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Entorses du genou : faisons le point
Entorses du genou : faisons le point
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3 octobre 2011
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thoracotomie, 14 articles (Médecin généraliste)

thoracotomie

Médecin généraliste
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Entorses du genou : faisons le point

Entorses du genou : faisons le point

Le genou est la plus complexe des articulations synoviales, la synovie étant le liquide qui fluidifie les mouvements des surfaces articulaires des os. Comme elles, il est composé par une capsule articulaire fibreuse, renforcée par des sangles (les ligaments latéraux interne et externe), mais à leur différence, il possède aussi des fibrocartilages, les ménisques (il existe un ménisque dans l’articulation de la mâchoire avec le crâne) et des ligaments internes à l’articulation, les ligaments croisés. Il y a en plus la rotule en os intermédiaire, sur laquelle le muscle quadriceps va donner son tendon terminal.

Toutes ces structures peuvent se rompre, isolément ou suivant les mécanismes, en des associations fréquentes.

On ne parlera pas ici pour le moment des gros traumatismes du genou, fracture déplacée, fracture ouverte, luxation, qui ont surtout comme premier risque de blessure, la plaie de l’artère poplitée qui passe derrière le genou, de même que le nerf sciatique, avant sa division.

Ces traumatismes sont assez rares de façon isolée, on les voit plutôt au cours des polytraumatismes, des accidents de la route notamment. Dans ces cas, les lésions du genou ne sont souvent pas les seules lésions traumatiques.

La majorité des traumatismes du genou sont en fait des entorses, terme qui désigne des lésions des ligaments latéraux, des ménisques ou des ligaments croîsés. Ainsi le diagnostic d’entorse du genou n’est absolument pas indicatif de la lésion même.

On décrit schématiquement des entorses bénignes et des entorses graves.

Les entorses bénignes ont souvent un caractère peu inquiétant, le genou est à peine gonflé, la douleur est bien située, et même si le patient boîte, il arrive quand même à avancer.

Les entorses graves peuvent présenter un tableau de gros genou impossible à mobiliser quand il y a un gros épanchement de sang dans l’articulation, ou présenter une marche très hésitante avec sensation d’instabilité au moindre appui.

Ces entorses sont rarement des urgences à prendre en charge très rapidement. Il arrive cependant que la rupture des deux ligaments croîsés en même temps, ou une association rupture d’un ligament croîsé et d’un ligament latéral ne puisse guérir spontanément sans laisser une séquelle d’instabilité grave du genou. Ces lésions devront alors être réparées par chirurgie dans des délais relativement brefs.

La plupart du temps, et surtout si le genou est très douloureux, avec un épanchement important, il est difficile de l’examiner cliniquement. Car l’examen clinique du genou recherche avant tout ces instabilités par des manipulations forcant les mouvements de l’articulation. Cet examen quand il est possible, est toujours réalisé après une radiographie de face et de profil qui dépiste les très rares arrachements osseux, témoins d’entorses graves.

Quand l’examen est difficile donc, on préfère généralement prescrire un traitement médical contre la douleur et immobiliser le genou dans une attelle, souvent en interdisant l’appui, donc sous couvert de cannes anglaises. Et l’examen clinique approdondi est programmé après 8 jours de repos.

L’IRM est un excellent examen d’imagerie qui visualise bien les ménisques, les ligaments croîsés, des lésions cartilagineuses. Mais il est difficile à obtenir rapidement, et parfois il n’est pas en adéquation avec l’instabilité réelle (évaluée avant l’opération par le chirurgien par exemple). Une entorse de genou ne doit pas être synonyme d’IRM systématique.

Il est à noter aussi qu'une lésion isolée d'un ligament croîsé n'est pas une indication urgente à la chirurgie, celle-ci donnant de meilleurs résultats jusqu'à 2 mois après l’évènement (pour avoir moins de raideurs, de douleurs résiduelles).

SOURCES

  • http://thoracotomie.com/2011/09/21/les-entorses-du-genou-resume/
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