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Des substances nuisibles à la fertilité dans des vêtements de marques
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23 août 2011
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Patrick Rollo, 495 articles (Rédacteur)

Patrick Rollo

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Des substances nuisibles à la fertilité dans des vêtements de marques

Des substances nuisibles à la fertilité dans des vêtements de marques

L’association de protection de l’environnement Greenpeace, en se penchant sur l’industrie du textile, a fait une découverte pour le moins préoccupante : 14 grandes marques de vêtements utiliseraient et relâcheraient « des substances chimiques douteuses et toxiques » sur leur chaîne de fabrication. Les articles proposés par les marques contiendraient des traces d’éthoxylates de nonylphénol, une substance très nocive pour notre santé et en particulier néfaste pour les organes de reproduction de tout être vivant. 

Greenpeace avait déjà mené une enquête, Dirty Laundry, montrant comment les fournisseurs des grandes marques textiles empoisonnaient l’eau de certains fleuves chinois avec leurs rejets chimiques. Cette fois, le collectif a rendu un rapport nommé Dirty Laundry 2. Dans ce cadre, des analyses ont été effectuées sur 78 échantillons de vêtements fabriqués en Extrême-Orient dans des pays tels que la Chine, le Vietnam, les Philippines et la Malaisie. Verdict : Des produits chimiques hautement nocifs ont été détectés sur les deux tiers des échantillons, 52 pour être précis.

Les marques incriminées, installées dans 17 pays, sont au nombre de 14 : Abercombie & Fitch, Adidas, Calvin Klein, Converse, G-Star RAW, H&M, Kappa, Lacoste, Li Ning, Nike, Puma, Ralph Lauren, Uniqlo et Youngor. Greenpeace reproche en particulier aux fabricants de faire appel aux éthoxylates de nonylphénol (NPE). Ces substances, interdites en Europe depuis 2005 mais encore couramment utilisées comme détergent dans l’industrie textile à l’extérieur de notre continent, se décomposent en nonylphénol (NP) une fois évacuées dans l’environnement, et notamment dans les égouts.

Et il s’agit là d’un sous-produit agissant en tant que perturbateur hormonal, néfaste pour la fertilité et le système de reproduction. Li Yifang, responsable de la campagne menée par Greenpeace en Asie, a insisté lors d’une conférence de presse donnée à Pékin sur le fait que « lorsque les vêtements sont lavés, des quantités résiduelles de NPE sont relâchées, et elles s’insinuent dans des pays où leur usage est interdit ».

De fait, l’association de protection de l’environnement pousse les entreprises concernées à prendre des mesures concrètes pour ne plus utiliser les éthoxylates de nonylphénol. A l’heure actuelle, deux réponses positives ont été entendues : Les marques Puma et Nike se sont engagées « à ne plus rejeter aucun produit toxique dangereux de sa chaîne de fabrication d’ici à 2020 ». Et il y a aussi eu une réponse négative, celle d’Adidas, qui « ne souhaite pas prendre de mesures ».
 

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