Chiffrage de l’impact des comportements de santé sur le risque de mortalité

Des résultats, publiés récemment dans JAMA (The Journal of the American Medical Association) ici, confirment l’hypothèse selon laquelle les catégories sociales les plus démunies présentent un risque de mortalité plus élevé étant donné leur « comportement de santé » face au tabac, à l’alcool, l’alimentation et l’activité physique.
Entamée en 1985, cette étude menée de concert par des équipes de l’INSERM et des chercheurs britanniques, a porté sur 'Whitehall II', une cohorte de 9590 hommes et femmes d’un panel de 10308 fonctionnaires, âgés de 35 à 55 ans et résidant à Londres. Ils ont ainsi été suivis pendant 24 ans.
Le risque de mortalité serait, âge et sexe confondus, 1,6 fois plus élevé dans les catégories socioprofessionnelles les plus basses que dans les catégories les plus élevées. Cette différence s’explique à 76% par des variations dans les comportements de santé au sein de ces catégories sociales.
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