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Electronique ou pas : fumer nuit à la santé
Electronique ou pas : fumer nuit à la santé
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15 octobre 2012 | 3 commentaires
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Le Webzine de l'AP-HP, 323 articles (AP-HP)

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Electronique ou pas : fumer nuit à la santé

Electronique ou pas : fumer nuit à la santé

En France, depuis l’interdiction de fumer dans les lieux publics, un million de personnes aurait déjà essayé la cigarette électronique. Ces cigarettes dont on dit communément qu’elles permettent de retrouver la sensation de fumer sans les risques associés aux cigarettes classiques, ne sont pourtant pas sans danger.

Ces e-cigarettes se sont développées en tant qu’alternative à la cigarette classique, dont elle revêt l’apparence. Les cigarettes électroniques sont des dispositifs électriques supposés délivrer de la nicotine sous forme de solution vaporisée. La partie « tabac » présente à son extrémité une diode simulant visuellement la combustion, à et l’autre extrémité une résistance qui plonge dans la partie « filtre ». Lors de l’aspiration, la solution présente dans la cartouche s’échauffe et la vapeur produite est inhalée par l’utilisateur. Si elles ne contiennent pas de tabac, ni de goudron, les e-cigarettes comportent tout de même des solvants variés (comme le propylène de glycol) et parfois de la nicotine.

L’Agence française de sécurité sanitaire et des produits de santé (Afssaps) et la Direction Générale de la Santé recommandent la plus grande prudence aux utilisateurs de cigarettes électroniques, car même si les quantités de nicotine sont peu importantes dans les e-cigarettes elles « peuvent conduire à des effets indésirables graves ». Aucune cigarette électronique ne dispose d’une autorisation de mise sur le marché (AMM), ou d’un marquage CE attribué par un laboratoire agréé auprès de l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM). Il est à noter que les cigarettes électroniques ne peuvent être vendues en pharmacie car elles ne figurent pas sur la liste des produits dont la délivrance y est autorisée.

Nombre de spécialistes estiment que les études réalisées sont pour l’heure contradictoires et qu’ils manquent du recul nécessaire pour évaluer l’impact de ces produits de santé. Ajoutons qu’aucune preuve scientifique suffisante ne permet de dire que la cigarette électronique aide les fumeurs à arrêter contrairement aux traitements de substitution nicotique (patch, formes orales, inhaleurs).

Anne de Fouchier

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Commentaires
7 votes
par JMTLG (IP:xxx.xx4.227.50) le 15 octobre 2012 a 15H38
JMTLG (Visiteur)

Deux choses :

1/ Vous semblez ne pas connaitre un instant ce domaine, vu que vous ne décrivez que les e-cigarettes qui provoquent une "combustion entrainant une fumée nicotinée" (vous décrivez aucunement le fonctionnement, j’essaye juste de deviner vu le manque flagrant d’explications). A priori ça me fait penser aux modèles du type e-pure, qui représentent une minime partie des cigarettes électroniques. Pour info les modèles les plus courants consistent un un liquide dans un "réservoir" contenant de la nicotine et des parfums, et d’un brumisateur qui crée de la fumée, qui passe sur le liquide et s’imprègne.

2/ Plus important selon moi, le premier point étant juste un manque très importants d’informations, se résume en une simple question :

En admettant (ce que je fait volontier) que les e-cigarettes soient à priori nocives, quel est le pire : fumer une vraie clope prouvée comme étant une ignomonie sans nom, ou "vapoter" comme disent certains, sans être sur d’un risque réel et en ayant -pour l’instant- des retours médicaux disant que même nocives, elles le sont infiniment moins que des clopes ?

Je ne dis pas que les e-clopes sont parfaites, et j’insiste sur le fait que ça ne fait pas forcément arréter de fumer. Mais je sais que dans mon cas, je suis passé d’un paquet de camels par jour à 5-6, le reste étant devenu du "vapotage". Et rien que ça, je pense qu’au niveau santé, c’est énorme.

Entre un poison avéré et un poison très très éventuel, vous me conseillez de continuer le premier ?

Il va sans dire bien sur qu’aucun des deux serait l’idéal, mais"en attendant"...

1 vote
par Nums (IP:xxx.xx9.235.82) le 15 octobre 2012 a 17H22
Nums (Visiteur)

Entièrement d’accord avec le commentaire ci-dessus.

En ce qui me concerne, j’ai arrêté ce que l’on nomme "les tueuses" (les cigarettes classiques avec du tabac) grâce à la cigarette électronique et pas mal de sport. Tout comme JMTLG, je préfère fumer quelque chose """d’éventuellement""" nocif que du tabac contenant au bas mot 4.000 substances toxiques.

L’auteur a écrit :

Ajoutons qu’aucune preuve scientifique suffisante ne permet de dire que la cigarette électronique aide les fumeurs à arrêter contrairement aux traitements de substitution nicotique (patch, formes orales, inhaleurs).

Je réponds :

La preuve je vais vous la donner : le liquide utilisé pour la cigarette électronique contient de la nicotine. Le principe est strictement identique aux substituts classiques. Seuls la forme et le mode d’utilisation diffèrent.

1 vote
par adcantuan (IP:xxx.xx5.168.169) le 15 octobre 2012 a 17H19
adcantuan (Visiteur)

Je suis passé de 3 paquets de JPS noir par jour à zéro grâce à la e-cigarette utilisée du 06/01/2010 au 16/01/2010. Je désirais arrêter de fumer ça devenait une trop grosse rente... J’ai acheté la e-cigarette pour moins fumer... Fumer geek. Je suis très geek, iPod, iPhone, iPad, portables et ordinateurs même la voiture... une Prius. Donc s’arrêter de fumer c’est un peu comme se suicider en arrêtant de respirer, la e-cigarette était ma bouée, pour ne pas céder à la tentation d’aller au bureau de tabac. J’ai vapoté une dizaine de jours, puis après... je la rechargeait et la gardait dans la poche avec ses embouts chargés de nicotine. J’ai gardé cette bouée durant 1 mois avant de la remettre dans son joli coffret avec les embouts qutl me restait. J’ai vécu l’enfer du sevrage tabagique, la gorge qui gratte, une certaine forme de mélancolie, de la dépression... les aphtes dans la bouche... des poussées d’acnée à 50 ans. Ben oui ! Arrêter de fumer est un sacrifice... 3 ième, 6 ième et 9 ième mois sont des caps épouvantables à passer. Passé un an, il y a toujours des besoins sporadiques qui avec le temps s’éloignent. Les 2 premières années sont dures... la troisième on se pose des questions... mais quand on voit combien coûte ce plaisir... finalement le resto avec son épouse c’est plus sympa... et moins égoiste.