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Cancer des poumons : il touche aussi les non-fumeurs
Cancer des poumons : il touche aussi les non-fumeurs
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9 octobre 2009
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Association pour la Recherche sur le Cancer , 3 articles (Association)

Association pour la Recherche sur le Cancer

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Cancer des poumons : il touche aussi les non-fumeurs

Cancer des poumons : il touche aussi les non-fumeurs

Si le tabagisme est le plus important des facteurs de risque de cancer du poumon, la maladie touche aussi des non fumeurs. On estime en effet que 15 % des patients atteints d’un cancer pulmonaire n’ont jamais fumé.

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Cancer des poumons : il touche aussi les non-fumeurs

Toutefois, comme un nombre croissant de données l’indique, les cancers pulmonaires des non fumeurs sont fréquemment différents de ceux diagnostiqués chez les fumeurs : les anomalies observées dans les cellules cancéreuses de ces deux catégories de patients ne sont pas les mêmes. En conséquence, les stratégies développées pour traiter les cancers du poumon des fumeurs ne sont pas nécessairement efficaces chez les malades qui n’ont jamais fumé. Pour parvenir à mieux soigner les non fumeurs, il est donc nécessaire de comprendre leur maladie, les facteurs qui l’induisent, les anomalies cellulaires et moléculaires qui la caractérisent…

 
Côté facteur de risque, il est bien établi que le tabagisme passif et l’exposition à la pollution au radon jouent un rôle important dans la survenue des cancers pulmonaires des non fumeurs. L’exposition à l’amiante, à la fumée de bois et aux émanations d’huile de cuisine pourraient également constituer un risque. Cependant, l’ensemble de ces facteurs ne permettent d’expliquer que la moitié des cas de cancers pulmonaires diagnostiqués chez des non fumeurs.
 
Côté traitement, il apparaît d’ores et déjà que certains médicaments de thérapie ciblée sont plus efficaces chez les non fumeurs. C’est notamment le cas des « inhibiteurs de l’EGFR ». Mais une meilleure connaissance des particularités moléculaires des tumeurs se développant chez les personnes qui n’ont jamais fumé pourrait conduire à une amélioration de leur prise en charge. Elle permettrait non seulement de choisir les traitements les mieux adaptés parmi ceux existants, mais aussi de développer de nouvelles molécules thérapeutiques ciblant spécifiquement les tumeurs des non fumeurs.
 
« Clinical Cancer Research » du 15 septembre 2009
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