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Cancer et précarité, un mauvais ménage révélé
Cancer et précarité, un mauvais ménage révélé
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4 avril 2012
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Catherine Cerisey , 45 articles (Rédacteur)

Catherine Cerisey

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Cancer et précarité, un mauvais ménage révélé

Cancer et précarité, un mauvais ménage révélé

Tomber malade est un véritable tsunami, mais quand le cancer s’accompagne de difficultés financières, on parle de double peine. Et contrairement à la croyance générale, peu sont épargnés. C’est la ligue qui tire la sonnette d’alarme en rendant public le 1er rapport de l’observatoire sociétal des cancers. Il dresse un portrait édifiant de la situation financière précaire dans laquelle se trouve les malades du cancer. S’inscrivant dans la mesure 30 du plan cancer 2 “vivre pendant et après un cancer”, ce document s’appuie entre autre sur une vaste étude auprès de 1700 personnes (DOPAS) et permet de faire un premier bilan de la réalité du vécu du malade sur le plan social, financier et professionnel. Les conclusions font froid dans le dos.

Nombreux frais à la charge des malades : 

En effet, le 100%, contrairement à ce qu’indique son nom, ne couvre pas certaines dépenses annexes, et elles ne sont pas si anecdotiques que ça ! Certains transports, les dépassements d’honoraires très fréquents, les médicaments considérés comme de confort, les médecines complémentaires type phytothérapie, acupuncture etc … , les psychologues, les soutien-gorges et maillots de bain adaptés au port d’une prothèse et j’en passe… restent à notre charge ou sont très mal remboursés.

Parallèlement l’organisation de la vie quotidienne nécessite souvent des aménagements qui ont un coût important : garde d’enfants, aides aux devoirs ou aux courses, emploi d’une aide ménagère… et là point d’aide supplémentaire.

Baisses de revenus conséquentes : 

La situation au travail n’arrange pas les choses. Les nombreux arrêts maladie, la mise en invalidité entraînent immanquablement des pertes de revenus et ce pour toutes les couches sociales. Selon le rapport de la Ligue seuls 3% des malades réussissent à continuer leur activité professionnelle durant les traitements.

Et lors de la reprise les difficultés ne sont pas terminées : “ refus d’augmentation ou de promotion, écart de rémunération, suppression de primes, perte de responsabilité, voire licenciement “ lit-on dans le rapport.

Quant à l’obtention d’un crédit ou d’une assurance correcte, la convention AERAS (s’Assurer et Emprunter Avec un Risque Aggravé de Santé) sensée nous protéger, est rarement appliquée et pénalisera tout au long de leur vie les étiquetés “cancéreux” notamment les plus jeunes.

L’enquête révèle qu’un malade sur deux aurait changé son mode de vie pour des raisons économiques ! La Ligue ajoute que cette “paupérisation” qui entraîne une dévalorisation, une mésestime de soi importante et des problèmes psychologiques poussent de plus en plus de malades à chercher de l’aide auprès de leurs comités de régions.

Espérons que ce rapport permettra au prochain gouvernement de prendre les mesures nécessaires à l’amélioration de la situation financière des malades du cancer car ce sont des familles entières qui souffrent d’être laissées pour compte et mises au ban de la société.

Et vous avez-vous ressenti une baisse de votre niveau de vie pendant la maladie ?

Catherine Cerisey

SOURCES

  • communiqué de presse de la Ligue
    Illustration : Salles
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Mots-clés :
Cancer Précarité