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Estomac, de la surcharge à la pathologie
Estomac, de la surcharge à la pathologie
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7 décembre 2011
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Bien-être et santé, 172 articles (Magazine Santé)

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Estomac, de la surcharge à la pathologie

Estomac, de la surcharge à la pathologie

L’estomac, première étape de la digestion, peut souffrir de diverses affections, plus ou moins graves. Ménagez-le, surveillez-le et soignez-le !

Les aliments sont d’abord transformés dans la bouche, mélangés à une enzyme légèrement acide. Puis ils parviennent, par l’œsophage, dans l’estomac qui joue un rôle essentiel dans la digestion en broyant les aliments et en les réduisant à l’aide de sucs gastriques. Le bol alimentaire parvient ensuite, via le duodénum et le pylore, petit clapet qui régule cette circulation, dans l’intestin grêle où se poursuit la dégradation grâce à la bile et aux enzymes pancréatiques sécrétées par le foie et le pancréas, et enfin dans le côlon avant l’évacuation des résidus par les voies naturelles.
 

Foie ou estomac ?

Parler de crise de foie quand on a trop mangé un soir du réveillon est une erreur. C’est l’estomac qui regimbe après un repas trop copieux, trop gras, trop sucré et/ou trop alcoolisé. Au début, il sécrète davantage de suc gastrique pour transformer les aliments en excès ou trop riches, mais trop, c’est trop… Il se dilate, fait mal et le suc gastrique, très acide, devenu trop abondant dans l’estomac, bloque le pylore. L’estomac se surcharge alors d’aliments difficiles à digérer et acides, d’où ballonnement, pesanteur, brûlure, spasmes, nausées… ou tout à la fois ! Quand ses capacités sont dépassées, l’estomac n’a pas d’autre solution que de faire remonter le trop-plein. Ces vomissements sont désagréables, mais l’estomac est libéré.
 
Conseil : faites ensuite une petite diète ou mangez légèrement (soupe) et buvez beaucoup (tisanes, bouillon de légumes) pour remettre l’estomac en état de marche. Autre possibilité tout aussi pénible quand les aliments ont réussi tant bien que mal à franchir la barrière du pylore : l’intestin, à son tour débordé, réagit en provoquant des diarrhées. Prenez vos précautions et soignez-vous sans attendre.
 

Les causes du RGO ( reflux gastro-œsophagien)

Quand aigreurs et brûlures d’estomac se répètent après les repas, pas nécessairement pantagruéliques, ou se produisent en position couchée ou penchée, c’est un reflux gastro-œsophagien* (RGO), peu grave mais très gênant. Souvent, le RGO empêche de bien dormir la nuit, d’où un risque de somnolence diurne. En relâchant le muscle qui contrôle l’ouverture et la fermeture entre le bas de l’œsophage et l’estomac, la position allongée favorise le reflux de l’acide gastrique.
 
Les facteurs de risque sont connus : le vieillissement qui altère le tonus de ce petit sphincter, le surpoids, à cause de la pression exercée sur l’abdomen, l’existence d’une hernie hiatale (une partie de l’estomac remonte dans la cage thoracique), les repas trop copieux ou riches en graisses, mais aussi tabac, café, alcool et certains médicaments.
 

Quel traitement ?

Décrivez vos symptômes à votre pharmacien, il vous conseillera un médicament, adapté à votre cas, non pas pour faciliter la digestion mais pour ne plus souffrir de brûlures et de remontées acides.
  • Pansement gastrique de la famille des antiacides ou des alginates pour protéger la muqueuse, à prendre au moment des douleurs et après les repas.
  • Anti-H2, ou anti-sécrétoire, pour bloquer la sécrétion acide.
  • Inhibiteur de la pompe à protons (IPP), plus puissant, si les symptômes sont fréquents, disponible sans ordonnance. Seul celui qui est à base d’oméprazole est autorisé pendant la grossesse. À savoir : l’efficacité de ces médicaments n’est pas immédiate, mais prolongée.
 
Ces traitements sont efficaces mais ne dispensent pas de mesures d’hygiène de vie.
  • Perdez quelques kilos si vous êtes en surpoids.
  • Prenez des repas légers et fractionnés pour ne pas surcharger l’estomac.
  • Limitez café qui augmente l’acidité de l’estomac, boissons alcoolisées qui favorisent le relâchement du sphincter entre œsophage et estomac, boissons gazeuses, condiments agressifs, jus d’agrumes, cornichons, vinaigre.
  • Évitez de vous pencher en avant, de faire des efforts et de vous allonger juste après les repas.
  • Pas de sieste ni de sport après les repas, mais une petite marche.
  • Surélevez la tête de lit pour dormir.
  • Pas de vêtements serrés ni de ceintures qui compriment l’abdomen.
  • Détendez-vous, le stress augmente le reflux.
 
Si les symptômes du reflux persistent ou récidivent en dépit des traitements (4 semaines maximum avec les IPP), voyez votre médecin à cause du risque, à la longue, de saignements.
 
Signalez-lui les médicaments que vous prenez par ailleurs, en particulier pour l’asthme et l’angine de poitrine, certains favorisant le reflux. Il pourra demander un examen, une fibroscopie notamment, pour rechercher la cause.
 
Cet article est extrait en exclusivité du magazine Bien-être & Santé - Tous droits réservés
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