sevrage efficace qui améliorerait nettement la santé des fumeurs qui abandonneraient le tabac pour son usage.

 

Une autre étude publiée fin janvier 2012 a été effectuée sur un cas clinique à partir d'un individu fumeur souffrant de neutrophilie idiopathique chronique. Cette pathologie est souvent associée au tabagisme. Elle se caractérise par l'augmentation dans le sang de certains globules blancs appelés polynucléaires. Quand elle est sévère elle peut conduire à des infections bactériennes et fongiques. Le patient avait essayé 2 fois d'arrêter de fumer sans succès. La première fois sans aide, la seconde avec des patchs. Le fumeur a ensuite réussi à arrêter avec la cigarette électronique en 10 jours. Six mois plus tard, les analyses médicales ont montré que l'ancien fumeur ne souffrait plus de sa pathologie alors même qu'il continuait d'utiliser la cigarette électronique. Le toxicologue et le cardiologue qui ont réalisé ces travaux publiés dans la revue scientifique "Clinical Medicine Insights : Case Reports" concluent que l’utilisation quotidienne de la cigarette électronique peut aider à préserver les effets bénéfiques de l’abandon du tabac.

Bien entendu ces études ne démontrent en rien que la cigarette électronique est une véritable méthode de sevrage ou encore qu'elle n'a aucun effet indésirable sur la santé, néanmoins elles montrent un faisceaux d'éléments qui suggèrent qu'elle serait clairement moins nocive que la cigarette classique*. Néanmoins d'autres travaux scientifiques doivent être menés pour s'assurer que la cigarette électronique ne pose pas de problème sanitaires sur long terme. 

Sylvain Filatriau - Blog sur le tabagisme, les méthodes de sevrage et les études scientifiques sur la cigarette électronique

POST-SCRIPTUM

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Commentaires
2 votes
(IP:xxx.xx5.59.102) le 5 février 2013 a 23H47
 (Visiteur)

La e-cig m’a fait stopper le tabac en quelques jours, il y a 10 mois. Aucune rechute. J’avais effectivement bien veillé à choisir du bon matériel en me renseignant sur des forums sur le net et cela m’a aidé en tout état de cause.

Je renchéris donc sur cet article qui pour une fois n’est pas partial ni encombré d’a-priori. Bien sur, je demande, comme des centaines de milliers d’utilisateurs en France que des études OBJECTIVES soient menées à bien par des Instituts indépendants des lobbies pharmaceutiques et cigarettiers afin que le grand public puisse acquérir une vision claire de ce produit.

Merci au rédacteur de cet article.

2 votes
par Neosteampunk (IP:xxx.xx1.72.171) le 26 mars 2013 a 11H18
Neosteampunk (Visiteur)

J’ai également réussi à arrêter de fumer grâce à la cigarette électronique et je ne regrette pas d’avoir essayer cette méthode efficace !

2 votes
par rvtpanet (IP:xxx.xx1.89.127) le 6 février 2013 a 11H18
rvtpanet (Visiteur)

Quand j’ai commencé l’e-cig je continuais à fumer 10 puis 5 cigarettes par jour pour une consommation initiale d’un bon paquet. Au bout de 2-3 semaines j’ai totalement arrêté les tueuses...

J’ai utilisé l’e-cig de façon relativement intensive et pris peur d’être victime d’une nouvelle addiction puisqu’il est plus facile de maîtriser la consommation des vrais cigarettes, celles-ci ayant un début lorsqu’on les allume et une fin. Lorsqu’on écrase un paquet, on sait approximativement notre consommation journalière.

Avec l’électronique, on ne maîtrise plus tout cela. Vissée autour du cou avec un pendentif adapté, on "vapote" toute la journée par séries de 2-3 bouffées. Sur l’ordinateur, on ne fait plus que ça... heureusement que ça n’est pas nocif pour l’entourage, parfois ça laisse une odeur plutôt agréable.

La diversité des produits fait qu’on essaie plusieurs produits, généralement en commençant par ceux qui ont un parfum type "tabac" (l’imitation est assez bluffante !), puis on s’essaie à d’autres goûts. A la finale, et comme beaucoup je pense, on utilise véritablement un à trois produits, le tout étant de trouver ceux qui plaisent le plus.

Je trouve cela positif d’utiliser des produits ayant d’autres saveurs parce que cela permet peu à peu de se sevrer du tabac.

J’ai pu arrêter totalement l’e-cig au bout de 2 mois : le 1er janvier suite à une grippe qui m’a facilité la démarche... Il est plus simple d’arrêter l’e-cig que les tueuses. Si un jour je recommence à fumer, ça sera l’électronique et non la cigarette conventionnelle ! D’ailleurs, celle-ci est dans un placard, si je fais une sortie ou j’ai un coup de blues, elle sera toujours disponible !

Je ne peux que vous conseiller de l’essayer, dans l’optique de l’arrêter aussi dans quelques semaines ou mois.

Ce que je regrette, dans l’utilisation de l’e-cig, c’est le manque de conseils sur les sites internet vendant ces produits, très peu de vidéos explicatives, une explication nullissime concernant la différence entre les différentes cigarettes électroniques (avantages et inconvénients), des e-liquides pas toujours facile à manipuler... Quant aux boutiques, cela dépend, mais généralement, les employés sont plutôt débordés et ayant peu de disponibilité pour vous faire goûter les différents parfums.

3 votes
(IP:xxx.xx0.21.1) le 7 février 2013 a 10H20
 (Visiteur)

Bonjour, je suis infirmière et cela fait trois mois que j’ai arrété de fumer grace à la cigarette éléctronique. C’est un produit formidable, qui produit une vapeur avec un bon gout. De plus on peut fumer partout. Je n’ai plus du tout envie de fumer des cigarettes car l’électronique est bien meilleure. On peut changer de parfum à volonté et je trouve cela super chouette. De plus en plus de magasin s’ouvrent pour en acheter. Les personnes disent que c’est cher mais ce n’est pas vrai, car cela reviens moins cher sur le long terme que les vrais cigarettes. J’en ai parlé avec les médecins qui travaillent autour de moi et ils m’ont dit que c’était un super produit, qu’il n’était pas nocif comme la cigarette, qu’il permettait de ne plus se détruire la santé tout en gardant le plaisir de fumer.