Mon logo CareVox
CareVox par RSS
CareVox sur Facebook
CareVox sur Twitter
Découverte inattendue sur la sécrétion de nos hormones
Découverte inattendue sur la sécrétion de nos hormones
note des lecteurs
date et réactions
29 juillet 2011
Auteur de l'article
Université de Montréal, 110 articles (Pôle de recherche)

Université de Montréal

Pôle de recherche
note moyenne des lecteurs
nombre d'articles
110
nombre de commentaires
0
nombre de votes
0

Découverte inattendue sur la sécrétion de nos hormones

Découverte inattendue sur la sécrétion de nos hormones

Une équipe de généticiens à l’Institut de recherches cliniques de Montréal (IRCM), dirigée par le Dr Jacques Drouin, a fait une découverte inattendue sur la sécrétion de nos hormones. Contrairement aux idées reçues, les chercheurs ont trouvé que les cellules de l’hypophyse sont organisées en réseaux structurés. La percée scientifique a été publiée hier par la revue scientifique Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS). Le Dr Drouin est professeur titulaire au Département de biochimie (accréditation en biologie moléculaire) de l’Université de Montréal.

L'hypophyse, une glande située à la base du cerveau, sécrète les hormones qui maintiennent l'équilibre entre toutes les autres glandes du système endocrinien, soit le système composé par l'ensemble des organes produisant des hormones.

« Chaque hormone de l'hypophyse est sécrétée par un type particulier de cellule. Jusqu'à maintenant, on croyait que ces cellules étaient distribuées au hasard dans l'hypophyse » a expliqué le Dr Drouin, directeur de l'unité de recherche en génétique moléculaire à l'IRCM.

En utilisant l'imagerie tridimensionnelle, les chercheurs ont découvert que les cellules sécrétrices de l'hypophyse sont plutôt organisées en réseaux très structurés. À l'intérieur de ces réseaux, chaque cellule d'un certain type maintient des contacts avec ses semblables de sorte à former des feuillets continus de cellules. En effet, les cellules d'un même type se reconnaissent et peuvent s'échanger des signaux et même réagir de façon concertée.

« Nous sommes les premiers à révéler cette organisation tridimensionnelle. En plus de démontrer la structure des cellules, nous avons confirmé son importance pour le développement et le fonctionnement normal de l'hypophyse » a dit le Lionel Budry, étudiant au laboratoire du Dr Drouin et premier co-auteur de l'article.

« Nous avons étudié deux réseaux de cellules, soit les cellules qui modulent la réponse au stress et celles qui contrôlent la reproduction. Des perturbations de ces réseaux pourraient être associées à des déficits hormonaux » a ajouté le Dr Drouin.

Ce projet de recherche a été mené en collaboration avec l'équipe d'experts en imagerie tridimensionnelle à l'Université de Montpellier dirigée par le Dr Patrice Mollard, dont Chrystel Lafont, qui est première co-auteure de l'article avec Lionel Budry.

Les travaux menés à l'IRCM ont été subventionnés par les Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) et la Société canadienne du cancer. Pour plus de détails sur cette découverte, veuillez consulter le sommaire de l'article publié en ligne par PNAS (en anglais seulement).

À propos du Dr Jacques Drouin
Jacques Drouin est docteur en physiologie de l'Université Laval. Il est professeur titulaire de recherche IRCM et directeur de l'unité de recherche en génétique moléculaire. Le Dr Drouin est professeur titulaire au Département de biochimie (accréditation en biologie moléculaire) de l'Université de Montréal. Il est également membre adjoint au Département de médecine (Division de la médecine expérimentale), professeur associé au Département d'anatomie et de biologie cellulaire et membre associé au Département de biochimie à l'Université McGill. Par ailleurs, le Dr Drouin est membre élu à l'Académie des Sciences de la Société royale du Canada.

À propos de l'Institut de recherches cliniques de Montréal (IRCM)
Créé en 1967, l'IRCM (www.ircm.qc.ca) regroupe aujourd'hui 35 unités de recherche spécialisées dans des domaines aussi variés que l'immunité et les infections virales, les maladies cardiovasculaires et métaboliques, le cancer, la neurobiologie et le développement, la biologie intégrative des systèmes et la chimie médicinale, et la recherche clinique. Il compte aussi trois cliniques spécialisées, sept plateaux technologiques et deux plateformes de recherche dotées d'équipement à la fine pointe de la technologie. Plus de 425 personnes y travaillent. L'IRCM est une institution autonome affiliée à l'Université de Montréal et sa clinique est associée au Centre hospitalier de l'Université de Montréal (CHUM). L'Institut entretient également une association de longue date avec l'Université McGill.

Photographie : Le docteur Jacques Drouin

Les internautes qui ont lu cet article ont aussi consulté
Mots-clés :
Recherche Hormones