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Chikungunya
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6 août 2008
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Chikungunya

Chikungunya

Le chikungunya est une maladie infectieuse aiguë, causée par un Alphavirus de la famille des Togaviridae (groupe A des arbovirus). C’est une arbovirose, c’est à dire une maladie transmise par un arthropode (ici un moustique aedes). Il existe plus de 400 arbovirus recensés actuellement, dont les plus connus sont les virus de la Fièvre Jaune et de la Dengue. Le virus est probablement transmis à partir de primates qui seraient le réservoir du virus. Il ne semble pas qu’il y ait de transmission d’homme à homme mais des cas de transmission fœto-maternelle (de la mère à l’enfant) ont été constatés sur l’Ile de La Réunion.

Parmi plus de 950 espèces de moustiques, plusieurs d’entre elles sont susceptibles de transmettre le chikungunya, mais seules Aedes aegypti et Aedes albopictus ont été à ce jour identifiées comme vecteurs épidémiques.

Le chikungunya a été isolé pour la première fois par RW ROSS, à partir d’un prélèvement sanquin effectué au Liteho (Tanzanie) le 22 février 1953 sur un homme présentant fièvre et douleurs articulaires. Le terme chikungunya signifie en swahili "marché courbé" et traduit la posture caractéristique adoptée par les malades en raison des douleurs musculaires très intenses et invalidantes.

Le chikungunya se rencontre en L’Afrique sub-saharienne, en Inde, en Asie du Sud-Est, et depuis 2005, dans l’océan indien : île de la Réunion, Comores et Mayotte.

Clinique

Après une incubation de 4 à 7 jours apparaît brutalement un épisode fébrile durant 2 à 5 jours, avec une forte fièvre (supérieure à 39° C), des céphalées frontales (maux de tête) assez intenses, des arthralgies (douleurs articulaires) le plus souvent bilatérales et symétriques localisées aux épaules, genoux, chevilles et petites articulations des membres, et des myalgies (douleurs musculaires). Ces symptômes sont associés à une éruption cutanée maculopapulaire (visage, tronc, racine des membres) souvent associée à un enanthème buccal (éruption de petites tâches rouges sur la muqueuse buccale). De façon plus inconstante, on pourra observer de petites hémorragies (gingivorragie = saignement des gencives), des nausées, des vomissement, une diarrhée ou un encombrement respiratoire. Mais la maladie peut aussi être totalement asymptomatique et donc passer inaperçue.

L’évolution est le plus souvent bénigne en une dizaine de jours, mais il peut exister des arthalgies invalidantes et une asthénie (fatigue) pouvant durer de longs mois.

Diagnostic

Les anticorps IgM apparaissent vers le 5ème jour de la maladie et persistent plusieurs mois. Mais ils sont assez peu spécifiques avec de possibles faux positifs. Puis, apparaissent les IgG à partir du 15ème jour, qui durent plusieurs années, voire décennies et sont spécifiques du chikungunya. L’immunité est donc estimée acquise à vie, ce qui signifie, en l’état actuel des connaissances, qu’une personne ayant eu le chikungunya ne peut être atteinte une deuxième fois.

Traitement

Il n’y a pas de traitement curatif. Le traitement est uniquement symptomatique, à base d’anti-inflammatoires non stéroïdiens pour diminuer les douleurs. L’aspirine est toutefois déconseillée en cas d’hémorragies.

Il n’existe pas actuellement de vaccin efficace afin de se préserver de cette maladie.

La lutte contre la chikungunya repose donc uniquement sur la lutte anti-moustiques (lutte anti-vectorielle ), afin de tenter d’éliminer le vecteur de la maladie. Il faut également isoler les malades durant la période virémique, c’est à dire la période pendant laquelle la personne infestée est porteuse du virus, soit de 5 à 14 jours après la piqûre infestante (c’est en fait la période symptomatique avec forte fièvre). Pendant cette période, le malade doit se protéger de nouvelles piqûres de moustiques qu’il pourrait contaminer entraînant ainsi la réaction en chaîne de l’épidémie.

Dernière mise à jour : juin 2007

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