Mon logo CareVox
CareVox par RSS
CareVox sur Facebook
CareVox sur Twitter
Cancer de la prostate et dépistage aléatoire
Cancer de la prostate et dépistage aléatoire
note des lecteurs
date et réactions
30 novembre 2012
Auteur de l'article
Bernard Sudan, 31 articles (Rédacteur)

Bernard Sudan

Rédacteur
note moyenne des lecteurs
nombre d'articles
31
nombre de commentaires
1
nombre de votes
2

Cancer de la prostate et dépistage aléatoire

Cancer de la prostate et dépistage aléatoire

Les médecins et urologues français prescrivent systématiquement la recherche de l'antigène spécifique de la prostate (PSA) chez les hommes âgés de plus cinquante ans pour un dépistage soi-disant plus précoce du cancer de la prostate :

http://sante-medecine.commentcamarche.net/faq/369-taux-de-psa-et-cancer-de-la-prostate

avec cependant une conclusion lucide de la Haute autorité de santé (HSA) :

"La Haute Autorité de Santé (HAS) indique que le dépistage systématique du cancer de la prostate, réalisé par dosage de l'antigène spécifique prostatique (PSA), n'a montré aucun intérêt chez les hommes présentant des facteurs de risque".

De plus, certaines conclusions internationales permettent de montrer qu'il n'est plus nécessaire d'avoir un recours systématique à ce test aléatoire qui ne reflète en rien un futur cancer de la prostate.

Ainsi les conclusions du Conseil médical suisse (Swiss medical board) sont pour le moins claires et précises :

http://www.medical-board.ch/fileadmin/docs/public/mb/MB_-_franzoesisch/medienmitteilungen/2011_11_11_Communique_de_presse_SwissMedicalBoard_RapportPSA.pdf

Quelques extraits convaincants de ce communiqué de presse datant du 11 novembre 2011 :

"S'il est vrai qu'un taux élevé de PSA augmente la probabilité de diagnostiquer un cancer de la prostate, le dosage du PSA chez les hommes sans facteurs de risque reste imprécis ; c'est sur ce constat que reposent les recommandations du Swiss Medical Board. La prostate saine produit, elle aussi, des PSA et des valeurs élevées peuvent également être imputées à d'autres raisons, comme par ex. à une inflammation de la prostate ou à la prise de certains médicaments. Par ailleurs, le test PSA ne permet pas de faire la différence entre des carcinomes nécessitant un traitement et ceux qui n'en nécessitent pas. Il est fréquent que, chez des patients âgés, le cancer de la prostate évolue lentement et subrepticement et n'a guère d'influence sur la qualité et l'espérance de vie. Le dosage du PSA déclenche souvent toute une série d'examens et d'interventions chirurgicales et il n'est pas rare que le patient subisse des effets secondaires et des complications, tels qu'une incontinence durable, une impuissance et des troubles intestinaux. D’ailleurs, les hommes dont le taux de PSA a été déterminé subissent plus souvent des interventions chirurgicales inutiles."

En conclusion, le Conseil médical suisse recommande que ce test PSA ne soit plus remboursé par l'assurance de base suisse ; aussi, comment est-il possible de continuer le remboursement en France de ce test PSA sans fiabilité, ce qui pourrait permettre des économies substantielles à la sécurité sociale ?

Bernard Sudan
Les internautes qui ont lu cet article ont aussi consulté