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Cancer des ovaires : le traitement hormonal substitutif augmente les risques
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1er décembre 2009
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Cancer des ovaires : le traitement hormonal substitutif augmente les risques

Cancer des ovaires : le traitement hormonal substitutif augmente les risques

Selon une étude publiée dans l’hebdomadaire Journal of the American Medical Association, les femmes ayant recours au traitement hormonal substitutif (THS) multiplient les risques d’exposition au cancer du sein mais voient également s’accroître la possibilité d’être victime du cancer des ovaires. Et ce même si le traitement est inférieur à une durée de quatre ans.

Le THS précédemment associé à un risque accru de cancer du sein

En 2002, une étude d’envergure dédiée à la santé des femmes avait été prématurément stoppée lorsque les chercheurs ont découvert que le THS augmentait les risques d’exposition des patients au cancer du sein. L’augmentation des risques fut en effet telle que les expériences ne furent plus moralement acceptables. Dès lors, le THS est tombé en disgrâce dans la lutte contre les symptômes de ménopause et, par une relation de cause à effet, le nombre de cancers a lui aussi baissé dans des proportions correspondantes.

Les études menées à l’époque ont cependant aussi montré que le recours à long terme du THS peuvent exposer les femmes à de plus grands risques de cancer des ovaires, en supposant toutefois que ces risques ne se déclenchent que consécutivement à une utilisation à long terme.

44% de risques en plus de développer un cancer épithélial des ovaires


Dans l’étude actuelle, les chercheurs ont examiné, entre 1995 et 2005, le dossier médical de 909.946 femmes danoises âgées de 50 à 79 ans. Les conclusions du rapport sont nettes : les femmes sous THS courent 38% davantage de risques de développer un cancer des ovaires que les femmes n’ayant jamais recours au THS. Le risque de développer le cancer des ovaires épithélial, la forme la plus répandue de ce cancer, est même de 44% plus élevée. Ce n’est pas tout : les chercheurs annoncent que le THS a été directement responsable d’un cas de cancer des ovaires sur vingt durant la période où ont été effectuées les études. Ces chiffres sont évidemment préoccupants pour les 8.300 femmes danoises actuellement sous THS.

Le rapport actuel n’a pas d’incidence sur les recommandations autour du THS, mais Debbie Saslow, de la American Cancer Society, qui n’est impliquée en rien dans l’étude, recommande pour sa part la plus grande prudence : « les femmes qui sont dans l’obligation de recourir au THS, doivent se limiter à des doses les plus basses possibles et à une durée de traitement le plus court possible. Dans tous les cas il est préférable de ne pas faire appel au THS ».

L’impact est immédiat. De nombreuses femmes cherchant à éviter les symptômes de la ménopause et effrayées par le THS se tournent dorénavant vers des produits aux « hormones bio-identiques » provenant d’ingrédients à base de plantes au détriment des hormones animales. Debbie Saslow, cependant, met également en garde contre ces produits dont la preuve d’innocuité n’a pas été rapportée à ce jour « et qui ne garantissent pas davantage de sûreté par rapport au THS conventionnel ».

L’étude de 2002 est disponible ici et l’étude de 2009 est consultable ici.

Sources : CNN, Natural News, US News

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Cancer Traitement Hormones