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Comment le stress rend-il malade ?
Comment le stress rend-il malade ?
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27 février 2012 | 7 commentaires
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DARCHE ERIC, 64 articles (Naturopathe)

DARCHE ERIC

Naturopathe
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151

Comment le stress rend-il malade ?

Comment le stress rend-il malade ?

Confronté à une situation stressante, l’organisme réagit en trois phases.
 

La phase 1 ; est une réaction d’alarme.

Face au stress, des hormones (adrénaline et noradrénaline) sont libérées par l’organisme via la glande médullosurrénale. Elles augmentent la fréquence cardiaque, la tension artérielle, le rythme respiratoire et provoquent une vasodilatation des vaisseaux sanguins des muscles. Toutes ces modifications ont pour but de préparer l’organisme « à la fuite ou au combat ». Dans la phase 1 ; « le stress a pour effet d’appeler les cellules immunitaires à leur poste de combat ».

Si la situation stressante persiste, l’organisme entre en phase de résistance ou phase 2.

La phase 2 ; un deuxième axe neurohormonal, l’axe corticotrope, est activé pour préparer l’organisme aux dépenses énergétiques que nécessitera la réponse au stress. De nouvelles hormones sont alors sécrétées, les glucocorticoïdes, qui ont notamment pour effet d’augmenter le taux de sucre dans le sang mais aussi d’inhiber certains systèmes inutiles à la réponse au stress, comme le système immunitaire.

La phase 3 ; est celle de l’épuisement, lorsque la situation stressante se prolonge encore.

Les systèmes neurohormonaux hyperstimulés, se dérèglent et l’organisme est submergé d’hormones activatrices qui deviennent néfastes. Le stress devient chronique quand le cortisol reste élevé une fois terminée l’action de l’agent stressant. En quelques semaines apparaissent douleurs (coliques, maux de tête, douleurs musculaires et articulaires, etc.) troubles du sommeil, de l’appétit et de la digestion, angoisse, nervosité accrue, difficultés à se concentrer …

Le stress chronique va monopoliser les réserves en stérol ou corps gras pour la fabrication d’hormones comme le cortisol, la cortisone, la corticostérone, l’aldostérone, au détriment de stéroïdes comme la testostérone. D’où une baisse de la libido mais aussi de l’activité intellectuelle à visée créatrice. Lorsque l’état de stress devient permanent, des altérations plus graves de la santé peuvent apparaître : atrophie des dendrites des neurones de l’hypophyse. Cela affecte la mémoire verbale et la mémoire en contexte (particulièrement le contexte émotif).

D’autres conséquences peuvent apparaître comme la résistance à l’insuline pouvant évoluer vers un diabète, la dépression, l’hypertension artérielle, les crises cardiaques mortelles chez certaines personnes prédisposées, la perturbation du métabolisme des lipides, l’anorexie, la boulimie, la prise de poids, le vieillissement prématuré, les troubles musculo-squelettiques, la diminution de la résistance aux infections, les maladies auto-immunes etc. la paroi du tube digestif abrite environ 70 % des cellules immunitaires de l’organisme, ainsi que 100 millions de neurones répartis sur toute sa longueur. Ceci explique entre autres, comment les émotions peuvent altérer les fonctions digestives ainsi que la performance du système immunitaire.

Pour éviter d’entrer dans cette spirale infernale qui détruit peu à peu, mais sûrement la santé, il est conseillé d’éviter les situations trop stressantes et surtout, d’apprendre à les gérer, lorsque l’on ne peut les éviter. Il est favorable aussi d’avoir recours à une alimentation saine et équilibrée, permettant de combler les carences en nutriments mais aussi de stabiliser la glycémie et l’insuline, ce qui est primordial pour une meilleure régulation du stress.

Un apport supplémentaire sous forme de complexe riche en minéraux et vitamines naturelles (B5, B6, C entre autres), ainsi qu’un apport d’oméga 3 EPA / DHA, que l’on trouve dans les huiles de poisson, pris à une dose adéquate, permettent de contribuer à restaurer l’équilibre de l’organisme, de mieux gérer les états de stress et de protéger les neurones. Éviter d’avoir recours à des stimulants artificiels comme la caféine, le thé, l’alcool ou encore des quantités massives de sucre. Cela ne fait qu’aggraver la situation.

Eric Darche Naturopathe

Spécialisé en nutrition. Auteur, Conférencier, Formateur. Consulte sur RDV. Conseil aussi par téléphone.

www.ericdarche.com Tel : 04 42 96 33 18.

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Mots-clés :
Stress
Commentaires
0 vote
(IP:xxx.xx5.82.163) le 28 février 2012 a 09H35
 (Visiteur)

Très bien cet article, en tant que sportif j’identifie clairement ces stade de stress pré compétition (Stade 1 et 2).

Ma question est : un stress chronique affaiblie l’immunité... un tel stress peut il déclencher le Syndrome d’immuno déficience irréversible (et donc acquise) pour le peux que la nutrition soit mauvaises. ??? Personnellement, je le pense

1 vote
par DARCHE ERIC (IP:xxx.xx6.156.211) le 28 février 2012 a 10H05
DARCHE ERIC, 64 articles (Naturopathe)

Merci pour votre commentaire.

Pour qu’une situation soit irréversible comme vous dites, il faut vraiment que le capital santé (notre capacité vitale et organique) soit atteint profondément. J’ai le sentitment que le corps à une vraie capacité à se réguler à partir du moment où on le place dans des conditions qui lui permettent de se régénérer.

Respect de tous les facteurs de santé avec une attention particulière biensûr sur la nutrition. Le problème du stres chronique, c’est qu’il participe à agresser de manière continue l’organisme, avec dans certain cas un point de non retour.

Oui en effet, la nourriture avec d’autres facteurs de santé, participe à freiner les conséquences d’un stress chronique. Et donc une nourriture de piètre qualité peut laisser l’organisme agressé, évoluer dans un processus dégénératif.

Mais je rajoute, qu’il ne faut jamais baisser les bras, et que dans bien des situations, avec des mesures appropriées, l’on peut améliorer grandement la qualité de vie et contribuer à régénérer l’organisme.

0 vote
par Moi (IP:xxx.xx7.209.120) le 28 février 2012 a 19H31
Moi (Visiteur)

"il ne faut jamais baisser les bras, et que dans bien des situations, avec des mesures appropriées, l’on peut améliorer grandement la qualité de vie et contribuer à régénérer l’organisme"

C’est bien beau ça, en théorie, on suit un traitement, on prend des infusions de plantes médicinales, et ça repart comme sur des roulettes. Pour ma part, je suis soigné en médecine interne depuis une dizaine d’années pour stress chronique sévère, et je ne vois pas d’amélioration après avoir tout essayé ! Je suis au même point de départ. On dirait que je suis un zombie.

0 vote
par Lousk (IP:xxx.xx5.144.4) le 2 mars 2012 a 13H12
Lousk, 3 articles (Étudiant en psychologie)

@Moi : Quel a été votre traitement pendant ces dix longues années ?

Utilisez-vous le potentiel de facteurs extérieurs de bien-être, comme le sport et une socialisation saine ?

0 vote
par Estelle Vereeck (IP:xxx.xx8.161.118) le 2 mars 2012 a 08H01
Estelle Vereeck, 26 articles (Dentiste)

Le stress a également un impact sur les dents, organes vivants qui réagissent à nos états émotionnels.

Ce mécanisme d’action est aujourd’hui connu conduisant à la carie dentaire : http://www.holodent.fr/index.php/ca...

Ou au déchaussement des dents : http://www.holodent.fr/index.php/ps...

0 vote
par Lousk (IP:xxx.xx5.144.4) le 2 mars 2012 a 13H10
Lousk, 3 articles (Étudiant en psychologie)

Il ne me semble pas logique (et je n’ai jamais rien vu parlant de ça) que le stress puisse déclencher "un SIDA". Je suis tout à fait d’accord avec Eric Darche : le stress est une variable dans le temps dont les effets délétères peuvent tout à fait constituer un mauvais capital santé de par l’affaiblissement de l’organisme, mais tout est à peu près rattrapable.

1 vote
par eric darche (IP:xxx.xx6.156.211) le 4 mars 2012 a 12H12
eric darche (Visiteur)

Bonjour.

A propose du stress :

le magnésium contribue à réduire le stress en freinant la montée de cortisol (phase 2).

La vitamine B6 permet d’accroître l’effet bénéfique du magnésium.

l’acide aminé la tyrosine est un précurseur de la noradrénaline très sollicité en cas de stress. (phase 1 du stress) Lorsque ce neuromédiateur vient à s’épuiser, alors,le cortisol va être sécrété en plus grande quantité (phase 2 du stress)

La vitamine C est trés sollicité en cas de stress. Son manque favorise la sécrétion de cortisol (phase 2 du stress)