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Don d’organe : pour sauver des vies, il faut l’avoir dit
Don d'organe : pour sauver des vies, il faut l'avoir dit
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18 juin 2012 | 4 commentaires
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Réseau CHU, 258 articles (Réseau des CHU)

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Don d’organe : pour sauver des vies, il faut l’avoir dit

Don d'organe : pour sauver des vies, il faut l'avoir dit

Les chiffres sont implacables : près de 16 000 personnes attendent une greffe en 2012 mais à peine le tiers d’entre elles auront la chance d’être transplantées et près de 250 décèderont faute de greffon. Pour sauver ces vies, une seule solution, augmenter le nombre de donneurs et donc encourager la réflexion et la prise de position : Il faut faire connaître sa décision. 

« En juin, je le dis à mes proches » sera donc le slogan de la journée nationale de réflexion sur le don d’organes et la greffe et de reconnaissance aux donneurs. Pour l’Agence de la biomédecine, le 22 juin sera aussi l’occasion de remercier les donneurs et leurs proches qui ont accompli cet acte de générosité d’un altruisme total.

Les CHU qui réalisent la quasi-totalité des greffes, vont relayer le message auprès de la population. Exemples à Limoges, Metz-ThionvilleMarseille, Nancy, Reims, Rennes, RouenStrasbourg, Toulouse et Tours...

Le relais à travers les CHU partout en France

A Limoges, la Coordination Hospitalière des Prélèvements d’Organes et de Tissus (Chpot) du CHU de Limoges et la Anne Valérie Paris Gallery, galerie d’art ultra contemporaine, organisent avec le soutien de l’ARS Limousin un événement artistique d’exception pour promouvoir le don d’organes. Du 19 au 23 juin 2012, « Don d’organes, don de soi ? » réunira au Pavillon du Verdurier à Limoges 23 œuvres d’artistes réputés ou en devenir. Conférence, stand d’information et vente aux enchères des œuvres au profit de l’association ADOT 87 (le soir 22 juin) rythmeront une semaine associant Culture et Santé publique. 24 artistes (sculpteurs, grapheurs, photographes, plasticiens) de différents pays dont Charlélie Couture, qui a préfacé le catalogue de l’exposition, ont répondu favorablement à l’invitation lancée par le CHU de Limoges pour participer à cet événement hors norme pour promouvoir le don d’organes. 

Metz Thionville : L'équipe de Prélèvements d'Organes et de Tissus et des représentants des associations et de greffés renseigneront le public sur les stands à l’entrée de l'Hôpital Bon Secours et de l'Hôpital Bel Air où se tiendra également une exposition de dessins réalisés par les élèves de l’Ecole St Vincent de Paul sur le thème du don d'organes.

Les équipes de la coordination hospitalière des Prélèvements et Tissus de l’AP-HM se mobilisent en collaboration avec le service central des transports, pour sensibiliser la population marseillaise. Elles seront présentes avec des véhicules de l’AP-HM siglés « Urgence GREFFE » le 22 juin de 10h à 14h place du Général de Gaulle pour distribuer des fascicules d’information et répondre aux questions du public sur le don d’organes, de tissus et la greffe.

A Nancy, l’équipe de l’Unité de Prélèvement d’Organes et de Tissus du CHU animera deux points information le vendredi 22 juin 2012 dans les locaux de l’Etablissement Français du Sang. Une sensibilisation à la question du don d’organes et de la greffe également relayée par l’EFS Lorraine-Champagne dans ses points de collecte mobiles. Le 23 juin, grande journée festive organisée par l’association ADDOTH. « 1 000 coeurs, 1 000 fleurs, 1 000 mercis » : décoration de la place Maginot avec des dessins réalisés par les écoliers nancéiens, distribution de plantes en pot et autres animations - concert de jazz manouche et démonstration de flamenco.

A Reims, les patients du CHU (Hôpital Maison Blanche, Hôpital Robert Debré, Hôpital Américain, Hôpital Sébastopol) recevront un flyer de sensibilisation au don d’organes et de tissus sur leurs plateaux repas. Au self du personnel, l’information sera diffusée en fanfare grâce aux musiciens de l’orchestre de la faculté de médecine « Les Boules de Feu ». Elle sera aussi reprise sur le fond de leur plateau-jeu et sur un stand d’information. Quant au grand public, il sera sensibilisé dès 15 heures, sur la place d’Erlon à Reims par les professionnels de santé du CHU. Ils expliqueront les modalités de ces dons (cadre légal, déroulement des actes pratiqués...) et distribueront des cartes de donneurs. L’équipe du CHU proposera également des quizz ludiques aux passants pour tester leurs connaissances en matière de don d’organes, notamment sur les types d’organes et de tissus pouvant être greffés, sur la façon de faire connaître son choix...
Cette action est réalisée en partenariat avec le Rotary mais aussi les Ecoles d’Infirmiers de Bloc Opératoire et d’Infirmiers Anesthésistes de l’Institut Régional de Formation (IRF) du CHU.

La coordination hospitalière du CHU de Rennes pour le prélèvement d’organes et de tissus organise un point d’information sur le don. Il aura lieu sous la station du métro « Pontchaillou », le vendredi 22 juin, entre 8h et 18h. Objectifs : sensibiliser le public à faire un choix, l'insicter à se positionner personnellement pour ou contre le don d’organes, et à le dire à ses proches. En effet en 2011 en France, 32% des prélèvements possibles ont été refusés, et dans 6 cas sur 10, cela venait d’un refus de la famille, qui manquait d’informations sur la volonté du défunt.

A Rouen, l’unité de prélèvements et greffes du CHU rencontrera le public de 11h00 à 15h00 au sein de l’anneau central de l’Hôpital Charles Nicolle.

En Alsace, le vendredi 22 Juin 2012, le réseau de prélèvement regroupant les Hôpitaux Universitaires de Strasbourg et les centres hospitaliers de Mulhouse et Colmar, tiendront des stands de sensibilisation et d’information à l’attention du grand public et des personnel dans les établissements de santé publics, les grandes surfaces et les centres villes et de Haguenau et de Brumath. Les étudiants de 3ème année des Instituts de Formation en Soins Infirmiers de l’EPSAN de Brumath et de l’hôpital de Haguenau participent à l’évènement.

A Toulouse, pour assurer la promotion du don d'organes, les membres de l’équipe de la Coordination des prélèvements du CHU se tiendront à la disposition du public à la Station de métro Jean-Jaurès. L’opération est réalisée en partenariat avec les représentants de l’Agence de la biomédecine et grâce à l’aide logistique de transports toulousains Tisséo.

L’équipe de coordination des dons d’organes du CHRU de Tours a invité les taxis GIE de la ville à afficher le mot d’ordre durant le mois de juin. Les cinémas CGR de Tours et les Studios ont aussi répondu favorablement à l’appel, ils distribueront une plaquette d’information et de sensibilisation au don pour toute place achetée le vendredi 22 juin.

 

Donneur ou pas, chacun a une démarche à accomplir. Comment transmettre sa décision ?

Il existe deux moyens : la confidence orale de son choix, quel qu’il soit, à ses proches « pour ou contre » ou l’inscription de son opposition au registre national des refus géré par l’Agence de la biomédecine.

En France, on recense près de 3 000 donneurs potentiels en état de mort encéphalique mais seulement 1 500 sont prélevés. Outre les contre-indications médicales qui ne permettent pas d’envisager un don, on enregistre une forte opposition au don (plus de 30%) due bien souvent à l’absence de discussion autour du don au sein des familles.

Les prélèvement d’organes sont réalisés dans une situation exceptionnelle de décès : l’état de mort encéphalique

Il survient principalement après un AVC ou un traumatisme crânien grave. Le décès est confirmé par des examens précis et définis par la loi, puis la perfusion des organes est maintenue jusqu’au moment du prélèvement. Une infirmière appartenant à l’unité de coordination intervient alors afin d’assister le médecin réanimateur dans la qualification de ce donneur potentiel, la vérification de l’absence de contre-indications au don et la recherche d’une éventuelle opposition du défunt exprimée de son vivant (interrogation du registre national des refus et entretien avec les proches). Elle coordonne ensuite en lien avec l’Agence de la biomédecine (ABM), le prélèvement des organes au bloc opératoire, l’attribution et l’envoi des greffons, l’arrivée et le départ des différentes équipes chirurgicales préleveuses. Elle est garante du respect du corps du défunt et de la restauration tégumentaire la plus soigneuse et parfaite possible.
Le don du vivant est aussi possible pour certains organes (reins, foie, poumons) avec des critères bien précis régis par la loi de bioéthique.

En France, le don de rein de son vivant est aussi possible et il est encouragé en tant que moyen supplémentaire de développer la greffe, parallèlement au don post mortem. En 2011, 10 % des greffes de rein ont été réalisées grâce à un don du vivant. Le don ne peut bénéficier qu’à un malade de son proche cercle familial. La pratique est très encadrée, pour des raisons médicales mais aussi éthiques. L’un des deux reins du donneur est prélevé, sachant qu’un seul de ces organes peut suffire à mener une vie normale. Plus rarement, on peut aussi prélever et greffer une partie du foie d’un donneur vivant, cet organe pouvant se reconstituer ultérieurement. Enfin, très exceptionnellement, cette greffe peut concerner les lobes pulmonaires
 

Du don à la greffe, une chaîne de vie

Les équipes de médecins et d’infirmières de la coordination hospitalière des Prélèvements et Tissus, sont mobilisées 24h/24 et 7j/7. En lien avec les réanimateurs et avec les chirurgiens, elles jouent un rôle indispensable dans la chaîne du prélèvement à la greffe. Elles favorisent le recensement des défunts susceptibles d’être prélevés, accueillent les familles et recueillent leur témoignage sur la position du défunt concernant le don de ses organes, assurent les examens biologiques et médicaux nécessaires au prélèvement, prennent tous les contacts et toutes les informations nécessaires à l’attribution des organes et à l’organisation de leur transport, et coordonnent le prélèvement au bloc opératoire.

La greffe, une affaire de spécialistes
La transplantation d’organe est une activité de référence très spécialisée. Elle est pratiquée dans les hôpitaux qui possèdent un plateau technique sophistiqué et mobilise de nombreuses équipes médicales et paramédicales. Cette activité de pointe sous-tend une recherche à un très haut niveau.
La prise en charge multidisciplinaire est assurée par des équipes médicales dédiées, des équipes chirurgicales, des anesthésistes réanimateurs, des infirmiers spécialisés, des psychologues, etc. Parfaitement coordonnées, elles assurent la sélection des patients sur les listes de greffe, leur préparation, la transplantation et son suivi...

Don d’organes : les 1001 façons d’en parler
Maître d’œuvre de la journée nationale, l’Agence de la biomédecine poursuit son action de sensibilisation et incite chacun à se positionner sur le don d’organes. L’enjeu réside surtout dans le partage de son choix avec ses proches, dont l’intermédiation est indispensable en cas de don post mortem. La campagne d’information « Pour sauver des vies, il faut l’avoir dit » participera à cette grande ambition de libérer la parole autour du don et donne rendez-vous aux internautes sur Facebook

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Mots-clés :
Don d’organes
Commentaires
1 vote
(IP:xxx.xx1.138.214) le 18 juin 2012 a 16H46
 (Visiteur)

Un autre article sur le sujet des "non dits" du don d’organe :

"Saviez-vous que, pour pouvoir prélever des organes, le « mort » doit souvent être… anesthésié ???

Hé oui, c’est une réalité qui est rarement révélée aux donneurs, et à leur famille. Cela ne veut pas dire qu’il ne faut pas faire de don d’organes, au contraire. Mais il est important de ne pas le faire aveuglément.

Pour pouvoir être transplantés, les organes doivent être frais. Le cœur d’une personne morte depuis ne serait-ce que cinq minutes est inutilisable : il ne se remettra jamais à battre, y compris avec un pacemaker (un appareil qui donne des chocs électriques pour stimuler les pulsations). Il en va de même des autres organes vitaux (reins, foie, pancréas, poumons…) Pour que les organes soient bien frais, il faut qu’ils soient encore en train de fonctionner au moment où ils sont prélevés. Ils ne peuvent donc pas être prélevés sur un « mort » réellement mort, mais sur une personne en état de « mort cérébrale », ce qui, nous allons le voir… est très différent.

Revenu du séjour des morts

Le journal anglais Daily Mail publie l’histoire d’un jeune britannique qui a eu la vie sauvée par son père qui s’était opposé à ce que ses organes soient prélevés pour servir à des transplantations.

Lire la suite : http://www.alterinfo.net/Ce-qu-on-n..."

1 vote
par cocorico (IP:xxx.xx6.156.211) le 18 juin 2012 a 19H11
cocorico (Visiteur)

Le cas de stephen relaté dans le post précédent voir lien http://www.alterinfo.net/Ce-qu-on-n..."

....n’est pas isolé

En 2011, l’hopital sainte-croix de Dummondville au Québec, a demandé l’autorisation d’extraire les yeux d’une patiente qui s’était étranglée pendant son repas à l’hopital en l’absence de personne soignant, affirmant qu’elle était en état de mort cérébrale. Après que la famille eut demandé des preuves au médecin, elle se réveilla et retrouva l’essentiel des ses facultés.

En 2008 un Francais de 45 ans s’est réveillé sur la table d’opération tandis que les médecins s’appretaient à lui prélever ses organes, suite à un arret cardiaque. Lors de l’enquête menée par le comité d’ethique, plusieurs médecins reconnurent que ce type de cas bien que rare leur était parfaitement connu

La même année Sack Dunlap un Américain de 21 ans mort cérébralement était sur le point de se faire retirer ses orgnes vitaux lorsque ses deux seours toutes les deux infirmières décidèrent de vérifier qu’il était en effet mort cérébralement Discrétemen elles enfoncérent uen pointe sous son ongle de pied ce qui provoqua une forte réaction de DUNLAP provant qu’il était conxcient. Il se remit complétement et déclara plus tard qu’il était conscient et entendait les médecins autour de lui discuter des organes qu’ils allaient lui prélever .

EN FAIT LES DONS D’ORGANES DANS CERTAINS CAS (citer plus haut et ce n’est que le haut de l’iceberg...) CONSISTE A PRELEVER DES ORGANES SUR DES PERSONNES VIVANTES (mais mal diagnostiqués comme mort) POUR EN SAUVER D AUTRES.

Si on reprend le cas de stephen (cité plus haut) on allait le tuer par "mégarde" pour lui prélever ses organes pour d’autres.

1 vote
par cocorico (IP:xxx.xx6.156.211) le 18 juin 2012 a 19H14
cocorico (Visiteur)

Le lien que j’ai repris du post précédent est erroné Voici le bon :

http://www.alterinfo.net/Ce-qu-on-n...

1 vote
par cocorico (IP:xxx.xx6.156.211) le 18 juin 2012 a 19H27
cocorico (Visiteur)

LIRE AUSSI LES LIENS SUIVANT POUR TROUVER LES SOURCES DE L ARTICLE

http://www.santenatureinnovation.fr...

http://bichau.canalblog.com/archive...