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De la recherche sur le SIDA à Nancy
De la recherche sur le SIDA à Nancy
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8 septembre 2011 | 1 commentaires
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Groupe BLE Lorraine

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De la recherche sur le SIDA à Nancy

De la recherche sur le SIDA à Nancy

Depuis plusieurs années, l’équipe de l’unité mixte CNRS-Université ARN-RNP, structure-fonction-maturation, enzyomologie moléculaire et structurale (AREMS) de l’université Henri-Poincaré de Nancy, s’intéresse aux mécanismes moléculaires qui régulent le processus de maturation de l’ARN (Acide Ribonucléique) génomique du VIH-1, étape clé pour l’expression des gènes viraux.

Le virus du Syndrome de l’Immunodéficience humaine Acquise de type I (VIH-1), responsable du SIDA, touche actuellement plus de 30 millions d’individus à travers le monde. Les approches thérapeutiques proposées sous forme de polychimiothérapie se révèlent assez efficaces, mais toutes les molécules utilisées induisent des mutants résistants, ainsi que de très forts effets secondaires.

Suite à l’intégration du génome du virus VIH-1 dans le génome de la cellule hôte, l’ARN messager viral produit, qui porte l’information génétique, est soit conservé intact pour servir d’ARN génomique aux nouveaux virions, soit maturé pour produire les différentes protéines virales. L’ARN génomique et les protéines virales néo-synthétisées participent alors à la formation de nouvelles particules virales qui font progresser l’infection.

Le laboratoire nancéien, qui fait partie d’un réseau d’excellence européen, travaille sur ce projet en collaboration avec un groupe de Montpellier et la société privée Splicos, avec lesquels il a sélectionné une molécule appelée IDC16 capable de bloquer la maturation de l’ARN viral. Les dérivés de cette molécule sont non toxiques pour les cellules humaines et permettent de bloquer la multiplication virale. Ces remèdes sont en cours d’essai cliniques. Cette approche de modulation de la maturation des ARN par des molécules chimiques peut être également appliquée à des maladies génétiques, telles que les dystrophies myotoniques et la progéria, mais aussi à des maladies plus complexes telles que les maladies cardio-vasculaires. A noter enfin que le Sidaction soutient le projet de recherche nancéien.

Groupe BLE Lorraine - La passion de la Lorraine. La puissance d'un groupe.

SOURCES

  • Groupe BLE Lorraine (http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2011/09/07/de-la-recherche-sur-le-sida-a-nancy/)
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Commentaires
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(IP:xxx.xx8.68.7) le 23 février 2012 a 14H47
 (Visiteur)

C’est tout de même bizarre que les antisida qui marchent bien soient des composés bien réducteurs (ici des hétérocycles aromatiques activés). Cela montre bien que le VIH est dépendant du stress oxydatif azoté, ainsi que le dit Luc Montagnier ou Stefano Aquaro.