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Elle ne trouve pas de travail parce qu’elle sent le tabac
Elle ne trouve pas de travail parce qu'elle sent le tabac
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27 octobre 2011
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Patrick Rollo, 495 articles (Rédacteur)

Patrick Rollo

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Elle ne trouve pas de travail parce qu’elle sent le tabac

Elle ne trouve pas de travail parce qu'elle sent le tabac

Une psychothérapeute demandeuse d’emploi avait été écartée d’un poste parce qu’elle sentait fort le tabac. Elle avait par la suite poursuivi l’entreprise qui lui a signifié ce motif. Au bénéfice du doute, cependant, le tribunal de Châteauroux a donné raison au recruteur.

Il n’est pas toujours aisé en cette période de montée du chômage de décrocher un job. C’est le moins qu’on puisse dire. Mais le motif pour lequel Dominique Gengembre, une demandeuse d’emploi de 57 ans, n’a pas été recrutée est assez singulier. Elle avait postulé en 2010 à un poste de conseillère d’orientation psychologue au centre d'information et d'orientation (CIO) de Châteauroux. Et elle était ressortie confiante et sereine de son entretien d’embauche, convaincue que tout s’était bien passé. Mais le téléphone ne sonne plus, et c’est la douche froide. Dominique Gengembre demande alors pourquoi le poste lui a été refusé.

La réponse de la directrice du CIO, Bernadette Coutton, se fait par mail : « Vous dégagez une forte odeur de tabac. Vous devez être une grosse fumeuse, ça se sent ». Mais ce que la psychothérapeute postulante sent à la lecture de ce mail n’est pas une fumée de cigarette, mais une montée de colère comparable à une éruption de volcan : Elle décide de porter plainte et de réclamer 1000 euros de dommages et intérêts. Peine perdue, le tribunal de Châteauroux vient de la débouter.

Dans les vapeurs du tribunal, la directrice avait déploré son mail « hypermaladroit  », qui masquait, selon elles, d’autres raisons signifiant à la candidate que son profil ne correspondait pas au poste proposé : « Je voulais aussi l’aider pour qu’elle améliore sa présentation au prochain entretien qu’elle aurait ». Dans le doute, le tribunal a relaxé la responsable du CIO. Pour l’avocat de Dominique Gengembre, cependant, cette affaire sent avant tout le roussi pour de nombreuses catégories de personnes plus ou moins fragiles sur le marché du travail : « Cette décision du tribunal ouvre la voie à d’autres discriminations. Qu’en sera-t-il pour les personnes obèses, ou souffrant d’hypertension, ou d’un cholestérol élevé ? ».
 

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