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Cellules souches : faire repousser les dents n’est plus un rêve
Cellules souches : faire repousser les dents n'est plus un rêve
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22 décembre 2008 | 10 commentaires
Auteur de l'article
Estelle Vereeck, 26 articles (Dentiste)

Estelle Vereeck

Dentiste
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26
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66
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2

Cellules souches : faire repousser les dents n’est plus un rêve

Cellules souches : faire repousser les dents n'est plus un rêve

Grâce aux progrès de la médecine régénérative, les techniques de bioingénérie permettent aujourd’hui de reconstruire des organes à partir de cellules souches. Même si la repousse complète d’une dent n’est pas encore envisageable, d’autres voies de recherche visant à permettre l’autorégénération d’une dent abîmée viennent de donner des résultats prometteurs.

JPEG - 16.2 ko
Les cellules souches pour regénérer les dents

On croyait jusqu’ici que seules les dents de lait et les dents à l’état de germe possédaient des cellules souches. Des chercheurs ont découvert que la pulpe (encore appelée nerf) d’une dent adulte recèle des cellules souches qui sont endormies, c’est-à-dire inactives.

En réveillant ces cellules aux pouvoirs particuliers, il serait possible de faire repousser la partie de la dent détruite par la carie. Cette technique vient d’être expérimentée avec succès chez le rat produisant ainsi l’autocomblement d’une cavité dentaire. En activant les cellules qui fabriquent la dentine (ou ivoire), charpente de la dent située sous l’émail, on a stimulé les processus d’autorégénération de la dent.

D’après les chercheurs, cette technique pourrait s’appliquer à l’homme d’ici quelques années. Il est probable que ce procédé révolutionne la dentisterie dans un proche avenir.

Ainsi, on ne "plombera" plus les dents avec des matériaux plus ou moins esthétiques et toxiques, en particulier le plombage ou amalgame dentaire, mais on obtiendra un matériau de comblement parfaitement biocompatible car produit par la dent elle-même.

De plus, cette technique, en exploitant au mieux les processus naturels d’autorégénération d’une dent, permettra d’éviter nombre de dévitalisations qui posent à terme des problèmes infectieux (abcès apical).

En savoir plus sur cette nouvelle technique et ses limites : site holodent

Source :

Lacerda-Pinheiro S, Marchadier A, Donãs P, Septier D, Benhamou L,
Kellermann O, Goldberg M, Poliard A. - Laboratoire de Différenciation
Cellulaire, Cellules Souches et Prions, IFR- 2937 CNRS, Villejuif,
France - An In vivo Model for Short-Term Evaluation of the
Implantation Effects of Biomolecules or Stem Cells in the Dental
Pulp. Open Dent J. 2008 ;2:67-72. Epub 2008 Apr 29.

 

Estelle Vereeck, auteur d'ouvrages grand public sur la dentisterie holistique
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Commentaires
8 votes
par zelectron (IP:xxx.xx6.202.174) le 22 décembre 2008 a 11H58
zelectron (Visiteur)

A rapprocher de cette new : Innovation : une pâte qui recolle les os cassés

Nottingham, Angleterre – Un nouveau matériau injectable destiné à recoller les os fêlés ou brisés pourrait bientôt être utilisé.

Cette pâte possède une texture semblable à celle du dentifrice et est injectable dans l’os. Elle peut remplir la zone cassée en moins de 15 minutes, prenant les caractéristiques de l’os normal. Elle pourrait présenter un intérêt particulier dans les cas de tumeurs cancéreuses nécessitant des greffes osseuses, procédures efficaces, mais lourdes, longues et douloureuses.

La solution alternative de la pâte pouvant être directement injectée dans l’os, éviterait une intervention chirurgicale complexe. « L’os injectable » n’endommage pas les tissus environnants. La procédure d’injection nécessite une anesthésie générale, avec radio et scanner pour localiser la zone précise d’injection. Le professeur Shakesheff, directeur de la recherche, explique : « Une fois dans le corps, la pâte prend la force de l’os normal et laisse la place à un nouvel os de grandir ».

Après 3 à 4 mois, la pâte se dégrade, s’élimine dans le sang et les urines, laissant le nouvel os prendre sa place.

« L’os injectable » a reçu le prix des futures innovations médicales. Si les essais cliniques en cours se révèlent fructueux, le produit pourrait faire son apparition aux Etats-Unis et en Angleterre courant 2010.

1 vote
par Dr K (IP:xxx.xx6.87.198) le 22 décembre 2008 a 18H13
Dr K (Visiteur)

Bravo pour cet article très intéressant. Ainsi, demain on saura résoudre le problème des dents dévitalisées source aujourd’hui d’un empoisonnement insidieux de part les pâtes qui y sont insérées : http://dentdevitalisee.romandie.com...

5 votes
par Fadge (IP:xxx.xx1.184.97) le 22 décembre 2008 a 20H50
Fadge (Visiteur)

Ce serait bien d’evoquer le père des cellules souches, a savoir le Docteur André Gernez qui depuis des dizaines d’années est empêché de dévoiler la vérité. On peux éviter la cancer, alzheimer, parkinson, la schlérose en plaque, la myopathie de duchene, les allergies et d’autres encore, mais la maladie rapporte trop d’argent. Il vaud mieux soigner les conséquences, c’est beaucoup plus lucratif.

Pour ouvrir les yeux sur la vérité voir la video "le scandale du siècle" http://www.dailymotion.com/video/x5...

0 vote
par TZ (IP:xxx.xx2.200.23) le 10 novembre 2011 a 21H30
TZ (Visiteur)

Documentaire très intéressant et loin des délires paranoïaques de certains. Merci.

0 vote
par Britschu Janine Alsace (IP:xxx.xx5.91.98) le 10 avril 2016 a 17H20
Britschu Janine Alsace (Visiteur)

tu as raison

3 votes
par zelectron (IP:xxx.xx6.203.169) le 29 décembre 2008 a 13H25
zelectron (Visiteur)

La suite...

http://www.futura-sciences.com/fr/n...

Le 29 décembre 2008 à 09h21

En vidéo : un os artificiel injectable ! Par Jean-Luc Goudet, Futura-Sciences

Une équipe britannique vient de recevoir un prix pour une innovation originale : de la pâte injectable capable de se transformer en tissu osseux. Utilisable pour réparer rapidement une fracture sévère, elle consolide l’os lésé puis se dégrade progressivement.

Kevin Shakesheff, un chercheur en pharmacie de l’université de Nottingham, vient, avec son équipe, de remporter un prix britannique, le Medical Futures Innovation Award, pour une invention qui pourrait faire parler d’elle dans le milieu de la chirurgie. Elle prend la forme d’une pâte et prétend être un os artificiel. Elle serait utilisable dans les cas de lésions osseuses importantes, avec plusieurs fractures ou des morceaux isolés. Les chirurgiens sont alors contraints à une intervention lourde pour immobiliser les parties restantes dans la bonne position.

Il n’y a ensuite pas d’autres solutions que d’attendre que le tissu osseux réinvestisse les zones perdues ou abîmées. Il existe déjà différents ciments pour réparer des lésions osseuses mais leur utilisation est rare, d’autant qu’il faut les chauffer pour les rendre liquides avant l’injection, ce que l’os naturel n’apprécie pas.

Cet os en tube pourrait changer les données du problème... Liquide, ou plutôt pâteuse, lorsqu’elle est injectée, elle est à température ambiante et n’abîme donc pas les tissus. Ce n’est qu’une fois en place qu’elle se solidifie.

Sa structure est alors poreuse, ce qui constitue un gros avantage. Les cellules du tissu osseux en train de se former pourront s’insinuer à l’intérieur. Elles poursuivront leur multiplication tandis que l’os artificiel se dégradera peu à peu, en trois ou quatre mois. L’os naturel prendra ainsi progressivement la place du vrai.

Aussi facile à préparer que de l’amalgame pour soigner une carie. © Medical Futures Innovation Awards, décembre 2008

Plusieurs pistes pour réparer l’os

L’injection doit se faire sous anesthésie générale avec un guidage à l’aide d’images provenant d’un scanner. Il s’agit donc d’une intervention à réserver aux fractures sévères. Ce produit devrait être rapidement commercialisé par l’entreprise Regentec, créée par essaimage de l’université de Nottigham.

Actuellement, d’autres voies sont explorées pour aider à la réparation du tissu osseux. Nicholas Kotov, de l’université du Michigan, vient tout juste d’annoncer la réussite de culture de tissu à partir de cellules souches. En croissance sur une structure tridimensionnelle qui mime l’os naturel, ce tissu parvient à reproduire deux fonctions essentielles de l’os : il produit des globules rouges et des lymphocytes B (des globules blancs du système immunitaire).

2 votes
par Dr K (IP:xxx.xx3.46.226) le 29 décembre 2008 a 18H09
Dr K (Visiteur)

Aussi facile à préparer que l’amalgame pour réparer une carie !

Voilà une remarque peu appropriée quand on sait la toxicité de l’amalgame. Espérons que votre os miracle est moins toxique. Sinon…

2 votes
par zelectron (IP:xxx.xx6.203.169) le 29 décembre 2008 a 16H10
zelectron (Visiteur)

Décidement !

http://www.gizmodo.fr/2008/12/28/de...

Des dents trop lisses pour les bactéries

Utilisant une méthode de polissage employée dans l’industrie des semiconducteurs, un professeur a découvert qu’il est possible de rendre les dents trop lisses pour que les bactéries puissent y adhérer. Réellement.

Le professeur et son étudiant ont montré qu’une “mauvaise” bactérie ne parvenait pas à adhérer à la surface, ce qui est une très bonne nouvelle dans la mesure où c’est précisément ce genre de bactéries qui est responsables de frais dentaires salés.

Les dents polies avec des nanoparticules peuvent encore avoir des bactéries sur leur surface, mais quand c’est le cas il est plus facile de les retirer.

Dommage que cette découverte n’intervienne que maintenant, car le temps qu’ils transposent la technique et que tout le monde puisse en bénéficier, bon nombre d’entre nous seront édentés depuis longtemps. [Science Daily]

2 votes
par Vereeck (IP:xxx.xx3.46.226) le 29 décembre 2008 a 18H25
Vereeck (Visiteur)

Voilà l’exemple même d’une découverte qui paraît intéressante mais se révèle absolument sans intérêt en pratique.

- Il faudrait savoir de quoi on parle exactement : une dent est composée de deux surfaces de nature très différentes : l’émail qu’on peut effectivement rendre lisse et la dentine qui par nature est poreuse et qu’on ne pourra jamais rendre parfaitement lisse quelle que soit la méthode utilisée. Or la dentine, normalement recouverte par la gencive, apparaît au collet dès qu’il y a la plus petite dénudation, c’est à dire chez 99,9% de la population.

- La mise en œuvre de ce polissage est délicat dans la mesure où beaucoup de surfaces dentaires sont inaccessibles, en particulier les faces dites proximales qui délimitent l’espace entre deux dents. Or c’est là, dans ces endroits peu accessibles que les bactéries adhèrent avec prédilection et que les caries se forment. Cherchez l’erreur…

Conclusion : le professeur en question enseigne la physique et la chimie. Il n’est pas dentiste et ça se voit. Sa découverte marche sans doute très bien sur une dent extraite de la cavité buccale. Mettre en œuvre le polissage sur les 32 dents d’un cobaye humain est autre chose !

En attendant la recette miracle pour éviter que les bactéries adhèrent, je vous conseille une solution simple, efficace et pas chère : le fil dentaire

http://www.holodent.com/article-226...

0 vote
par kangywata (IP:xxx.xx8.133.156) le 19 février 2012 a 21H41
kangywata (Visiteur)

Bonsoir, j’ai un appareil dentaire complet sur la gencive supérieure. J’ai revu ma dentiste suite à une infection : les radios n’ont rien détectés. Or, il y a environ une quinzaine de jours mon appareil me faisait mal. Je l’ai enlevé et là : surprise, j’ai vu un morceau blanc dans ma gencive. Mon mari et ma belle soeur m’ont confirmé qu’il s’agit d’un bout de dent : suis-je un requin ou un idiome ? Je précise que ma dentiste m’a extrait toutes les dents du haut, soit 8 au total. Mon infection remonte au mois de novembre, et ma "dent" début du mois de janvier..... merci de m’aider.