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Catastrophe d’AZF : Troubles persistants chez les victimes
Catastrophe d'AZF : Troubles persistants chez les victimes
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20 septembre 2011
Auteur de l'article
Henri de Miebenthal, 476 articles (Kinésithérapeute)

Henri de Miebenthal

Kinésithérapeute
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Catastrophe d’AZF : Troubles persistants chez les victimes

Catastrophe d'AZF : Troubles persistants chez les victimes

Le 21 septembre marque les 10 ans de l’explosion d’un stock de nitrate d’ammonium dans l’usine AZF de Toulouse. Cet accident, le plus grave de l’histoire industrielle française, avait fait 31 morts et 2 500 blessés. Aujourd’hui, et alors que se construit le Cancéropole sur les lieux mêmes du drame, la Caisse primaire d’Assurance-maladie (CPAM) et l’Institut de veille sanitaire (InVS) révèlent des troubles persistants chez les 3 006 volontaires, travailleurs et sauveteurs, qui ont été victimes de l’explosion à des degrés divers. L’impact serait durable sur la santé mentale et sur l’audition, et les spécialistes médicaux préconisent ainsi « des dépistages des déficits auditifs » ainsi qu’ «  une plus grande prise en charge psychologique face aux risques psychiatriques ».

L’InVS et la CPAM n’avaient pas tardé, dans les jours qui ont suivi la catastrophe d’AZF, à mettre en place un suivi afin d’évaluer les conséquences sanitaires de l’accident et la nécessaire prise en charge de la population. Si les résultats définitifs des travaux ne seront pas connus avant 2012, il apparaît d’ores et déjà que « les conséquences sanitaires des rejets toxiques dans l’environnement sont pour l’instant minimes », mais que par contre « les pertes auditives et les répercussions sur la santé mentale des populations, enfants ou adultes, sont importantes ». Plusieurs mois après la catastrophe, le mal-être était déjà patent. Les médecins avaient fait état de cas préoccupants de dépression ou de stress post-traumatique, en constatant des symptômes de type anxieux tels que des cauchemars ou une hyper irritabilité. L’Assurance maladie confirme : « Près de 5 000 personnes ont débuté un traitement psychotrope dans les jours ayant suivi l’explosion alors qu’elles n’en prenaient pas auparavant ».

Et quatre ans plus tard, 14% des personnes suivies étaient encore sous anxiolytiques, et 10% prenaient des antidépresseurs. Et les maux s’éternisent. En 2007, 42% des hommes et 60% des femmes présentaient des syndromes dépressifs. Côté auditif, le bilan est également lourd. Cinq ans après le drame, 31% des hommes et 24% des femmes souffraient d’acouphènes (bourdonnement persistant), et ils étaient respectivement 26% et 35% à souffrir d'hyperacousie (dysfonctionnement de l’audition). Selon le Docteur Valérie Schwoebel, responsable de la cellule interrégionale d’épidémiologie (CIRE) en Midi Pyrénées, « ces problèmes persistent dans le temps. C’est vrai pour les personnes qui avaient été très exposées au moment de l’explosion, mais aussi à un niveau moindre chez les populations plus éloignées ».
 

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