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Dépistage du cancer de la prostate : vers un test d’urine ?
Dépistage du cancer de la prostate : vers un test d'urine ?
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18 février 2009 | 12 commentaires
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Docteur Eric Mandel, 1 article (Chirurgien urologue)

Docteur Eric Mandel

Chirurgien urologue
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Dépistage du cancer de la prostate : vers un test d’urine ?

Dépistage du cancer de la prostate : vers un test d'urine ?

Une nouvelle molécule, la sarcosine, découverte dans les urines pourrait servir au dépistage du cancer de la prostate et peut être, un jour, à son traitement.

 

La Sarcosine, permettrait d’évaluer l’agressivité d’un cancer de la prostate

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Dépistage du cancer de la prostate : vers un test d’urine ?

La concentration d’une petite molécule trouvée dans les urines pourrait révéler le degré de progression d’un patient atteint d’un cancer de la prostate. Cette découverte pourrait conduire à des tests simples, non invasifs pour les hommes atteints de la maladie et peut être éviter la réalisation de biopsies.

Les chercheurs ont identifié la molécule, un dérivé de l’acide aminé glycine, appelé Sarcosine, après inspection de tous les métabolites trouvés dans 262 échantillons provenant de la prostate de patients atteints de cancer, tous ayant des stades différents de la maladie, incluant les cellules bénignes, des cellules métastatiques pouvant se propager à d’autres organes. Les concentrations de ces substances chimiques peuvent évoluer lorsque le cancer progresse.

Christopher Beecher à l’Université de Michigan à Ann Arbor, a conduit la métabolomique (étude des métabolites) analyse. En général, les chercheurs ne dépistent que les métabolites qu’ils croient affectés au cours d’une maladie. Mais, à l’aide d’une spectrométrie de masse, Beecher de l’équipe a examiné tous les métabolites présents dans les échantillons. "Nous ne nous attendions pas à voir la Sarcosine, et nous n’avions pas prévu de la chercher », dit-il.

Selon l’organisme Cancer Research UK, plus de 670.000 hommes sont diagnostiqués porteurs d’un cancer de la prostate chaque année dans le monde. Les taux de survie varient en fonction des différents dépistages et des types de traitements proposés mais au Royaume-Uni, autour de 30% des hommes meurent dans les 5 ans suivant le diagnostic.

À l’heure actuelle, le cancer de la prostate est diagnostiqué et surveillé par le dosage de l’antigène prostatique spécifique (PSA), souvent suivi par une biopsie afin de déterminer si le cancer est agressif ou à croissance lente.

 

Vers un test urinaire pour déterminer la gravité d’un cancer de la prostate ?

Si d’autres essais le confirment et valident ces nouveaux résultats, le dosage urinaire de la Sarcosine pourrait être utilisé pour prédire l’agressivité du cancer.

« Nous avons pu détecter ce métabolite de manière non invasive dans l’urine des hommes porteur d’un cancer de la prostate », explique Arul Chinnaiyan, également à l’Université du Michigan, qui a dirigé les études visant à déterminer l’interaction de la Sarcosine avec les cellules cancéreuses.

Cible mobile

L’équipe de Beecher a constaté que, au moins six métabolites, ont montré des concentrations plus élevées dans les échantillons de cancer métastatique que dans ceux de tout autre stade de la maladie.

La Sarcosine a été trouvée à des concentrations particulièrement élevées.

" Chaque fois que la production de Sarcosine a augmenté, les cellules sont devenues très mobiles ", explique Beecher. Les cellules ont commencé à se déplacer, de leur propre force, comportement que montrent aussi les cellules cancéreuses.

Il suffit d’ajouter la Sarcosine à des cellules prostatiques bénignes pour qu’elles se comportent comme des cellules cancéreuses.

La constatation est que la Sarcosine n’est pas seulement un indicateur du degré d’agressivité d’un cancer, mais qu’elle a également un rôle en faisant bouger les cellules et en leur permettant de devenir cancéreuses et agressives.

L’étude pourrait également fournir de nouvelles cibles pour les traitements. « Non seulement ont-ils eu un marqueur qui a un rôle fondamental dans l’invasion et de métastases, la molécule elle-même est régi par des systèmes qui ont été directement impliqués dans le cancer de la prostate », explique Malcolm Mason, du Cancer Research.

"Plusieurs éléments permettent de dire que la Sarcosine devrait être considérée comme un cible thérapeutique possible"

Mason, ajoute que l’étude doit être encore validée, et met en garde sur le fait que la Sarcosine ne peut pas encore être à la base d’un vaste programme de dépistage.

Plusieurs grands essais cliniques de dépistage de la maladie sont en cours en Europe, dit-il, et en attendant que ces résultats soient connus, il est difficile de dire quelle sera la place exacte de la Sarcosine urinaire. Elle permettra probablement de distinguer les hommes qui auront besoin de biopsies de ceux qui n’en auront pas.

"Il ne s’agit pas d’un simple test d’urine que vous pouvez faire à la pharmacie ", explique Mason.

Beecher, cependant, a grand espoir que la Sarcosine trouvera une place dans la panoplie des tests du cancer de la prostate, et remplacera peut-être les tests actuels. « Ce sera en fait peut-être supérieur au PSA "dit-il.

Beecher veut maintenant utiliser ses méthodes pour chercher des biomarqueurs pour d’autres maladies.

Source : Résumé et traduit d’un article de Katharine Sanderson, A simple urine test for sarcosine could be used to detect cancer, Naturenews, 11 février 2009

 

Docteur Eric Mandel, Chirurgien Urologue
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Commentaires
13 votes
par Philippe Renève (IP:xxx.xx5.64.123) le 18 février 2009 a 13H08
Philippe Renève (Visiteur)

Il faut faire attention à la sarcosine : c’est une substance très dangereuse, sécrétée par les mannequins en vue, les montres de grand prix et les yachts luxueux, qui à haute dose provoque agitation, schizophrénie et cécité somatique. Préservons-nous de la sarcosine.;-)

5 votes
par Philippe Renève (IP:xxx.xx5.64.123) le 18 février 2009 a 13H12
Philippe Renève (Visiteur)

Désolé docteur, je n’ai pas pu retenir ma plume... Merci pour votre intéressant article.

6 votes
par ALTeRMooNDiaLiSTe (IP:xxx.xx9.168.47) le 18 février 2009 a 13H27
ALTeRMooNDiaLiSTe (Visiteur)

http://www.dailymotion.com/relevanc...

Cette vidéo illustre le manifeste "Touche pas à ma prostate" signé en quelques jours par plus de 100 médecins :

http://www.atoute.org/n/article108.html

Son but est d’expliquer comment on peut en arriver à contester quelque chose qui paraît aussi évident qu’un dépistage de cancer, et aussi pourquoi des opinions aussi tranchées peuvent coexister sur ce sujet.

Les sources des données citées : L’étude canadienne n’est pas en accès libre. Voici une copie du tableau de résultat :

http://www.mmt-fr.org/article207.html

L’étude sur le devenir des hommes opérés, dont est tirée la courbe de survie :

http://content.nejm.org/cgi/content...

La position de la Haute Autorité de Santé française : http://www.has-sante.fr/portail/plu... page 5

Le position de l’Organisation Mondiale de la Santé :

http://www.euro.who.int/HEN/Synthes...

Dédésinformation des médecins de la Réunion : http://www.atoute.org/n/article99.html http://www.urml-reunion.net/ddi/ind...

Formindep

http://www.formindep.org/spip.php?a...

Je n’ai aucun lien ni intérêt financier avec les industriels des médicaments ou de la chirurgie de la prostate.

Dr Dominique Dupagne

5 votes
par zen (IP:xxx.xx9.96.14) le 18 février 2009 a 13H31
zen (Visiteur)

Incorrigible, ce Philippe R. !

5 votes
par Philippe Renève (IP:xxx.xx5.64.123) le 18 février 2009 a 13H41
Philippe Renève (Visiteur)

Tu me flattes ; incorrigible, mais toujours correct !

4 votes
par le furtif (IP:xxx.xx7.148.254) le 18 février 2009 a 13H38
le furtif (Visiteur)

ça fait peur !

3 votes
(IP:xxx.xx4.100.14) le 18 février 2009 a 17H28
 (Visiteur)

Ce test existe déjà en Belgique depuis quelques temps. Il coûte 254€ non remboursé actuellement par sa sécu, sa fiabilité serait de 95%. Si il donne une bonne fiabilité en dessous de 35 au dessus il ne remplacera pas pour l’instant les biopsies. Ce n’est pas moi qui le dit mais mon urologue.

2 votes
par millesime (IP:xxx.xx8.95.125) le 18 février 2009 a 20H16
millesime (Visiteur)

Je suis suividepuis 5 ans en Allemagne par un "naturopathe" , et préalablement à sa visite, je lui transmets un flacon d’urine (pour qu’il apprécie l’état cancéreux de l’organisme... !)

1 vote
(IP:xxx.xx5.150.62) le 18 février 2009 a 23H56
 (Visiteur)

docteur,

merci pour cet article

j’ai été amené à uriner récemment en Suisse dans une station service (bien malgré moi, j’ai eu beau me retenir...en effet c’est cher de pisser chez eux) et j’ai vu une inscription publicitaire sur l’urinoir ("prostataproblem ? etc...) je n’ai pas tradui le reste écrit en allemand. S’agirait-il de test en relation avec l’urine déjà commercialisé chez eux ou simplement d’une inscription publicitaire ciblée dans ce lieu ad-hoc ?

2 votes
par JL (IP:xxx.xx6.77.2) le 19 février 2009 a 09H24
JL (Visiteur)

Merci pour cet article. Pour ma part je pense que les diagnostics sont inutiles tant qu’il n’existe pas de traitement efficace.

Parce que, franchement, depuis le temps que des armées de chercheurs cherchent des traitements, il serait temps qu’ils trouvent, ne croyez-vous pas ?

Ayant travaillé dans la recherche dans un autre domaine que la médecine j’ai bien constaté que les chercheurs cherchaient surtout ... des financements. Et les financeurs cherchent ... des profits.

1 vote
(IP:xxx.xx5.228.205) le 19 février 2009 a 12H36
 (Visiteur)

Ayant moi même au mois de juin 2008, passé ce test en Belgique je peux en parler. Tout d’abord, l’urologue doit vous faire un massage de la prostate, ensuite vous devez uriner dans un récipient et l’échantillon est envoyé dans un laboratoire. Le délai d’attente pour les résultats varie d’un mois à 6 semaines. Les résultats sont communiqués sous forme d’échelle de zéro (bleu foncé) à 100 (rouge vif). Si le résultat est inférieure à 35 vous êtes sûr à 99,99% de ne pas avoir de cancer, plus vous monter, plus le risque est grand. Effectivement à l’heure actuelle il n’existe pas de remède médicamenteux, la seule chose qui existe est préventive, la prise de médicaments riche en soja entre autres, je ne vais pas donner ici le nom du médicament que je prend. Les seuls traitement existant pour le moment sont ou bien l’ablation ou les rayons mais ce n’est pas toujours fiable. Aucun bon urologue bien entendu ne vous opérera s’il n’est pas sûr à 100% que vous avez bien un cancer, donc même avec un résultat supérieure à 35 une biopsie s’impose.

1 vote
par cassandre4 (IP:xxx.xx0.8.37) le 20 février 2009 a 13H50
cassandre4 (Visiteur)

C’est une découverte majeure, la Sarcosine vas nous permettre de dépister le Sarkozisme (affection dégénérative mortelle) qui casse les c...lles à bon nombre de nos concitoyens (tous les espoires sont permis !)