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Des protéines pour se protéger de la toxicité du mercure
Des protéines pour se protéger de la toxicité du mercure
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24 octobre 2011
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La rédaction CareVox, 598 articles (Comité de rédaction)

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Des protéines pour se protéger de la toxicité du mercure

Des protéines pour se protéger de la toxicité du mercure

Des chercheurs de l’Inserm et du CNRS viennent d’identifier des protéines qui pourraient protéger contre la neurotoxicité du mercure. Ces agents sont les chimiokines, et des expériences menées sur des souris ont apporté des résultats suggérant la contribution efficace de ces protéines dans la protection du cerveau.

L’étude menée a son importance dans un contexte où les métaux lourds représentent les agents les plus polluants et où le mercure (soupçonné d'être une des causes de la maladie d'Alzheimer et bien d'autres maladies chroniques) figure parmi ces polluants les plus toxiques. Deux équipes scientifiques, celle de l’Inserm (Unité 968 "Institut de la Vision") et celle du CNRS (laboratoire "Environnements et paléoenvironnements océaniques et continentaux" des Universités de Bordeaux 1 et 4) ont ainsi identifié des agents protecteurs efficaces contre la neurotoxicité du mercure.

Leurs travaux, qui ont été publiée dans la revue Toxicological Sciences le 18 octobre dernier, mettent en avant non seulement le rôle primordial de ces protéines contre les déficits neuronaux engendrés par le mercure, mais aussi les effets toxiques du métal lourd sur le cerveau. L’étude a porté sur des souris, dont l’alimentation a été contaminée au mercure pour suggérer l’intoxication alimentaire observées parmi des populations amérindiennes. C’est ainsi que les chercheurs ont découvert que le cortex des souris victime de l’intoxication avait du essuyer une perte de 30% des cellules nerveuses, et ce après trois mois d’un régime alimentaire à base de croquettes et de chair de poisson péché en Guyane.

Les auteurs de l’étude ont, parallèlement, pu mettre en relief l’effet protecteur de la chimiokine CCL2 dans le processus de neurotoxicité au mercure. William Rostène, responsable de l'étude, en convient : « L'ensemble de ces résultats démontre que le méthylmercure (MeHg) peut provoquer une neuroinflammation et que la chimiokine CCL2 agit comme un système d'alarme neuroprotecteur dans les déficits neuronaux induits par le MeHg. Ils viennent compléter et confirmer d'autres études récentes montrant les effets toxiques du mercure sur le métabolisme énergique et ses effets neurotoxiques ».

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