Mon logo CareVox
CareVox par RSS
CareVox sur Facebook
CareVox sur Twitter
E. coli : Première personne décédée en France
E. coli : Première personne décédée en France
catégorie
note des lecteurs
date et réactions
4 juillet 2011 | 2 commentaires
Auteur de l'article
Patrick Rollo, 495 articles (Rédacteur)

Patrick Rollo

Rédacteur
note moyenne des lecteurs
nombre d'articles
495
nombre de commentaires
0
nombre de votes
0

E. coli : Première personne décédée en France

E. coli : Première personne décédée en France

Une patiente de 78 ans, hospitalisée en réanimation au CHU de Bordeaux depuis le 24 juin dernier, est morte dans la nuit du 1er au 2 juillet. La victime a succombé des suite d’un syndrome hémolytique et urémique (SHU) engendré par la bactérie e. coli. La branche Aquitaine de l’Agence régionale de santé (ARS) précise que le pronostic vital de la victime était engagé depuis plusieurs jours. Elle ajoute par ailleurs que cette dernière n’était pas porteuse de la souche O104 d’Escherichia coli incriminée pour avoir occasionné le décès de près de 50 personnes en Allemagne.

Une conférence de presse s’est tenue en toute hâte au CHU Pellegrin de Bordeaux. Mais devant les micros, Philippe Fort, le directeur de l’ARS Gironde, est resté pantois. Il n’a pu faire autrement que de reconnaître qu’ « on ne connaît pas l’agent ou l’aliment qui a entraîné cette contamination ». La surprise est d’autant plus grande que la victime n’avait pas mangé de graines germées, contrairement aux autres malades hospitalisés à Bordeaux, porteurs de la souche O104. De plus, un semblant d’amélioration de son état avait été constaté dans les jours précédents son décès. Et on note dans les couloirs de l’hôpital que « comme les autres patients présentant un SHU, elle a bénéficié du nouveau médicament disponible pour traiter ce syndrome et de tous les soins nécessités par son état de santé ».

La septuagénaire n’aurait-elle pas eu de lien direct avec les autres patients contaminés ? Légèrement en retrait, Benoît Vendrely, un néphrologue du CHU, est alors sorti de l’ombre pour indiquer aux journalistes que « cette souche de la bactérie a déjà été observée dans d’autres cas de SHU. Celle-ci proviendrait alors de laitues ou de viandes ».

Alors que les médecins esquissaient les hypothèses, une autre femme d’un âge avancé, de 65 ans cette fois, était toujours en réanimation le 4 juillet. Le Docteur Didier Gruson, qui s’est penché sur son cas, indique que cette personne atteinte « est toujours dans un état critique tout en montrant des signes de réveil sur le plan cérébral ». Les médecins français sont désormais aussi étonnés que les médecins allemands par l’intensité des atteintes cérébrales majeures engendrées par les souches O104 et O145, et observées dès l’entrée dans la maladie. Dans le nord de la France, également en proie tout récemment à une crise à l’e. coli, les victimes étaient confrontées à la souche O157, qui présente une gravité moindre.

Photographie : le CHU Pellegrin à Bordeaux

Inscrivez-vous à la newsletter !
Les internautes qui ont lu cet article ont aussi consulté
Commentaires
0 vote
par pseudo (IP:xxx.xx9.87.91) le 5 juillet 2011 a 12H38
pseudo (Visiteur)

Bon on arrête le délire avec l’ECEH ? Et on s’occupe éventuellement de ce qui est un peu plus inquiétant sur le plan de la santé publique : Tricastin, Fort Calhoun, Fukushima ? Ayez l’amabilité puisque vous vous intéressez tellement à l’ECEH, de nous donner le nombre de morts européens par ECEH au cours de ces dix dernières années.

0 vote
(IP:xxx.xx8.65.166) le 5 juillet 2011 a 13H19
 (Visiteur)

Un nouveau médicament ? Et si c’était cela la cause de la mort ? Ces gens ont une confiance aveugle dans des substances qu’ils ne maîtrisent pas !