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Cancer : Se faire du bien quand tout va mal
Cancer : Se faire du bien quand tout va mal
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14 juin 2012
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iris83, 2 articles (Rédacteur)

iris83

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Cancer : Se faire du bien quand tout va mal

Cancer : Se faire du bien quand tout va mal

Une chanson en boucle, des sms, un appel téléphonique, regarder son film fétiche, une main dans la mienne... Des petits gestes aux grands projets, nous avons tous des trucs pour ne pas penser à sa maladie, pour trouver des ressources et avancer.

Des activités qui m’ont fait du bien

Après mon cancer de la thyroïde, j’aimais faire des promenades au bord de mer, entendre le bruit des vagues, sentir l’odeur de l’iode et des embruns. Les sacs et les ressacs apaisaient mes angoisses.

Après la rupture d’anévrisme, on m’a retiré un morceau de l’estomac. Depuis je digère assez mal. Et je ne supporte plus les repas trop lourd, je dois manger peu à la fois et lentement ; Pourtant je suis toujours un fin gourmet. Alors quand je sens la douleur arriver, une irradiation vers l’épaule gauche, je m’étends une petite demi-heure au calme. J’écoute mon corps. J’aime bien cette impression quand j’observe le monde de l’extérieur. Cela me donne un aperçu de ce que pourrait être la vie sans moi.

Depuis la reconstruction par prothèse, prendre un bain dans une eau à 27/28° me procure un bien intense. Je sens l’eau douce et moelleuse sur mon corps meurtri. Sa fraîcheur me fait un bien fou. J’arrive à faire le vide en ne pensant qu’à ma respiration et en visualisant une grosse bulle de couleur jaune.

Je ne sens plus l’oppression de la prothèse sur ma poitrine.

Lorsque mon corps est douloureux et mon moral au plus bas, le réconfort vient souvent de gestes du quotidien, de ces petites habitudes qui en temps normal, n’ont rien d’exceptionnel ; Écouter de la musique, lire un polar, boire un thé avec une copine, écrire, flâner dans mon jardin…

Rester en contact

Je crois en l’importance du soutien des gens qui m’entoure, des marques d’attention des proches, des amis, je crois en l’amour des êtres qui me sont chers. Des sms, des coups de téléphone sont très important pour garder le contact avec la réalité. J’ai ainsi renoué avec des copines d’enfance que je n’avais plus vues depuis 30 ans. J'ai profité de leur énergie quand je n'en avais plus. J'ai profité de leur courage quand je n'en avais plus.

Garder un contact social permet de s’évader, de verbaliser ses maux.

J’ai toujours eu des messages de réconfort, des petits mots gentils.

Me projeter dans l’avenir

J’ai été longue à réfléchir mais c’est également pour avoir des contacts que j’ai créé ce blog, pour chatter avec des internautes. Besoin narcissique de parler de moi, de mettre des mots sur mes maux. J’ose écrire ce que je n’ai jamais osé dire, j’ose confier aux inconnus ce que je n’ose pas dire à mes proches en me disant qu’ils vont peut-être le lire. Cela peut paraître morbide ou exhibitionniste mais ainsi je vois ma progression. Je prends des photos que j’expose. Je ne me trouve pas symétrique et je n’aime pas ma poitrine sein/prothèse mais je me dis que dans quelques mois tout cela ira mieux.

Du coté professionnel, j’ai un métier qui apporte beaucoup humainement. Être un professionnel de soins et se retrouver atteinte dans son corps est une expérience complexe et troublante. J’ai repris le travail assez tôt à chaque fois parce qu’être dans ce milieu hospitalier m’apporte un réconfort et protection.

Je me suis projetée dans ma carrière en montant les échelons et les grades.

J’ai gravi les gardes avec conviction et détermination.

La maladie m’a aidée à me trouver les ressources pour me battre et à ne jamais baisser les bras.

Iris
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Mots-clés :
Cancer Témoignage