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Des conseils pour les vacances
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22 juillet 2011
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Le Webzine de l'AP-HP, 323 articles (AP-HP)

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Des conseils pour les vacances

Des conseils pour les vacances

A l’heure des vacances d’été, des voyages et du soleil, vigilance et précaution sont de mise en matière de santé : se protéger, adopter les bons gestes de prévention, ou ne pas perdre subitement le bon sens… Petit coup de projecteur !

Adopter les bons gestes, c'est prévenir le cancer de la peau

En France, chaque année 7400 cas de mélanome sont diagnostiqués et environ 1400 personnes en décèdent. Le mélanome est une des formes du cancer de la peau développée à partir des cellules fabriquant la mélanine, ce pigment qui colore la peau et la protège des rayons ultra-violets. C'est l'une des tumeurs dont l'incidence a le plus augmenté depuis vingt ans. Les cancers cutanés, devenus les cancers les plus fréquents, se présentent sous deux formes, carcinome ou mélanome, ce dernier étant le plus grave. Diagnostiqué précocement, on le soigne très bien. Prévention et dépistage sont les deux mots-clefs pour reconnaître le mélanome à un stade de début où il peut être guéri. Aussi, est-il essentiel de savoir en reconnaître les signes qui doivent amener à consulter immédiatement un dermatologue, mais également de s'informer sur les mesures de prévention pour éviter son apparition ou son développement.

A cet égard, la surveillance de la peau permettra de détecter un grain de beauté qui change de taille, de couleur, d'épaisseur ou une tache brune qui s'étend, autant de signes suspects qui doivent alerter. Si tout le monde peut développer un mélanome, il existe néanmoins des familles à risque : peau, yeux et cheveux clairs, grains de beauté en grand nombre, antécédents familiaux de mélanome, qui doivent pratiquer l'auto-surveillance régulière de la peau, sans omettre le cuir chevelu et les plantes des pieds. Mais les risques viennent aussi de l'environnement : exposition importante au soleil et aux UV, notamment via les cabines à bronzer. Il faut donc : éviter l'exposition solaire surtout entre 11h et 16h ; porter des vêtements couvrants, des chapeaux, des lunettes ; mettre de la crème solaire en complément avec, comme gage d'efficacité, un indice supérieur à 30 et le renouvellement fréquent de ses applications ; se méfier de la réflexion des rayons par l'eau, le sable et de la fausse protection d'un ciel couvert ou d'un temps venteux ; surtout protéger les enfants pour préserver leur avenir d'un mélanome à l'âge adulte ; et enfin, prêter attention aux lésions pigmentées des personnes de son entourage pour les inciter à faire examiner leur peau.

Perdre subitement le bon sens, c'est le syndrome du voyage pathologique

Si certains globe-trotters se disent volontiers « fous » de voyages, il arrive que de simples touristes perdent subitement le bon sens. On dit alors qu'ils sont atteints par le syndrome du voyageur. Il ne s'agit pas d'une pathologie, en tant que telle, uniquement causée par le voyage mais de troubles psychologiques qui peuvent avoir deux origines bien distinctes. Le cas le plus fréquent intéresse des personnes qui présentent des troubles du comportement en arrivant à destination. Une autre ville, une autre culture, un éloignement soudain de chez soi, la perte des repères, constituent autant de facteurs susceptibles de déclencher des réactions anormales comme l'angoisse ou la dépression. Si ces personnes semblaient bien dans leur peau, ce n'était pourtant qu'une apparence car elles présentaient déjà de légers troubles de l'humeur voire un mal-être général, restés inexpliqués ou inconscients.

Se retrouver dans un milieu inconnu peut, en effet, favoriser un vécu angoissant et révéler certains troubles latents. Cas rare et plus grave, le voyage fait partie du délire du patient et s'intègre à une pathologie psychiatrique préexistante, qualifiée de « voyage pathologique ». Ici, le patient obéit aux ordres d'une voix qu'il entend mais qui est de nature hallucinatoire appartenant en réalité à son propre délire. Là, le voyage devient une fuite, un instinct de survie. Accueillis aux urgences de l'Hôtel-Dieu (Assistance publique-hôpitaux de Paris) ces touristes désorientés sont pris en charge par des psychiatres notamment le docteur Youcef Mahmoudia, spécialiste de ce syndrome. Une fois stabilisés, ils pourront poursuivre leur voyage, sinon une hospitalisation sera nécessaire, sur place ou dans d'autres services de psychiatrie de l'AP-HP, avant le rapatriement dans le pays d'origine.

Ermine Facchin
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