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E-Santé : Clé USB ou dossier santé en ligne ?
E-Santé : Clé USB ou dossier santé en ligne ?
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30 mars 2010 | 3 commentaires
Auteur de l'article
Denise Silber, 27 articles (Spécialiste e-santé)

Denise Silber

Spécialiste e-santé
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E-Santé : Clé USB ou dossier santé en ligne ?

E-Santé : Clé USB ou dossier santé en ligne ?

L’Assemblée Nationale a adopté le 23 mars 2010 un projet de loi sur l’expérimentation d’un dossier médical électronique portable, sous forme de clé USB, destiné à être utilisé par des patients atteints d’affection longue durée. Les supporteurs de ce dispositif considèrent qu’il apporte une solution plus sécurisée que le Dossier médical personnel qui tarde à être lancé, et que l’outil USB est davantage sous le contrôle du patient. Est-ce si sûr ?

Nous sommes nombreux parmi les experts de l'e-santé à penser que l'USB n'est pas la clé ;-) du Dossier médical personnel ...

Nous posons la question : comment ont-ils fait, les parlementaires pour ne pas réaliser que la clé réintroduit quasiment tous les problèmes que le DMP, ou en tous cas qu'un dossier médical électronique, devait résoudre ?

De quels problèmes s'agit-il ?

1) Problèmes techniques : Clé perdue ; Clé abîmée ; Clé non-lue par l'ordinateur ; Clé oubliée avant la consultation ; Clé laissée lors de la consultation

 2) Le contenant n'est pas le vrai problème... L'important est en amont, le contenu. Comment assurons-nous que tout le contenu pertinent soit bien sur la clé ? Aujourd'hui, nous ignorons comment acheminer tous les éléments d'un dossier vers le patient, sauf à le faire virtuellement. Comment les faire passer sur la clé USB sans passer par un dossier en ligne à moins de convoquer le patient pour prendre chaque information chez le professionnel de santé qui la détient ?

3) Si la clé est alimentée en ligne, le risque du hacker existe de toutes façons

4) Il s'y rajoute le risque induit par l'introduction de la clé et donc de ses données dans différents ordinateurs, exposée à des virus éventuels voire à des voleurs d'identité....

Décidément, cette histoire de clé tourne en rond ou ne tourne pas rond, comme on veut.

POST-SCRIPTUM

  • Il existe de plus en plus de dossiers patients numériques, servant différents objectifs bien ciblés. Le travail devant nous consiste à permettre à ces dossiers de communiquer, pour que le patient bénéficie d’un maximum de services !

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Commentaires
2 votes
par solaret (IP:xxx.xx1.51.35) le 12 avril 2010 a 00H49
solaret (Visiteur)

j ai pris connaissance de l article de mme Silber sur la clé USB et le dossier sante. Cet article appelle des questions et des réponses.

Les questions d abord :

L’e-xxx meme avec le xxx=santé, pour moi qui suis un ingénieur informaticien supelec,n’est rien d’autre que la mise en oeuve de techniques de communications de données à travers des réseaux structurés .Ces réseaux peuvent etre supportés par des systèmes filaires ou des fibres optiques ou des réseaux hertziens et tous comportent des risques de captation de données que il est nécessaire de prendre en compte suivant le niveau de sensibilité des données que l on veut transporter.Par conséquent pour bien en apprehender les avantages et les risques ,des compétences informatiques pointues sont indispensables, elles existent et nous disposons pour cela d ingénieurs reconnus par des diplomes délivrés par nos grandes écoles par exemple après de nombreuses années d’études.

Par contre les Experts de l’E-sante s’ autodécrètent experts, mais aucun diplome officiel ne permets de reconnaitre cette qualification en France. Leurs avis sur les bonnes techniques ,en particulier dans le domaine de la santé sont donc sujet à de nombreuses interrogations et pourtant Mme Silber et d autres prétendent donner leur jugement sur ce qui doit etre et ce qui ne doit pas etre en la matière ,y compris à la représentation nationale ,nos députés. De plus,ils seraient NOMBREUX A PENSER QUE .., :combien y a t il d’e-experts de la santé ? et en quoi peuvent ils justifier de leur expertise en la matière ?.Nous devons donc considerer cet article comme n’étant que une simple libre expression d un citoyen parmi 65 millions.

Pour les réponses aux interrogations émises.

1)les cas de pertes,oublis et autres du support mobile contenant le dossier médical,des solutions de sauvegarde et reconstituttion tres simples sont réalisables,. De plus le dit support ,sera bien sur en mode crypté afin de le rendre inexploitable pour celui qui le découvrirait éventuellement.C est exactement le meme problème avec la carte vitale et tous les pharmacies, vous dirons que ces cas de pertes voir d oubli n empechent nullement le système de remboursement de la sécu de fonctionner correctement et que il est marginal.

2)Le contenant n est certes pas plus important que le contenu .Cependant ,le contenu ne résulte que d’actes médicaux qui se déroulent au départ toujours avec un patient et un médecin.Dans la plupart des cas le résultat peut donc etre introduit immédiatement et facilement sur le support mobile si il s agit d une consultation,dans le cas d analyses de résultats,il existe divers moyens de transmettre l information qui sera reportée sur le support mobile. La première est effectivement si le patient le souhaite que celui en prenne d abord connaissance (c est le principe de respect de la liberté de choix du patient que de pouvoir etre informé etdécider si ,il souhaite le report de ces informations dans son dossier médical)soit directement en retournant sur le lieu de l acte médical ou comme actuellement via son médecin traitant si il en exprime le souhait au début dudit acte médical. Tout autre automatisation qui transfererait des données de santé d un patient dans son dossier médical électronique chez un hébergeur via Internet en particulier , sans que il puisse le savoir ou etre en mesure de tracer et de décider de l inscription dans son dossier remettrait en cause le principe fondamental de la proprièté de ses donnéees de santé par un individu et donc le principe de liberté individuelle des patients.

3)Le support mobile n a pas vocation prioritaire a etre alimenté en ligne sur le net, au contraire puisque cest la entre le reseau internet et le site de l hébergeur que se situent les plus grands risques de captation de données personnelles par des tiers. Par conséquent le fait d avoir un dossier électronique en ligne ,accéssible par tous les médecins est contraire au principe ennoncé ci dessus.Occasionnelelement des transferts résaeux peuvent se réaliser pour alimenter le dossier médical mobile, mais pendant un laps de temps le plus bref possible pour limiter les risques (hackers ou autres)et il sera évident pour tous, que si un dossier est en permanence stocké sur un serveur du site hébergeur via Internet pendant 30 ans,les risques seront considérablement augmentés par rapport à un acces réseau de quelques secondes de temps à autre .

4)quand aux problèmes des virus,ils sont exacts mais ,ce sont les memes que si on utilise un dossier médical chez un hébergeur via Internet, et la solutionest la meme ,un bon ANTIVIRUS.

Nous comprenons donc que nos parlementaires ont eu raison de vouloir explorer une seconde voie pour que les francais disposent d un dossier médical , que de plus la pluralité intelligente ne peut que enrichir le système dans l interet de tous.Je rappelerais enfin que les lois Europeennes sur la concurrence commerciale interdisent les situations de monopole. Je crois avoir compris que la solution dossier électronique actuelle chez un hébergeur sera confiée à une société commerciale unique sous forme d un consortium.

D SOLARET Directeur des etudes informatiques dans l assurance maladie pendant 25 ans. Ingénieur SUPELEC spécialité systemes d informations.

0 vote
par Denise SIlber (IP:xxx.xx2.30.75) le 12 avril 2010 a 01H13
Denise SIlber (Visiteur)

Cher Monsieur, En attendant de pouvoir analyser votre commentaire et pour élargir le cercle de réflexion, je vous signale à toutes fins utiles un texte de Jean-Jacques Fraslin, à l’adresse suivante. http://www.i-med.fr/spip.php?article371 Bien cordialement, Denise Silber

0 vote
(IP:xxx.xx9.180.203) le 20 avril 2010 a 09H52
 (Visiteur)

Bonnes remarques de D SOLARET.