Cannabis : le débat est rallumé !

La question de la dépénalisation de l’usage du cannabis est brusquement remontée à la surface. Et le feu a été mis aux poudres par Cécile Duflot, ministre écologiste du Logement. Bon nombre de responsables politiques ont exprimé leur désaccord sur une éventuelle modification de la législation sur le cannabis, et la droite s’est empressée de saisir l’occasion pour sortir l’artillerie lourde à quelques jours du scrutin. Mais si quelques voix dissidentes au PS ne s’opposent pas au débat, la position de madame Duflot est surtout soutenue par des spécialistes du chanvre. Rien de nouveau : Le monde scientifique et les experts en matière de santé font preuve de davantage de réflexion que les politiques sur la question -ô combien délicate- du cannabis.
Se tenant quelque peu à l’abri de la fumée qui se dégage de ce champ de bataille à J-4 des législatives, l’hebdomadaire Le Point est allé interviewer le docteur Marc Valleur, médecin-chef de l’hôpital Marmottan, où nombre de toxicomanes viennent se faire prendre en charge. Pour ce spécialiste des drogues, il y a matière à relativiser le cannabis : « Cette plante peut donner lieu à une dépendance, elle peut avoir des effets néfastes sur les poumons et c'est un produit cancérigène. Elle peut provoquer des attaques de panique et il existe une corrélation entre sa consommation et certaines formes de troubles psychiques, comme la schizophrénie. Mais ce n'est pas un produit véritablement dangereux contrairement à d’autres drogues ». Le cannabis possède même plusieurs vertus médicales pour les patients atteints de maladies, de douleurs liées à une sclérose en plaque, au sida ou au cancer. L’usage médical de cette plante est ainsi autorisé dans plusieurs pays.
Illustration : Feutre vengeur, AgoraVox.
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Bien voyons, pourquoi sans privé, la mafia est heureuse de cette initiative, moins de risque et payé rubis sur ongles !

quand donc les politiques auront le courage d’accepter que la criminalisation du cannabis est une sombre erreur stupide , quand donc le milieu médical osera dire sans circonvolution "protectrice" que le cannabis est bien moins nocif que l’alcool le tabac, les tranquillisants etc (il n’y a pour ainsi dire pas de phénomène d’addiction, et la panique etc est rarissime en plus le traficotage du produit y est pour beaucoup, même si une information est absolument préférable avant usage, à cause des mix) Par contre, il est sûr son trafic participe à une économie de subsistance dans les quartiers. Avoir laissé s’établir un trafic en fermant les yeux parce que cela évitait de s’occuper de problèmes sociaux dont les politiques sont responsables est tout autant criminel et même davantage que de fumer un joint Rendre au cannabis son statut primitif de plante quelconque aux petits effets récréatifs et/ou thérapeutiques ne pose problème que parce qu’il est terriblement difficile, maintenant, de reprendre rapidement en main le volet social que sa prohibition a contribué à faire perdurer . ce serait bien de le reconnaître.





