Cannabis : Villepin pour la dépénalisation

La question de la dépénalisation du cannabis, ou du moins de son existence reconnue et contrôlée, est dans les feux de l’actualité. Elle ne concerne pas seulement les plus de 12 millions de français qui ont au moins « tiré sur un joint », mais également les policiers, les dealers, les milieux associatifs et les médecins.
Faut-il légaliser le cannabis ? La question est posée, mais est loin d’être tranchée. Après que le maire de Sevran, l’écologiste Stéphane Gatignon, ait dénoncé « le pouvoir mafieux de la drogue dans les quartiers », dix députés socialistes emmenés par Daniel Vaillant, maire du XVIIIème arrondissement de Paris, ont remis le 15 juin dernier un rapport parlementaire sur une légalisation contrôlée du cannabis, afin de « sortir de l’hypocrisie ». Pour eux, l’affaire est entendue : « La France conserve une des législations les plus répressives d’Europe alors que le niveau de consommation est l’un des plus forts ». Faut-il alors gérer la production et la distribution du cannabis à l’image du contrôle du tabac et de l’alcool afin de résoudre ce problème sanitaire ? Dans plusieurs pays, il est vrai, une tolérance du cannabis a fait baisser sa consommation.
Le « groupe des dix » propose une reconnaissance de l’usage thérapeutique de cette drogue et la création d’une filière nationale. Côté écologiste, c'est d'accord. Côté FN, ça coince. Mais dans les rangs du PS, face aux pro, les positions divergent. Il y a ceux qui sont contre l’idée, comme Manuel Valls ou Ségolène Royal, qui redoutent un « passage à des drogues plus dures ». Il y a les partisans d’un débat, comme Martine Aubry ou Jean-Marc Ayrault. Et, enfin, il y a ceux pour qui « le sujet mérite réflexion » comme François Hollande ou Bruno Le Roux. Et les joints ne font pas seulement tourner les têtes à gauche. A droite, ça plane également. Si Claude Guéant, Nora Berra, Bernard Accoyer, Jean-Pierre Raffarin et Christian Jacob refusent de parler de dépénalisation, Dominique de Villepin, en revanche, semble marcher dans les pas d’Alain Madelin qui fut, en 1999, une des premières personnalités de droite à vouloir desserrer l’étau sur cette drogue douce.
Pour preuve, l’ancien premier Ministre et président de République Solidaire affirme être « contre la pénalisation et pour la dépénalisation ». De Villepin propose ainsi « qu'en contrepartie on choisisse la voie de la contravention. Je ne suis pas sûr que nous soyons mûrs pour une légalisation, même pour une légalisation sous contrôle. Par contre il est temps de décriminaliser l'usage, la consommation de cannabis et de passer à un stade contraventionnel ». Au Royaume-Uni, un classement britannique de la dangerosité des drogues place le cannabis en onzième position sur vint drogues étudiées, la plus nocive étant l’héroïne. L’alcool arrive en cinquième position et le tabac en neuvième.
Pour le Docteur Michel Hautefeuille, praticien hospitalier à Paris, « la potentialité d’atteinte pour la santé du cannabis est à peu près égale à celle du tabac. La différence réside dans la quantité consommée. Un vrai fumeur va fumer un paquet par jour, soit 20 cigarettes, alors que les 12 millions de consommateurs de cannabis ne vont fumer qu’un joint de temps en temps ». Et le médecin est catégorique en affirmant que l’alcool est beaucoup plus dangereux que le cannabis lorsque la consommation se fait dans un cadre récréatif : « L’alcool est un produit hautement toxique qui entraîne une dépendance physique et une dégénérescence musculaire ».
La reproduction totale ou partielle de l'article est strictement interdite sans accord préalable de l'auteur

" Un vrai fumeur va fumer un paquet par jour, soit 20 cigarettes, alors que les 12 millions de consommateurs de cannabis ne vont fumer qu’un joint de temps en temps » un joint de tps en tps, même à quinze euros le gramme, t’en faut deux par mois. Alors que la clope, cinq euro par jour...çà fait cinq fois plus pour le caisses de l’État, même les mal bourrées. où qu’on va les trouver les milliards pour sauver les banques zuniennes ???!
" La France conserve une des législations les plus répressives d’Europe alors que le niveau de consommation est l’un des plus forts ». comment veux tu avec un tel ramassis de freins à l’immobilisme, qu’on avance et sans le joint du samedi soir qui fait rire la crémière beur. répression ou libéralisation, il faut choisir boire ou fumer il faut conduire à pied ! YEP !

QUINZE euros le gramme ?!!! tu t’es fait arnaquer !








