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Colloque "Douleur et psychogériatrie" présidé par les Professeurs Karen Ritchie et Hubert Blain
Colloque "Douleur et psychogériatrie" présidé par les Professeurs Karen Ritchie et Hubert Blain
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18 juillet 2012
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Le C.L.E.F.

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Colloque "Douleur et psychogériatrie" présidé par les Professeurs Karen Ritchie et Hubert Blain

Colloque "Douleur et psychogériatrie" présidé par les Professeurs Karen Ritchie et Hubert Blain

Au cours des trois dernières décennies, il a été observé que l’allongement incontestable de l’espérance de vie s’accompagnait, semble-t-il, d’une augmentation de la prévalence des maladies chroniques. Ceci  s’explique par le fait que les gains en espérance de vie se sont produits principalement aux âges les plus élevés et qu’alors que la technologie médicale a eu un impact significatif sur la mortalité due aux maladies, son effet sur l’incidence a été faible, conduisant à ce que Kramer (1980) a appelé ‘la pandémie d’incapacité à venir’.

Une inquiétude grandissante s’exprime de la part des chercheurs et planificateurs en santé en ce qui concerne la qualité des années de vie qui sont en train d’être gagnées. Il est prévu qu’à la fois les troubles psychogériatriques et la douleur augmentent avec le vieillissement de la population et leur apparition conjointe est à l’origine de problèmes multiples.

On estime à près de 86% le nombre de personnes âgées souffrant de douleur chronique et en dépit de sa prévalence élevée, celle-ci est le plus souvent méconnue et non traitée. La faible prise en compte de la douleur est aggravée chez les personnes âgées ayant une maladie psychiatrique ou un handicap cognitif, du fait de la difficulté à en faire l’évaluation. Ces personnes peuvent ne pas exprimer de douleur ou le faire de telle façon qu’elle est mal interprétée par les soignants et les aidants. Celles soufrant de déficit cognitif sérieux peuvent avoir perdu tout moyen de faire comprendre leur douleur et de ce fait la manifester de façon extrême. De plus, de multiples expressions de la douleur chez des personnes ayant des difficultés à communiquer, comme l’anxiété, la dépression, l’agressivité et la résistance, sont aussi des signes de trouble cognitif et affectif.

De ce fait, la prise en charge de la douleur dans les soins psychogériatriques est complexe et elle mérite, dès lors, nous le croyons, une attention particulière. Ce colloque a pour mission d’aborder quelques uns des points-clés sur ce sujet ; nous espérons qu’il contribuera à éclairer la prise en charge des patients et, au-delà, sera à même de faire avancer la réflexion.

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