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Cancer de la prostate : trop de patients traités ?
Cancer de la prostate : trop de patients traités ?
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24 avril 2013
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Florence B., 33 articles (Rédacteur)

Florence B.

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Cancer de la prostate : trop de patients traités ?

Cancer de la prostate : trop de patients traités ?

Entre 30 et 50% des individus traités pour un cancer de la prostate pourraient bénéficier d’une simple surveillance active. C’est en tout cas le constat fait par certains médecins qui s’inquiètent de l’excès de zèle de leurs confrères. Et qui a comme conséquence d’infliger des traitements lourds et inutiles aux patients concernés.

Les médecins ont-ils le bistouri facile ? C’est la question que soulèvent certains spécialistes de l’urologie. En effet, selon le Pr François Desgrandchamps, chef du service d'urologie à l'hôpital Saint-Louis de Paris, « entre 30% à 50% des cancers de la prostate qui sont diagnostiqués ont des critères de gravité qui justifieraient une simple surveillance ».

Cette tendance à l’excès n’est pas sans risque sur la santé des patients puisque la plupart du temps ces traitements sont lourds. Et les conséquences peuvent être graves.

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En effet, on estime qu’environ 30% des patients souffrent d’impuissance après leur opération chirurgicale et ce chiffre monte même à 80% chez ceux qui ont été soignés au rayon.

Le cancer de la prostate est le plus fréquent chez l’homme de plus de 50 ans. En 2011, plus de 70 000 nouveaux cas ont été enregistrés et 8 700 décès ont été constatés.

Il faut savoir que le dépistage systématique du cancer de la prostate par dosage de l'antigène spécifique prostatique (PSA) ou toucher rectal n’est pas recommandé par la Haute Autorité de Santé, contrairement à celui du sein et du côlon. Néanmoins, les urologues le préconisent. Et c’est pourquoi la Revue du Praticien a mené une étude sur ce sujet.

3 tests au total ?

Parallèlement à cette enquête, des chercheurs américains du Memorial Sloan-Kettering Cancer Center de New York, en collaboration avec des scientifiques de l'Université de Washington (Seattle) et de l'hôpital universitaire suédois Skåne (Malmö) ont démontré que 3 dépistages de PSA sur une vie entière seraient suffisants.

Le premier test devrait intervenir entre 45 et 50 ans. Si celui-ci se révèle satisfaisant (c’est-à-dire inférieur à 1 µg/L), un autre test au début de la cinquantaine et un à 60 ans sont suffisants. Si ce dosage est supérieur à 1 µg/L, un dépistage tous les 4 ans est dans ce cas recommandé.

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