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Chaud devant : rayon de soleil, tout le monde descend !
Chaud devant : rayon de soleil, tout le monde descend !
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25 août 2008 | 1 commentaires
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Bien sûr santé, 12 articles (Site internet)

Bien sûr santé

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Chaud devant : rayon de soleil, tout le monde descend !

Chaud devant : rayon de soleil, tout le monde descend !

Ami fidèle de nos étés, le soleil est surtout un sacré faux jeton ! D’accord, Il nous fait remonter le moral en flèche, nous recharge en vitamine D, nous aide à rééquilibrer un psychisme bien entamé par une année de galère. Mais, en nous colorant le derme, il nous fait aussi parfois la peau. Attention à la toast attitude !

On ne va quand même pas pleurer. Quand - enfin - le soleil daigne se montrer, qu'il remplit les terrasses de café et le moindre carré de pelouse dans nos villes, contre vent économique, marée sociale et offensive généralisée du temps de travail, on n'a plus qu'une envie : s'abandonner à ses ardentes caresses. Mais cet accès de faiblesse risque de nous coûter chaud et pas seulement en limonade. Car, sans un brin de raison et quelques précautions de base, l'addition peut s'avérer lourde.

 

Cuits au moule des fils de pub

 

Ses défenseurs vous expliqueront que le soleil est excellent pour la santé puisqu’il permet de synthétiser la vitamine D, acteur de la fixation du Calcium dans le corps, qu’il intervient favorablement sur l’équilibre psychique, le sommeil, l’humeur...

Bonne nouvelle, les défenseurs du soleil ont raison... Mais, mauvaise nouvelle, ses inconditionnels ont tort ! D’abord, parce qu’une exposition intense peut entraîner chez les adultes les plus solides, une insolation (symptômes : maux de tête, sensation de malaise) ou, plus grave que ce que suggère l’expression, un coup de chaleur (symptômes : troubles et pertes de conscience). Ensuite, parce que ce banal coup de soleil, que beaucoup de citadins transplantés pour l'été prennent pour les prémices encourageantes d’un beau bronzage de vacances, est en fait un serial killer de la pire espèce !

Dès le retour des beaux jours, les autorités sanitaires actionnent désormais le signal d’alarme solaire : les cancers de la peau connaissent en effet une augmentation inquiétante, en grande partie due à des habitudes de surexposition. Comme le rappellent opportunément les organismes de prévention, l’incidence du mélanome a triplé en vingt ans et représente aujourd’hui plus de 7 000 nouveaux cas été après été !

Les fashion victims des années quatre-vingt, cuites et recuites dans le moule des fils de pub, l’apprennent aujourd’hui à leurs dépends. Les mesures de protection contre le soleil et la détection précoce sont les seules actions susceptibles de faire diminuer les risques, sans gâcher le plaisir.

 

Les UV à l’index

 

De la même manière que l'échelle de Beaufort indique la force du vent, l'index UV exprime l'intensité du rayonnement UV et le risque qu'il représente pour la santé.

Recommandé par les Organisations Mondiales de la Santé et de la Météorologie, l’Index UV est communiqué généralement pour une tranche de 2 à 4 heures autour du midi solaire (14h env., heure française d'été).

La latitude, l'altitude, la date, l'heure, le niveau de la couche d'ozone, les nuages sont les principaux facteurs de variation de l'intensité du rayonnement UV émis par le soleil.

 

 

Enfants : griller n'est pas jouer

 

Avant la puberté, les défenses naturelles de l'organisme ne sont pas totalement opérationnelles.

Protégez particulièrement la peau et les yeux des enfants. Tee shirt, casquette et lunettes de soleil obligatoires !

Les enfants de moins d'un an ne doivent jamais rester en plein soleil. Même à l'ombre d'un parasol, protégez-les en les couvrant de vêtements légers. Les enfants sont plus vulnérables que les adultes face au soleil !

Entre 12 et 16 heures, incitez-les à faire la sieste ou organisez des activités à l'ombre. Pour des raisons de santé, la loi française interdit l'utilisation des appareils de bronzage par les mineurs.

 

El sombrero !

 

Nos présentatrices(teurs) météo, après la grand-messe de 20 heures, accompagnent désormais leurs prévisions en-soleillées d'étranges chiffres et signes cabalistiques : les indices de rayonnement UV. Outre le symbole de la tournée triomphale des plages et des sommets estivaux, il s'agit d'un outil mis au point en 1997 par l’Organisation Mondiale de la Santé. Les paramètres pris en compte dans le calcul de cet indice sont : l'intensité du rayonnement solaire, l'épaisseur de la couche d'ozone, les conditions atmosphériques, le lieu et le moment de la journée. Plus la valeur de l'indice est élevée, plus la probabilité de lésions cutanées est grande.

C'est en fonction de l'Index UV, et naturellement du type de peau, que peut se faire le choix d'une protection appropriée. La Sécurité Solaire (qui ne met pas encore en place des radars sur les plages comme le fait la Sécurité Routière sur les départementales) délivre en tout cas des recommandations simples et faciles à suivre.

Parmi ces recommandations, on ne risque pas de trouver l’usage des UV artificiels, pourtant proposés par de plus en plus d’instituts de beauté, principalement en ville. Les spécialistes - une fois n’est pas coutume - sont même unanimes à les mettre en cause. De l’Organisation Mondiale de la Santé à l’Académie Nationale de Médecine en passant par le syndicat des dermatologues on rappelle le troublant parallèle existant entre l’utilisation croissante des « bancs de bronzage » et l’augmentation des cancers cutanés.

Car les lampes à UV émettent des rayonnements (UVA notamment) particulièrement forts, plus puissants encore que le soleil de midi en plein été. Les personnes qui vont bronzer en cabine sont souvent celles qui s'exposent ensuite au soleil puisqu’elles cherchaient à y préparer leur peau... Résultat : elles reçoivent des doses massives d'UV avec une absolue bonne conscience !

Est-il plus judicieux de « préparer » sa peau en s'exposant aux UV naturels du soleil de printemps ? Boum : pas davantage. Si vous ne l’avez pas fait, bravo ! Vous auriez quand même risqué le coup de soleil cet été, tout en risquant en prime une surdose d’UV.

La seule pratique qui réconcilie à la fois les petits trucs du bon sens populaire et les conseils avisés du corps médical, consiste à y aller très progressivement Et de s'équiper d'un tee-shirt, d'un couvre-chef, de vraies lunettes solaires (verres anti-UV) sans oublier bien sûr, de s’enduire régulièrement de crème solaire.

Vive le soleil et bonnes vacances !

 

Petits soucis et gros problèmes

 

Quand on en abuse, s’exposer au soleil, c’est aussi s’exposer à des ennuis. Voici donc ceux auxquels vous allez désormais pouvoir échapper en toute connaissance de cause.

Le coup de soleil apparaît au-delà d'une certaine dose de rayons UVB reçus par la peau. Il s'agit d'une brûlure de la peau du premier degré.

Les lucites sont des “ allergies solaires “ où l'agent photosensibilisant n'est pas connu.

Le coup de chaleur survient lors d'une trop grande exposition à de fortes température. Il se caractérise par de la fièvre, une peau sèche et chaude, des nausées et vomissements, un pouls fort, une diminution du niveau de conscience (confusion ou évanouissements) voire l’apparition de convulsions.

Les cancers de la peau touchent en France plusieurs dizaines de milliers de personnes chaque année et cette incidence est en constante progression. Il existe deux formes principales de cancers cutanés : les carcinomes - 95% des cas, dont on guérit le plus souvent - et les mélanomes - hyper dangereux.

 

UVA, UVB Kézako ?

 

Dans la famille des rayonnements UV, je demande :

Les UVA. Très présents tout au long de l'année et à toute heure de la journée, les UVA sont d'autant plus dangereux qu'on ne peut s'en protéger efficacement avec de la crème solaire. Ils pénètrent la couche cornée jusqu'au derme et ne sont arrêtés, ni par le verre, ni par le plastique. Attention, danger sérieux. Très sérieux.

Les UVB. Plutôt à l'aise l'été autour de midi, les UVB débordent d'énergie. Ils nous font bronzer, aident nos os à fixer le Calcium mais provoquent les coups de soleil, accélèrent le vieillissement de la peau et s'associent aux UVA pour nous concocter des cancers cutanés. Sous le soleil d'accord, mais pas trop et avec crème.

 

Plus de crème, oui Plus de soleil, non

 

Surtout, attention au faux sentiment de sécurité : les produits de protection solaire ne doivent pas être le prétexte à une exposition plus longue ! Et, s’ils sont majoritairement efficaces, cette efficacité concerne d’abord la prévention des coups de soleil. Pour lutter contre les mélanomes, c'est une autre histoire...

 

Mélanomes, ça craint

 

Ils représentent le cancer cutané le plus dangereux. Chaque année en France, 5 000 à 6 000 cas sont découverts, 1 000 personnes en meurent. L’incidence du mélanome ne cesse de progresser. Il s'agit, soit d'un grain de beauté qui se modifie dans sa forme et sa coloration soit d'une lésion nouvelle, brune ou noire, qui apparaît et s'élargit. Le risque de mélanome est plus fortement influencé par l'exposition au soleil dans l'enfance qu'à l'âge adulte.

 

Informations :


www.e-cancer.fr
www.inpes.sante.fr
www.sante.gouv.fr
www.infosoleil.com
www.arc.asso.fr
www.ligue-cancer.asso.fr
www.syndicatdermatos.org
www.meteo.fr

 

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Commentaires
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par gael boquet (IP:xxx.xx0.181.7) le 12 février 2009 a 12H05
gael boquet (Visiteur)

J’aime beaucoup lire ce genre d’articles en pleine période hivernale, ça donne envie de prendre des vacances, loin, loin, loin ! :-))